Histoire du Consulat et de l'Empire faisant suite à l'Histoire de la Révolution Française: Les Sécularisations. IV

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Paulin, 1845
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Page 218 - Eglise gallicane , mais je deviendrais bientôt ] l'objet de la haine publique. Est-ce que le protestantisme est la vieille religion de la France ? Est-ce qu'il est la religion qui, après de longues guerres civiles, après mille combats, l'a définitivement emporté comme plus conforme aux mœurs, au génie de notre nation ? Ne voit-on pas ce qu'il ya de violent à vouloir se mettre à la place d'un peuple, pour lui créer des goûts, des habitudes, des souvenirs même qu'il n'a pas ? Le principal...
Page 548 - Par mes efforts, par votre concours, citoyens sénateurs, par le concours de toutes les autorités , par la confiance et la volonté de cet immense peuple, la liberté, l'égalité , la prospérité de la France seront à l'abri des caprices du sort et de l'incertitude de l'avenir.
Page 205 - L'homme, jeté au milieu de cet univers, sans savoir d'où il vient, où il va, pourquoi il souffre, pourquoi même il existe, quelle récompense ou quelle peine recevront les longues agitations de sa vie ; assiégé des contradictions de ses semblables, qui lui disent, les uns qu'il ya un Dieu, auteur profond et conséquent de toutes choses, les autres qu'il n'y en a pas ; ceux-ci, qu'il ya un bien, un mal, qui doivent servir de règle...
Page 220 - France ou des rois d'Espagne, tenant la balance « entre les souverains catholiques, penchant toujours un « peu vers le plus fort, et se relevant bientôt, si le plus
Page 206 - Quatre-vingt-treize, une commotion passagère a emporté l'antique religion du pays, l'homme, à l'instant même où il avait fait vœu de ne plus rien croire, se dément après quelques jours, et le culte insensé de la déesse Raison, inauguré à côté de l'échafaud, vient prouver que ce vœu était aussi vain qu'il était impie.
Page 208 - Bonaparte, qui avait autant d'esprit que Voltaire, plus de gloire que Frédéric, pouvait seul, par son exemple et ses respects, faire tomber les railleries du dernier siècle. « Sur ce sujet, il ne s'était pas élevé le moindre doute dans sa pensée. Ce double motif de rétablir l'ordre dans l'État et la famille , et de satisfaire au besoin moral des âmes, lui avait inspiré la ferme résolution de remettre la religion catholique sur son ancien pied, sauf les attributions politiques , qu'il...
Page 547 - La vie d'un citoyen est à sa patrie. Le peuple français veut que la mienne tout entière lui soit consacrée... J'obéis à sa volonté... «En me donnant un nouveau gage, un gage permanent de sa confiance , il m'impose le devoir d'étayer le système de ses lois sur des institutions prévoyantes.
Page 400 - Je vous prie de tenir la main à ce qu'on nous débarrasse exactement des vingt et des soixante mauvais membres que nous avons dans les autorités constituées. La volonté de la nation est que l'on n'empêche point le Gouvernement de faire le bien , et que la tête de Méduse ne se montre plus dans nos tribunes ni dans nos assemblées.
Page 400 - La conduite de Sieyès dans cette circonstance prouve parfaitement qu'après avoir concouru à la destruction de toutes les constitutions depuis 1791, il veut encore s'essayer contre celle-ci. Il est bien extraordinaire qu'il n'en sente pas la folie. Il devrait faire brûler un cierge à Notre-Dame pour s'être tiré de là si heureusement et d'une manière si inespérée. Mais plus je vieillis, et plus je m'aperçois que chacun doit remplir son destin.
Page 314 - Voici une autre anecdote que M. Thiers a jugée digne de l'histoire, et qu'il vaut mieux lui laisser raconter. « II y avait dans une des salles du Louvre un globe terrestre, fort grand, fort beau, destiné au premier consul et artistement construit. Un des personnages qui suivaient le premier consul, faisant tourner ce globe et posant la main sur l'Angleterre, dit assez maladroitement que l'Angleterre occupait bien peu de place sur la carte du monde. — Oui, s'écria M. Fox avec vivacité, oui,...

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