Oeuvres de Platon, Volume 6

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Bossange frères, 1831
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Popular passages

Page 318 - Je le demande, quelle ne serait pas la destinée d'un mortel à qui il serait donné de contempler le. beau sans mélange, dans sa pureté et sa simplicité, non plus revêtu de chairs et de couleurs humaines, et de tous ces vains agréments condamnés à périr ; à qui il serait donné de voir face à face sous sa forme unique, la beauté divine!
Page 316 - ... un visage, des mains, rien de corporel; qui n'est pas non plus telle pensée ni telle science particulière; qui ne réside dans aucun être différent d'avec lui-même , comme un animal ou la terre ou le ciel ou toute autre chose; qui est absolument identique et invariable par elle-même ; de laquelle toutes les autres beautés participent, de manière cependant que leur naissance ou leur destruction ne lui apporte ni diminution ni accroissement ni le moin dre changement.
Page 43 - Non, ce discours n'est point vrai ; non, l'ami froid « ne doit pas obtenir la préférence sur l'amant, par « cela seul que l'un est dans son bon sens, et l'autre « en délire. Rien de mieux, s'il était démontré que « le délire fût un mal ; au contraire, les plus grands « biens nous arrivent par un délire inspiré des dieux. « C'est dans le délire que la...
Page 93 - doit être composé comme un être vivant, avoir un corps » qui lui soit propre, une tête et des pieds, un milieu et » des extrémités proportionnées entre elles et avec l'en
Page 328 - Il me faut donc malgré moi m'enfuir bien vite en me bouchant les oreilles pour échapper aux sirènes , si je ne veux pas rester jusqu'à la fin de mes jours assis à la même place auprès de lui. Pour lui seul dans le monde, j'ai éprouvé ce dont on ne me croirait guère capable, de la honte en présence d'un autre homme : or il est le seul devant qui je rougisse.
Page 318 - Et n'est-ce pas seulement en contemplant la beauté éternelle avec le seul organe par lequel elle soit visible, qu'il pourra y enfanter et y produire, non des images de vertus, parce que ce n'est pas à des images qu'il s'attache, mais des vertus réelles et vraies, parce que c'est la vérité seule qu'il aime? Or, c'est à celui qui enfante la véritable vertu et qui la nourrit, qu'il appartient d'être chéri de Dieu ; c'est à lui plus qu'à tout autre homme qu'il appartient d'être immortel.
Page 50 - Idées], aucun de nos poètes ne l'a encore célébré; aucun ne le célébrera jamais dignement. Voici pourtant ce qui en est, car il ne faut pas craindre de publier la vérité, surtout quand on parle sur la vérité : L'essence véritable, sans couleur, sans forme, ne peut être contemplée que par le guide de l'âme, l'intelligence.
Page 56 - ... ce qui se passe en elles. La justice , la sagesse, tout ce qui a du prix pour des âmes, a perdu son éclat dans les images que nous en voyons ici-bas ; embarrassés nous-mêmes par des organes grossiers, c'est avec peine que quelques-uns d'entre nous peuvent, en s'approchant de ces images, reconnaître le modèle qu'elles représentent.
Page 170 - pas possible à l'homme de chercher ni ce qu'il « sait, ni ce qu'il ne sait pas; car il ne cherchera « point ce qu'il sait parce qu'il le sait et que cela n'a « point besoin de recherche, ni ce qu'il ne sait « point par la raison qu'il ne sait pas ce qu'il doit
Page 45 - ... hauts faits des anciens héros, contribue puissamment à l'instruction des races futures. Mais sans cette poétique fureur, quiconque frappe à la porte des Muses, s'imaginant à force d'art se faire poète, reste toujours loin du terme où il aspire...

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