Les historiens de la révolution française: Études critiques sur les Girondins

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de Signy et Dubey, 1848 - 592 pages
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Page 319 - Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment , et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve; qu'il ne peut faire le bonheur des peuples qu'en régnant suivant les lois...
Page 249 - C'est à vous , ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens* d'être condamnée , non pas à une mort honteuse , elle ne l'est que pour les criminels , mais à aller rejoindre votre frère. « Comme lui , innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments.
Page 172 - Dieu leur pardonne, comme je leur pardonne ; j'ai mérité la mort pour l'expiation de mes péchés ; j'ai contribué à la mort d'un innocent, et voilà ma mort ! Mais il était trop bon pour ne pas me pardonner.
Page 440 - Vergniaud, en greffant l'arbre nous l'avons tué; il était trop vieux. Robespierre le coupe. Sera-t-il plus heureux que nous? Non. Ce sol est trop léger pour nourrir les racines de la liberté civique, ce peuple est trop enfant pour manier ses lois sans se blesser ; il reviendra à ses rois, comme l'enfant revient à ses hochets!... Nous nous sommes trompés de temps en naissant et en mourant pour la liberté du monde...
Page 250 - ... une fois. Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe; j'espère que dans sa bonté il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu'il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté.
Page 164 - Corneille ce vers du comte d'Essex, tragédie de Thomas Corneille : Le crime fait la honte, et non pas l'échafaud.
Page 192 - Il frappait en cachant la main ; mais ce combat d'un homme contre un sacerdoce , d'un individu contre une institution, d'une vie contre dix-huit siècles , ne fut pas sans courage.
Page 245 - ... n'ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion , et même le lieu où je suis les exposerait trop , s'ils y entraient une fois. « Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe.
Page 364 - Constitution n'accorde l'inviolabilité qu'au roi ! Qu'ils sachent que la loi y atteindra sans distinction tous les coupables et qu'il n'y sera pas une seule tête convaincue d'être criminelle, qui puisse échapper à son glaive.
Page 519 - Ils l'auront organisé, régularisé par une armée révolutionnaire qui exécutera enfin ce grand mot qu'on doit à la commune de Paris : Plaçons la terreur à l'ordre du jour. Les royalistes veulent du sang, eh bien, ils auront celui des conspirateurs, des Brissot, des Marie-Antoinette ! Ce ne sont plus des vengeances illégales, ce sont des tribunaux extraordinaires qui vont l'opérer.

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