Page images
PDF
EPUB
[blocks in formation]

Clermont, clarus mons. Ce lieu, situé sur une élévation éclairée de tous côtés, se compose de sept fermes réunies dans une enceinte murée et ayant une principale porte d'entrée. Hors de ceite enceinte, ont été construites deux maisons, depuis peu.

[blocks in formation]

Dagny-Lambercy. 456 H. A. de Nampcelle-la-Cour, cant. de Vervins. (Dép., Lambercy, 50 F.)

Dizy (Le Gros). S. 1,490 H.

Le village de Dizy n'était, dans l'origine, qu'une simple ferme, où, vers la fin du 12. siècle, plusieurs particuliers vinrent s'établir, du consentement de Philippe-Auguste et de l'abbaye de Cuissy.

Dohis.S. 581 H.
Dolignon. 217 H.
Sainte-Geneviève.

(Cuiry-lès-Iviers. )

A. de Chery-lès-Rozoy.

190 H.

A. de Vincy-Reuil-et-Magny.

Grandrieux. 224 H. A. de Résigny.

On peut supposer que Grandrieux doit son nom au ruisseau qui le traverse. Dans la Thiérache, le mot rieu désigne encore un ruisseau.

[blocks in formation]

En 1578, lors de l'invasion des Espagnols, Dom Juan d'Autriche fit entrer sur le ter– ritoire de France les troupes qu'il avait sur la frontière du Hainault; elles enlevèrent le fort de Montcornet. (Histoire de Laon, tome 2, page 12.)

Vers la fin du 16.° siècle, un incendie détruisit Montcornet en presque totalité. Le publiciste Bodin, alors procureur du Roi à Laon, vint en personne constater les pertes. Voyez, pour l'incendie survenu en 1775, Statistique, page 106.

[blocks in formation]

(Dép., Grattreux, 19 F.; Petit-Houis, 11 F.; la Planche-á-Serre, 36 F.; Train,

[blocks in formation]
[blocks in formation]

(Dép., Hocquet, 132 F.)

On a découvert à diverses époques, sur le territoire de Vigneux, des pièces de monnaie à l'effigie d'es Empereurs Romains; ce qui porte à croire que le village a une existence très ancienne. La partie Nord de Vigneux est entourée d'un retranchement circulaire élevé d'environ 5 mètres (15 pieds). La Ville-aux-Bois-lès-Dizy. Vincy-Reuil-et-Magny. S. ANA

S.

601 H. 332 H.

(Clermont.)
(Sainte-Geneviève.)

Cette commune a été formée des trois villages ou hameaux suivans: Magny, 20 F.; Reuil, 12 F.; Vincy, 26 F.

[merged small][merged small][ocr errors][merged small][ocr errors][merged small]

Sissonne. C.

Canton de Sissonne,

1,209 H.

(Dép. le Quartier-d'Orléans, 12 F.)

Boncourt. S. 420 H. (Sainte-Preuve.)

Les templiers avaient à Boncourt une maison qui, après la destruction de cet ordre, passa à celle de Malte.

Bucy-lès-Pierrepont.
Chivres-et-Mâchecourt.

( Dép., Mâchecourt, 3o F.)
Coucy-lès-Eppes. S. 440 H.

Courtrizy-et-Fussigny.

S. 718 H.
S.
540 H.

225 H.

(Eppes, canton de Laon. ) A. de Mauregny-en-Haye.

1,497 H.

Fussigny, maison isolée, faisant partie du village de Courtrizy.

Saint-Erme-Outre-et-Ramecourt. S.

Cette commune a été formée de trois villages.

Ebouleau. S. 350 H.

Gizy. S. 471 H.

Goudelancourt-lès-Pierrepont.
Lappion. S. 610 H.

Liesse (Notre-Dame de).

S.

(Goudelancourt-lès-Pierrepont.)

302 H. A. d'Ebouleau.

1,041 H.

Ce bourg doit son origine au pélerinage qui y fut institué vers le milieu du 11.° siècle; depuis, il a été constamment fréquenté par les pélerins, qui y arrivent de diverses contrées en mai, juin et juillet. L'église de Liesse, enrichie des libéralités de nos Rois, fut visitée, en 1538, par François I.er et toute sa famille, lors de la trève conclue entre ce Prince et Charles-Quint.

Dans la chapelle on voit un tableau où sont peints Louis XIII et la Reine Anne d'Au

triche, son épouse, priant pour avoir un fils. Le fond représente la Nativité, et au-dessous du tableau se trouve l'inscription suivante. » Tableau donné par Louis X111, le » 14 octobre 1618, lors de son second pélerinage à Liesse ».

Une déclaration de Louis XIII, du 10 février 1638, met le Royaume de France sous la protection de la Sainte-Vierge, et tous les ans, le 15 août, une procession solennelle a lieu dans toute la France, en commémoration de ce vau.

Le voyage qu'entreprit, sur la fin du mois de mai 1821, S. A. R. Madame la Duchesse de Berri, pour remercier le ciel d'avoir exaucé nos vœux, vient encore d'ajouter à la célébrité du pélerinage de Liesse.

Marchais. S. 526 H.

(Dép., Bailly, 10 F.)

Durant son séjour à Liesse, S. A. R. occupa le château de Marchais, depuis le at mai, jour de son arrivée, jusqu'au 23, jour de son départ.

Voyez, pour ce qui concerne le château de Marchais, Statistique, page 150.
Mauregny-en-Haye. S. 632 H. (Courtrizy-et-Fussigny.)

Missy.

121 H. A. de Pierrepont, canton de Marle. Montaigu. S. 808 H.

Voyez, pour le château de Montaigu, Statistique, page 149.
Nizy. 340 H. A. de La Selve.

215 H.

Sainte-Preuve.

[blocks in formation]

A. de Boncourt.

A. de Monceau-le-Wast, canton de Marle.

Plusieurs de nos Rois tinrent leur Cour plenière à Samoussy. Ce château plaisait singulièrement à Charles-le-Chauve. Il existe des chartes de Charles-le-Simple datées de Samoussy.

[merged small][merged small][merged small][ocr errors][merged small][merged small][merged small]

Cure de première classe.

Soissons, siége épiscopal. X 7,765 H. (Dép., Maupas, 4 F., aujourd'hui maison isolée et ferme, était, en 1788, l'emplacement d'une commanderie de l'ordre de Malte; la Burie et Rivière-de-Crise, 10 F.; Chevreux, 3 F. Ce château fut habité par le Duc de Mayenne, durant son séjour à Soissons; Saint-Paul, 8 F; sur l'emplacement de cette abbaye (Voyez page 174), ont été construites plusieurs maisons; Saint-Médard, 29 F.)

Soissons était la capitale d'un Royaume, à l'époque où César vint mettre le siége devant ses murs; son Roi Divitiac avait régué sur l'Angleterre. (Nostrá etiam memoriá, dit César, de bello gallico, lib. 2.)

Soissons

Soissons fut tout à-la-fois le tombeau de la puissance Romaine et le berceau de la Monarchie Française. Plusieurs grandes batailles ont été livrées sous ses remparts et dans ses plaines. C'est dans celle de Saint-Médard que Pépin, premier Roi de la seconde race, fut élevé sur le pavois, en 752 (4). C'est aussi dans l'abbaye de ce nom que Louis-leDébonnaire fut retenu captif. (Voyez Statistique, page 165.)

Le cadre que nous nous sommes tracé ne nous permet pas de rappeler tous les grands souvenirs qui se rattachent à cette ville antique; nous renvoyons aux Auteurs qui en ont écrit l'histoire.

En 1814, Soissons fut en proie à toutes les horreurs de la guerre. Occupée tour-à-tour par les Français et les troupes alliées, cette ville fut assiégée quatre fois consécutives. Dans le premier siége, après avoir essuyé pendant deux heures le feu le plus vif, elle fut enlevée d'assaut par les Russes aux ordres du général Wintzingerode. Sa défense coûta la vie au général Rusca, qui commandait dans la place. Les Russes ayant ensuite abandonné Soissons, les Français y rentrèrent. Le général de brigade Moreau y fut attaqué par les troupes du général Bulow ; il capitula et lui remit la placé. Elle fut bientôt assiégée, pour la troisième fois, par le Duc de Ragusc. C'est pendant ce siége que fut incendié l'hôtel-de-ville, où se tenait le tribunal de première instance, dont les archives devinrent la proie des flammes (B).

Les troupes alliées, pour aller à la bataille de Craonne, quittèrent de nouveau Soissons, qui fut repris par les Français.

Le 11 mars, après l'échec de Laon, Napoléon y établit son quartier-général. Les troupes qu'en partant il laissa dans Soissons, pour en former la garnison, sous les ordres du chef de bataillon Gérard, furent, peu de jours après, assiégées par les alliés. Ce siége, qui fut le dernier, fut aussi le plus long: il se prolongea jusqu'au 17 avril, jour où la place ouvrit ses portes, après une capitulation honorable. Dans ces circonstances, la ville eut beaucoup à souffrir, non seulement du bombardement, qui endommagea un grand nombre d'édifices publics et de maisons, mais aussi des mesures que commandait la défense de la place. Plusieurs habitations situées hors des murs, des faubourgs entiers furent démolis ou livrés aux flammes, afin d'ôter à l'ennemi tout ce qui pouvait couvrir et favoriser ses attaques. (Voyez Victoires et Conquêtes, et Histoire de Laon.)

Le 13 octobre 1815, Soissons, qui avait déjà été si maltraité par la guerre, fat frappé d'un nouveau désastre, par l'explosion du magasin à poudre. Beaucoup de maisons, plusieurs établissemens publics, furent ou renversés en entier, ou fortement endommagés, tant par la commotion que par les projectiles qui furent lancés au loin. Quarante per

(▲) Pépin, proclamé Roi des Français, du consentement unanime de la Nation, fut élevé sur un bouclier, suivant l'usage, et porté devant l'armée rangée en bataille dans le Champ-de-Mars. Mais le nouveau Roi, non content de cette inauguration ordinaire, voulut que son élévation sur le trône fût consacrée par la religion même. Cette auguste cérémonie se fit à Soissons, daus l'église cathédrale, avec une pompe vraiment royale. Boniface, légat du saint siége et archevêque de Mayence, sacra le nouveau Roi, et lui mit la couronne sur la tête, en présence d'une foule de seigneurs et de prélats, et au milieu des acclamations d'un peuple nombreux.

(8) Nous avons donné les détails de cet événement en parlant des incendies. ( VOYɛz page 83.) 53

1." PARTIE.

[ocr errors][ocr errors]

sonnes au moins périrent par suite de cet événement; un très grand nombre d'habitans furent blessés. Les pertes s'élevèrent à plus de 400,000 francs. Elles furent, en partie, réparées par la munificence du Monarque, qui fit don à la vilie de 100,000 francs.

[blocks in formation]

L'abbé Lebeuf place le lien de la bataille qui s'engagea entre Siagrius et Clovis, dans la plaine qui s'étend de Chavigny à Epagny. (Voyez Statistique, pages 111 et 181.) Ce sentiment diffère peu de celui de Biet, abbé de Saint Léger. Cet écrivain pense que la bataille s'est livrée entre Crécy-au-Mont et Juvigny, en avant et à peu de distance de Nogent. Biet, après avoir fait remarquer l'analogie qui se trouve entre Novigentum (Nogent) et nova gens, conclut que ce terrain aurait été ainsi appelé parce qu'il fat celui où la nouvelle Nation, celle qui fit changer d'état aux Gaulois, prit en quelque sorte possession de ses nouvelles Provinces. (Dissertation sur l'établissement des Francs dans les Gaules, page 244 et suivantes.)

[blocks in formation]

Village situé à peu de distance de Soissons, sur la route de Laon.

La porte d'entrée de la ferme de la perrière, placée à gauche de la route, paraît, d'après une tradition accréditée dans le pays, remonter à une haute antiquité.

Voyez, pour ce qui concerne le palais de Crouy, habité par les Rois de la première race, Statistique, page 145.

Crouy a été, dans les premiers mois de 1814, témoin de plusieurs engagemens entre les Français et les troupes alliées, lors des diverses attaques dirigées contre la ville de Soissons. Cette commune a beaucoup souffert de la longue station des troupes dans le voisinage de cette ville.

[blocks in formation]

( Dép., Vorean, to F. )

Juvigny. S. 3-4 H.

(Bagneux, canton de Vic-sur-Aisne.)

Voyez, au sujet de la colonne milliaire trouvée sur le territoire de Juvigny, Statissique, page 139.

[blocks in formation]

Mercin est désigné dans les anciens titres sous les noms de muro cinctus, murcinctus. Noyant-et-Aconin. 176 H. A. de Belleu.

(Dép., Aconin, 5 F., composé de maisons, moulins et ferme.)

L'abbé Lebeuf place sur la montagne de Noyant la ville principale de la Nation Soissonnaise. (Voyez la Réfutation de cette opinion par Lemoine, Statistique, page 180.)

« PreviousContinue »