Le sentiment religieux en Grèce d'Homère a Eschyle: étudié dans son développement moral et dans son caractère dramatique

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Hachette, 1887 - 452 pages
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Page 224 - La vie et la mort, la veille et le sommeil, la jeunesse et la vieillesse sont la même chose : une alternance répétée transforme chacun de ces états en son contraire *.
Page 334 - Déméter, toi qui as nourri mon âme, fais que je sois digne de tes Mystères. » Là est en effet la source de la plus haute inspiration d'Eschyle. C'est sur l'idée de la double harmonie, cosmique et morale, que les Mystères d'Éleusis avaient pour but de rendre sensible, qu'il construisit les plus grands monuments de son génie tragique. CHAPITRE IV. LES IDÉES RELIGIEUSES SUR LE MONDE DANS ESCHYLE. Le Prométhée d'Eschyle.
Page 260 - Dieu puissant, tu sais la fin dernière de toute chose et tu connais toutes les voies ; tu comptes les feuilles que la terre fait éclore au printemps et les grains de sable que les flots et les vents impétueux font rouler dans la mer et dans le lit des fleuves; tu vois clairement ce qui doit être et quelle en sera la cause '. Est-ce un chant d'une fête païenne ou n'est-ce pas plutôt quelque fragment d'un cantique à Jéhovah?
Page 307 - Bien doux est Dionysos, lorsque, dans les montagnes, après la course des thiases, il se laisse tomber sur le sol. Couvert de la nébride sacrée, avide de boire le sang du bouc et de dévorer sa chair crue, il s'élance dans les montagnes de Phrygie ou de Lydie. Bromios, le premier, crie Évoé.
Page 322 - A toi, souverain ordonnateur, j'apporte cette offrande et cette libation, à toi, Zeus ou Hadès, suivant le nom que tu préfères; accepte ce sacrifice sans feu, ces fruits de toute sorte offerts à pleines corbeilles. C'est toi qui parmi les dieux du ciel tiens dans ta main le sceptre de Zens, et c'est toi aus^i qui dans les enfers partages le trône d'Hadès.
Page 24 - Qui a fermé la mer avec des portes, Quand elle jaillit et s'élança de la vulve *, Quand je lui donnai la nue pour vêtement, Le nuage ténébreux pour langes, Quand je lui traçai des limites, Que je lui posai des battants et des verrous, 1 Sur les fils de Dieu, voir ci-dessus, p.
Page 25 - ... solide Et à donner de la cohésion aux glèbes des champs? Est-ce toi qui chasses pour le lion sa proie, Qui rassasies l'appétit des lionceaux, Quand ils sont couchés dans leurs tanières, Et qu'ils se tiennent en embuscade dans les taillis ? Qui prépares au corbeau sa pâture, Quand ses petits crient vers Dieu Et errent ça et là, chassés par la faim ? Connais-tu le temps où enfantent les chamois du rocher...
Page 223 - le feu vit la mort de la terre et l'air vit la mort du feu, l'eau vit la mort de l'air, la terre vit la mort de l'eau. » La destruction a donc pour effet l'existence ; et de plus, c'est ce qu'il importe tout de suite de remarquer, l'existence soumise à des lois fixes dans son origine, dans son cours et dans sa fin.
Page 224 - Le jour et la nuit, l'hiver et l'été, la guerre et la paix, la satiété et la faim ne se distinguent pas dans leur essence divine.
Page 324 - Quant à l'Hippolyte d'Euripide, il a une teinte si divine que, pour le sentir dignement, il faut pour ainsi dire être initié dans les mystères de la beauté, avoir respiré l'air de la Grèce. Rappelez-vous ce que l'antiquité nous a transmis de plus accompli parmi les images d'une jeunesse héroïque : les Dioscures de Monte-Cavallo, le Méléagre et l'Apollon du Vatican. Le caractère d'Hippolyte occupe dans la poésie à peu près la même place que ces statues dans la sculpture.

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