Les trois règnes de la nature, Volume 2

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Chez H. Nicolle, Giguet et Michaud, 1808 - 309 pages
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Page 241 - II naît, vieillit et meurt sous le chaume indigent : Aux injustes rigueurs dont sa fierté s'indigne, Son malheur patient noblement se résigne. Enfin, quoique son aigre et déchirante voix De sa rauque allégresse importune les bois, Qu'il offense à la fois et les yeux et l'oreille. Que le châtiment seul en marchant le réveille, Qu'il soit hargneux, revêche et désobéissant, A force de malheur l'ane est intéressant.
Page 236 - J'ordonne, il vient à moi; je menace, il me fuit; Je l'appelle, il revient; je fais signe, il me suit; Je m'éloigne, quels pleurs! je reviens, quelle joie; Chasseur sans intérêt, il m'apporte sa proie. Sévère dans la ferme, humain dans la cité...
Page 248 - S'il rencontre un grain d'orge, épargne une fourmi Mais le tigre cruel , dont l'ardeur vagabonde Rôda sans aliment durant la nuit profonde, S'il découvre au matin , du sommet des coteaux , Le daim aux pieds légers , le cerf aux longs...
Page 92 - Si j'en crois le récit des peuples d'Orient, Pour donner un langage à ses douleurs secrètes, Souvent plus d'un captif en fit ses interprètes, Et peignant par leur teinte ou l'espoir ou l'ennui, Les fleurs interrogeaient et répondaient pour lui. Pour rendre leurs contours, leur flexible souplesse. Le marbre même semble emprunter leur mollesse ; Le peintre les chérit ; sous les doigts du brodeur* L'art n'en laisse...
Page 237 - Et lorsqu'à son retour le chien d'Ulysse absent Dans l'excès du plaisir meurt en le caressant , Oubliant Pénélope, Eumée, Ulysse même, Le lecteur voit en lui le héros du poëme.
Page 272 - Dieu, par lequel l'homme peut reconnoître à tout instant l'excellence de son être; car ce n'est pas parce qu'il est le plus parfait , le plus fort ou le plus adroit...
Page 237 - Chasseur sans intérêt, il m'apporte sa proie. Sévère dans la ferme, humain dans la cité II soigne le malheur, conduit la cécité, Et moi, de l'Hélicon malheureux Bélisaire, Peut-être un jour ses yeux guideront ma misère. Est-il hôte plus sûr, ami plus généreux ? Un riche marchandait le chien d'un malheureux ; Cette offre l'affligea : " Dans mon destin funeste Qui m'aimera, dit-il, si mon chien ne me reste...
Page 271 - ... à tous les autres oiseaux; car il est peut-être plus rare de voir deux paires d'aigles dans la même portion de montagne que deux familles de lions dans la même partie de forêt; ils se tiennent assez loin les uns des autres pour que l'espace qu'ils...
Page 90 - Voltaire : C'est toi , divin café , dont l'aimable liqueur, Sans altérer la tête, épanouit le cœur ; Aussi , quand mon palais est émoussé par l'âge , Avec plaisir encor je goûte ton breuvage. Que j'aime à préparer ton nectar précieux! Nul n'usnrpe chez moi ce soin délicieux.
Page 91 - Qui, tour à tour calmant, excitant tes bouillons, Suis d'un œil attentif tes légers tourbillons. Enfin de ta liqueur lentement reposée, Dans le vase fumant la lie est déposée ; Ma coupe, 'ton nectar, le miel américain, Que du suc des roseaux exprima l'Africain, Tout est prêt : du Japon l'émail reçoit tes ondes, Et seul tu réunis les tributs des deux mondes. Viens donc, divin nectar, viens donc, inspire-moi : Je ne veux qu'un désert, mon Antigone, et toi.

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