Cours de littérature faisant suite au Lycée de La Harpe, Volume 2

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Brunot-Labbé, 1826 - 500 pages
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Page 379 - Là pour nous enchanter tout est mis en usage; Tout prend un corps, une âme, un esprit, un visage. Chaque vertu devient une divinité : Minerve est la prudence, et Vénus la beauté. Ce n'est plus la vapeur qui produit le tonnerre...
Page 392 - Le rossignol était sans voix. Triste et mourant, à son aurore, Un jeune malade, à pas lents, Parcourait une fois encore Le bois cher à ses premiers ans : " Bois que j'aime ! adieu... je succombe; Votre deuil me prédit mon sort ; Et dans chaque feuille qui tombe Je vois un présage de mort.
Page 352 - O moment solennel! ce peuple prosterné, Ce temple dont la mousse a couvert les portiques , Ses vieux murs, son jour sombre, et ses vitraux gothiques , Cette lampe d'airain , qui , dans l'antiquité , Symbole du soleil et de l'éternité , Luit devant le Très-Haut...
Page 11 - Il part encor, s'épuise encore en ruses vaines : Mais déjà la terreur court dans toutes ses veines, Chaque bruit est pour lui l'annonce de son sort , Chaque arbre un ennemi, chaque ennemi la mort. Alors , las de traîner sa course vagabonde , De la terre infidèle il s'élance dans l'onde , Et change d'élément sans changer de destin. Avide et réclamant son barbare festin , Bientôt vole après lui, de sueur dégoûtante, Brûlante de fureur et de soif haletante , ' La meute aux cris aigus ,...
Page 291 - Un jour le laboureur, dans ces mêmes sillons Où dorment les débris de tant de bataillons, Heurtant avec le soc leur antique dépouille, Trouvera, plein d'effroi, des dards rongés de rouille, Verra de vieux tombeaux sous ses pas s'écrouler, Et des soldats romains les ossements rouler.
Page 148 - Qui tour à tour calmant, excitant tes bouillons, Suis d'un œil attentif tes légers tourbillons. Enfin, de ta liqueur lentement reposée, Dans le vase fumant la lie est déposée ; Ma coupe, ton nec'tar, le miel américain, Que du suc des roseaux exprima l'Africain, Tout est prêt : du Japon l'émail reçoit tes ondes, Et seul tu réunis les tributs des deux mondes.
Page 35 - Tel est le sort commun. Bientôt les aquilons Des dépouilles des bois vont joncher les vallons De moment en moment la feuille sur la terre En tombant interrompt le rêveur solitaire. Mais ces ruines même ont pour moi des attraits. Là, si mon cœur nourrit quelques profonds regrets...
Page 148 - Et seul tu réunis les tributs des deux mondes. Viens donc, divin nectar, viens donc, inspire-moi. Je ne veux qu'un désert, mon Antigone et toi. A peine j'ai senti ta vapeur odorante, Soudain de ton climat la chaleur pénétrante Réveille tous mes sens; sans trouble, sans chaos, Mes pensers plus nombreux accourent à grands flots.
Page 481 - Faites-la sortir, quoi qu'on die, De votre riche appartement, Où cette ingrate insolemment Attaque votre belle vie.
Page 242 - Du fond du bois, du pied des arbrisseaux, Deux fiers serpents soudain sortent ensemble, Rampent de front, vont à replis égaux ; L'un près de l'autre ils glissent, et sur l'herbe Laissent loin d'eux de tortueux sillons ; Les yeux en feu, lèvent...

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