Etudes sur l'art

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A. Lacroix, 1862 - 336 pages
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Page 129 - De plus, pour arriver à la réalisation de cette dernière question, le congrès a adopté les trois propositions suivantes : 1. Le congrès estime que le principe de la reconnaissance internationale des œuvres artistiques en faveur de leurs auteurs doit prendre place dans la législation de tous les peuples civilisés.
Page 217 - Et la douleur maternelle, at-elle besoin du dogme pour éclater franchement dans l'art? Où l'art pourrait-il trouver une image plus émouvante que cette mère tenant son enfant mort sur ses genoux?... Il ya tous les jours des martyrs qui tombent et des mères qui pleurent, et ces douleurs sont d'autant plus favorables à l'art qu'elles sont plus humaines. Car , si c'est notre semblable qui tombe , il a toute notre pitié; si c'est au contraire un dieu, comme nous ne sommes pour rien dans les conseils...
Page 114 - N'est-ce pas dans l'alliance de l'architecture, de la peinture et de la sculpture que l'art monumental pourrait trouver les éléments d'un style nouveau, qui caractériserait notre époque ? » Vous voyez que cette troisième question rentre dans la première, c'est toujours la même préoccupation : l'expression caractéristique, le style, c'est-à-dire le moyen de sortir de l'impuissance actuelle pour trouver une forme adéquate aux aspirations intellectuelles de l'époque. Aussi cette question,...
Page 266 - Phidias, dont on aperçoit le panache du promontoire de Sunium, appelait les commerçants de tout l'univers dans les ateliers où se créaient les tableaux, les statues, les broderies, les vases, les casques, les cuirasses, dont le prix devait entretenir la richesse et la population de l'Attique. Periclès avait donc fait un bon calcul, eu même temps qu'une belle œuvre, lorsqu'il dépensa, sous la direction supérieure de Phidias, jusqu'à quatre mille talents (vingt-deux millions de francs), trois...
Page 216 - C'est à elle qu'on montre les grands mystères purs et la naissance même du Jour et de la Nuit. Car elle a des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre et une bouche qui est pour ne pas parler.
Page 218 - Renaissance avaient eu des devanciers : dans la société chrétienne, la race nouvelle (germanique) avait apporté un sentiment nouveau : l'expression cherchait à gagner sur la forme, et l'école allemande surtout mettait franchement la beauté morale audessus de la beauté physique. Mais l'élément artistique ne se développait qu'aux dépens de l'élément religieux. Ce qui donne aux anciens tableaux allemands leur valeur, ce n'est pas la forme retenue, typique, byzantine, c'est au contraire...
Page 129 - L'artiste qui a créé un œuvre d'art quelconque a seul le droit d'en autoriser la reproduction, soit par des procédés semblables à ceux qu'il a employés, soit par des procédés différents.
Page 31 - ... Romain (tempérament bilieux). » Les natures et les races idéalistes excellent dans le dessin, les natures et les races sensualistes excellent dans la couleur. Le très-bon critique Louis Pfau, dans ses remarquables Études sur l'Art, si neuves et si pénétrantes, l'observe fort bien : « Raphaël est modeste de couleur ; il ne voudrait pas détruire la clarté de sa ligne ; les Vénitiens, les Espagnols, qui font plus de cas de la couleur, se rapprochent de la nature ; et Rubens enfin, qui...
Page 129 - Pour amener un accord entre les Gouvernements en vue de généraliser la protection de la propriété artistique, le Congrès se réfère à la continuation des efforts que les Gouvernements font dans ce but par voie de négociations.
Page 217 - ... l'humanité a été obligée de retourner au paganisme pour produire la Renaissance, pour retrouver l'art perdu, pour reconstituer le culte du beau, — et vous parlez d'un art religieux, d'un art chrétien? — Comment ! vous citez Michel-Ange et Raphaël ? Vous ne savez donc pas que Dieu le Père, du Florentin, est sorti de la hanche du Jupiter de Phidias, et que c'est la Vénus Génitrix qui a tenu sur les fonts baptismaux la madone du peintre d'Urbino? » Certes ! les maîtres de la Renaissance...

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