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bâtirent des navires avec une célérité capable de faire croire que leurs forêts avaient été tout à coup métamorphosées en galères, LE P. CATROU, dans DESFONT. Le nouvel arrangement des finances demande de la célérité quand ce ne serait qu'en faveur de ceux qui souffrent dans le passage, Lettre sur le nouv. syst. des fin. dans DESFONT. Les expériences montrent combien l'exactitude des arrivées et la célérité de la marche [des bateaux à vapeur] coûtent cher aux compagnies, Compte rendu, Acad. des sciences, t. LI, p. 1073.

HIST. XVI S. Pour la grande promptitude et celerité de laquelle ilz executoient ses mandemens, AMYOT, Rom. 41.

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ETYM. Provenç. celeritat; espagn. celeridad; ital. celerità; de celeritatem, de celer, vite, prompt, qu'on a rattaché au latin cellere, usité seulement en composition, per-cellere, grec xéλλetv, secouer, agiter.

CELESTE (sé-lè-st'; au xvi siècle, d'après Palsgrave, p. 63, on ne prononçait pas l's), adj. || 1° Du ciel. Les espaces célestes. Les globes célestes. || Poétiquement. Les célestes flambeaux, les astres. La voûte céleste, l'espace illimité qui parait sous forme de voûte. | Harmonie céleste, harmonie que quelques philosophes anciens avaient pensé être produite par le mouvement des astres, sans être perceptible à notre oreille. En astrologie, thème ou figure céleste, synonyme d'horoscope. || Bleu céleste, bleu qui est de la couleur du ciel vu par un temps serein. || 2° En considérant le ciel comme séjour des bienheureux, la gloire céleste, les esprits, les puissances célestes. La céleste patrie, le paradis. Le Père céleste, Dieu. 3o Dans les idées païennes, en considérant le ciel comme le séjour des dieux. Les célestes lambris, le palais des dieux. La troupe céleste, les dieux de l'Olympe. Le souverain pouvoir de la troupe céleste, CORN. Hor. IV, 1. 4° Divin, qui vient de Dieu ou, dans les idées païennes, des dieux. Don céleste. Détestables flatteurs, présent le plus funeste, Que puisse | faire aux rois la colère céleste, RAC. Phèd. iv, 6. Objet infortuné des vengeances célestes, Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes, ID. ib. 11, 5. Mais, au milieu de ces célestes douceurs, la justice divine eut son tour, BOSS. Anne de Gonz. Cet enfant l'objet du céleste courroux, VOLT. OEd. IV, 1. Les animaux périr! Car encor les humains! Tous avaient dû tomber sous les célestes armes, LA FONT. Phil. et Bauc. Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits du céleste courroux, ID. Fab. VII, 1. || 5° Fig. Plus qu'humain. Beauté, âme, regard céleste. Et lorsqu'on vient à voir vos célestes appas, MOL. Tart. II, 3. || Terme de musique. Voix céleste, se dit d'un registre de l'orgue qui produit des sons doux et voilés. 6° Sœurs célestes, ou sœurs de l'Annonciade, religieuses d'un ordre qui fut fondé en 1604 et qui professa la règle de Saint-Augustin; elles sont vêtues de blanc, leur scapulaire est bleu et leur manteau de même. | 7° Le céleste empire, nom que les Chinois donnent à leur empire.

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HIST. XI S. Hoi [je] te coman [recommande] au glorieus celeste [Dieu], Ch. de Rol. CLXIV. || XII° s. Lor ames soient en la celeste vie, Roncisv. 154. Deus est celestiex, e sa lei ensement, Th. le mart. 29. Car ki volt à la gloire celestiel partir [avoir part].... ID. 79. Bethsames, cest num espelt [signifie] cité de soleil, e signefie la cité de la celestiel Jerusalem, Rois, 22. XIII s. Paradis est celestiaus, Mès n'est mie à toz conmunaus, Ren. 6773. Dont ge jur Dieu le roi celestre, la Rose, 9052. En esperance d'avoir les biens celestiens, BEAUM. XLIX, 6. || xve s. Sur quoy povons noter estre les plus suppellatifz biens les celestielles choses comme perpetuelles, CH. DE PISAN, Ch. v, 1, 4. Et pour ce, enfans, soyez tous avoyez De rendre loy à Dieu celestieulx, COQUILL. Ball. Paix de Reims. || XVI s. En la celeste et beatifiée Hierusalem, RAB. Garg. 1, 10. Le bleu signifie certainement

le ciel et choses celestes, ID. ib. Toutes creatures tant celestes que terriennes honnorent sa majesté, CALV. Instit. 402. Aussi de ce que nous sommes resuscitez avec Christ, il infere qu'il nous faut cercher les choses celestielles, ID. ib. 400. Or m'ont les dieux celestes et terrestres Tant fait heureux.... MAROT, I, 222. Il se couvre de pretieux habits, arbore un panache d'oiseau celeste avec une enseigne de gros diaments, D'AUB. Hist. 1, 237. Une taye, laquelle est quelquesfois blanche, noire, celeste, cendrée ou livide, PARE, XV, 20.

ETYM. Provenç. espagn. et ital. celeste; de cœlestis, de cœlum (voy. CIEL). On disait aussi dans l'ancien français celestien et celestiel ou celestial. CELESTIN (sé-le-stin), s. m. Ordre religieux institué vers l'an 1254 par Pierre de Moron, depuis

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ETYM. Provenç. cella; espagn. celda; ital. cella; du latin cella, que les étymologistes regardent comme dit pour ced-la, de cedere, aller, se rendre. Le verbe celare, celer, ne rend pas compte des deux l

pape sous le nom de Célestin V. Les célestins suivent grant perte mis, Qu'il perdent leur catels et celles
la règle de St-Benoît avec les constitutions de l'inset pais, Th. le mart. 96. || XVIe s. Or sur le vespre
tituteur. Quoi, dit-elle d'un ton qui fit trembler les chacun sort de sa celle, et s'assemblent tous en un,
vitres, J'aurai pu jusqu'ici brouiller tous les cha- afin d'ouïr leur pere, LANOUE, 534.
pitres, Diviser cordeliers, carmes et célestins, BOIL.
Lutr. 1. || Voilà un plaisant célestin, locution vieillie
qui se disait d'un homme divertissant ou ridicule,
et qui provenait, dit Richelet, d'une certaine rede-
vance dont, à Rouen, les célestins étaient exempts,
à condition qu'un frère célestin marcherait en tête
des charrettes chargées de vin, et sauterait d'un
air gai en passant auprès de la maison du gouver-
neur de la ville. || Omelette à la célestine, omelette
à la manière des célestins, omelette très-épaisse et
succulente. Vieux. || Epinards à la célestiné ou à la
religieuse, épinards qu'on a réchauffés plusieurs
jours de suite et qui sont en effet bien plus savou-

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- ETYM. Cœlestinus, nom propre, dérivé de cœlum, ciel.

CELEUSTE (sé-leu-st'), s. m. Terme de la ma-
rine ancienne. Celui qui donnait les ordres aux
matelots et aux rameurs.

ETYM. Kelevoths. Voy. CELEUSTIQUE.
+ CELEUSTIQUE (sé-leu-sti-k'), s. f. Terme di-
dactique. Art de transmettre les commandements au
moyen d'instruments de musique. || Adj. Qui a rap-
port à cet art.

+ CELLEPORE (sèl-lé-po-r'), s. m. Terme de zoologie. Corail à cellules.

ETYM. Cella, cellule, et porus, pore.

+ CELLERAGE (sè-lé-ra-j'), s. m. Droit seigneu rial sur le vin, lorsqu'il était entré dans le cellier. HIST. XIV S. Rentes appelées les celerages, DU CANGE, celeragium. || xve s. Afin que la dite ville ne puisse estre fraudée de ses droits de criages et celerages, ID. ib.

ETYM. Cellier. +CELLERERIE (sè-lè-re-rie), s. f. Anciennement, office de cellérier dans un monastère.

ETYM. Cellérier; provenç. celararia. CELLÉRIER, IÈRE (sè-lé-rié, riê-r'), s. m. et f. Titre d'office dans les ordres monastiques. Le cellérier. la cellérière, est un religieux, une religieuse, qui a soin des provisions et de la nourriture du couvent. Adj. Le frère cellérier, la sœur cellérière. || Par extension, celui ou celle qui est chargée du même ETYM. KEλEVOTIOs, qui commande, de xe-soin ailleurs que dans un couvent. Quelle pereverv, commander. sonne es-tu? dit-il à ce fantôme. La cellérière du royaume De Satan, reprit-elle; et je porte à manger A ceux qu'enciót la tombe noire. LA FONT. Fabl.

CELIAQUE (sé-lia-k'), adj. Voy. CŒLIAQUE. CELIBAT (sé-li-ba; let ne se lie pas), s. m. Etat d'une personne non mariée. Vivre, demeurer dans le célibat. Garder le célibat. Ils quittaient leurs femmes pour embrasser le célibat, BOSS. Var. 2. Mais l'endroit où notre historien [le protestant Burnet] a épuisé toutes ses adresses et usé, pour ainsi dire, toutes ses plus belles couleurs, est celui du célihat des ecclésiastiques, ID. ib. 7. Du célibat fidèle appui, Je vois avec colère L'amour essuyer aujourd'hui Les larmes de son frère, BERANG. Célib.

HIST. XVI s. On y trouva [en Amérique] une bien expresse image de nos penitenciers, l'usage des mitres, le cœlibat des presbtres, MONT. II, p. 335.

ETYM. Cælibatus ou cælibatus (les deux orthographes se trouvent), de cælebs; mot d'étymologie difficile, pour lequel on a indiqué coe signifiant un et répondant à eka du sanscrit (voy. c-ocles, borgne, qui n'a qu'un ceil), et libere ou lubere; ce qui signifierait: aimant à être un, seul.

CELIBATAIRE (sé-li-ba-tê-r'), s. m. Celui qui vit dans le célibat. Un vieux célibataire. Il se dit aussi en parlant des femmes. Est-elle mariée ou célibataire? Quelques femmes consacrées aux dieux avaient seules le droit de rester sans honte célibataires, SEGUR, Hist. des Gaules. || Adj. Un vieillard sans enfants, riche et célibataire. Il a des goûts célibataires.

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ETYM. Cœlum, ciel, et colere, adorer.
+ CÉLIDOGRAPHIE (sé-li-do-gra-fie), s. f. Terme
d'astronomie. Description des taches de la lune ou
du soleil.

- ETYM. Kris, tache, et ypápELV, décrire.
+ CÉLIDOGRAPHIQUE (sé-li-do-gra-fi-k'), adj.
Qui se rapporte à la célidographie.
+ CELIUS (sé-li-us'), s. m. Une des sept collines
de l'ancienne Rome.

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HIST. XII s. Il prist un pot, si l'a dedens bouté, Mist à sa bouche, en son cors l'a coulé; Le cenelier en a forment pesé, Bat. d'Aleschans, xms. Tu me deis que d'un celier T'en avoit en [on] fet celerier, Ren. 14418. Un mien scelerier qui estoit né de Doulevens, JOINV. 240. || XIV s. Le celerier et le consierge de la court le roi, DU CANGE, cellerarius. | xv s. Entre les autres qui furent decapités, le furent deux moines de Joy en Brie, c'est à savoir le celerier du dit lieu et dam Symon, MONSTR. I, 240.

ETYM. Provenç. cellarier; anc. catal. cellerer; espagn. cillerero; portug. cellareiro; ital. cellerajo; d'une forme cellariarius, de cellarium (voy. CELLIER).

+ CELLICOLE (sèl-li-ko-l'), adi. Terme d'histoire naturelle. Qui habite dans les caves.

ETYM. Cella, celle, cave, et colere, habiter. CELLIER (sè-lié; l'r ne se lie jamais; au pluriel I's se lie: les sè-lié-z et les greniers), s. m. Lieu, au rez-de-chaussée d'une maison, pour serrer le vin et autres provisions. Nous n'avons qu'un cellier et pas de cave.

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HIST. XII s. Et nos avons tel celier en parfont, Raoul de C. 286. Ou de mes gerniers, ou de mes celiers, que vols [que veux-tu] que jo te face? Rois, 369. | xms. N'est sous ciel si orbes [obscur] celiers, Fl. et Bl. 491. Car teiz [telz] a un puis devant son huis, qui n'a pas un tonel de vin en son celier, RUTEB. 259. Nous trouvasmes grant foison de la pourveance le roy, c'est à savoir, les celiers le roy et les deniers et les garniers, JOINv. 210. Il doivent chascuns, chascun an, au roy, six auges pour son celier, à savoir auges de doux piez de lonc, Liv. des mét. 113. Se homme de Paris achate vin en greve, et il le met en son celier, il doit obole de rivage, ib. 301. || XIV s. La dame demourra, moult fu ses coerz [son cœur] irés; Par dedens un chelier s'est ses corps enfremés, Baud. de Seb. VIII, 978. | XV S. Adonc furent traits hors de ces beaux celliers, au dam tous les vins qui là estoient, plus de six mille tonneaux, FROISS. II, II, 168.

ETYM. Bourguig. celey; provenç. celier; catal. celler; espagn. celleiro; ital. celliere, cellaio; de cellarium, garde-manger, office, de cella, loge (voy. CELLE 2).

+ CELLITE (sèl-li-t'), s. m. Nom de frères laïques hospitaliers, dits aussi bongaris ou alexandrins, fondés par un homme de bien nommé Tobie vers l'an 1300, et qui prenaient un soin tout particulier des fous maniaques et des furieux. Leur habit est une tunique noire, une ceinture de cuir, un grand capuce pointu et un manteau de la même étoffe et couleur; ils sont unis à l'ordre des servites..

ETYM. Celle, cellule.

+2. CELLE (sè-l'), s. f. Nom de différentes pièces
des thermes chez les Romains. || Pendant le moyen
+ CELLULAGE (sè-lu-la-j'), s. m. Manière de con-
age, habitation destinée à des personnes de condi-struire, de tenir les cellules dans les prisons mo-
tion servile. || Aujourd'hui, nom de quelques lo- dernes.
calités. La Celle-St-Cloud.

CELLULAIRE (sè-lu-lê-r'), adj || 1° Pourvu de peHIST. XII s. Ne sufferront qu'il soient en si tites loges ou cellules. En anatomie, tissu cellulaire,

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ETYM. Celta, K, hom que les Grecs et à leur suite les Romains donnaient aux Gaulois. CELTIQUE (sèl-ti-k'), adj. Qui appartient aux Celtes. Monuments celtiques. On! la Bretagne antique! | Dans la forêt celtique, Quelque donjon gothique! V. HUGO, Odes, IV, 25. |] Substantivement. Le celtique, la langue celtique.

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ETYM. Celte.

+ CELTOMANIE (sèl-to-ma-nie), s. f. Travers
d'une érudition systématique et incomplète qui a
voulu voir dans la langue celtique l'origine de tou-

ETYM. Mot hypothétique xeλtoμavía, de Kéλ-
Tns, Celte, et manie.

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tissu qui remplit les vides entre les tissus d'une im- | laient les Celtes, anciens peuples qui occupaient la | de Dieu: Je suis celui qui suis. Cette construction
portance plus grande et qui doit son nom à ce qu'on Gaule, le nord de l'Italie, la Grande-Bretagne et n'était pas sans exemple dans l'ancienne langue: Je
y développe artificiellement, par l'insufflation, des l'Irlande. Le celte est une des langues aryennes ne suis pas celui qui veux Paris reprendre D'avoir
cellules ou cavités. On le nomme aujourd'hui tissu (voy. ARYEN); il est aujourd'hui représenté par le manqué si tost à Pegasis de foy, RONSARD, 144.
lamineux. En botanique, tissu cellulaire, tissu celtique moderne, dont les différents dialectes se C'est d'ailleurs une imitation du latin: Sum qui sum.
formé de cellules. Plantes cellulaires, plantes qui parlent dans la Bretagne en France (bas-breton), dans HIST x s. Cel edre [lierre] sost [sous] que cil se-
ne renferment que des cellules de différents genres. le pays de Galles en Angleterre (kimry, cambrien), debat, Fragm. de Valenc. p. 468. Cilg edre fu seche,
Théorie cellulaire, nom de ce fait général, que dans les hautes terres de l'Ecosse (gaélique) et en ib. En cele duretie e en cele encreduliteit, ib. p. 469.
tous les êtres végétaux et animaux dérivent d'élé-Irlande. Celui de Cornouailles (cornique) est éteint. Chi [qui] rex eret [était] à cels dis [jours] sovre pa-
ments anatomiques ayant l'état de cellule. || 2° Terme
giens, Eulalie. La domnizelle celle cose non contre-
de législation. Système cellulaire, système d'après
dist, ib. xI s. E se algons [aucun] meïst main en
lequel les prisonniers sont renfermés dans des cel-
celui qui.... L. de Guill. 1. Cil sont montez qui le
lules séparées. | Terme d'administration. Voiture
message firent, Ch. de Rol. vi. Par cels de France
cellulaire, voiture à compartiments pour transporter
veut-il du tout errer, ib. XI. || XII s. N'i a celui qui de
des condamnés en les isolant les uns des autres.
pitié ne plor, Roncisv. 37. Que si haut don [l'amour]
· ETYM. Cellule.
sait merir [a] Ceus qui servent sans traïr, Couci, 3.
CELLULE (sè-lu-1'), s. f. || 1° Petite chambre d'un
Quant pour vous n'a de moi cure Cele à qui m'avez
religieux ou d'une religieuse. J'ai vu la Marans dans
doné, ib. 4. Onques Tristans, cil qui but le breu-
sa cellule, SEV. 83. Veux-tu jusqu'en ton cœur la
vage, Plus loyaument n'aima sans repentir, b. 19.
sentir vive et forte [la componction], Rentre dans
Et quand l'haleine douce vente Qui vient de cel doux
ta cellule et fermes-en la porte Aux tumultes dutes les langues.
païs, Où cil est qui m'atalente, Dame de Faiele,
monde, à sa vaine rumeur, CORN. Imit. 1, 20.
dans Couci. || xes. Ilec trouverent Guillaume de
Au grand dortoir il couchait d'ordinaire; Là de
Braiecuel et cex qui avoec lui estoient, VILLEH. 138.
cellule il avait à choisir; Heureuse encor, trop CELUI (se-lui), m. sing. CELLE (sè-l'), f. sing. Et quand cil oïrent ce, ID. 59. Cil [je] sui que deman-
heureuse la mère Dont il daignait, au retour de CEUX (se), m. plur. CELLES (sè-l'), f. plur. dez, sachiez le vraiement, Berte, XLVII. Tout droit
la nuit, De sa présence honorer le réduit, GRES- Pron. démonstr. ]] 1° Suivi de la préposition de. à celui temps que je ci vous devis, ib. v. A tous
SET, Vert-Vert, 1. | Petit logement préparé pour Je ne connais d'avarice permise que celle du ceuz qui ces presentes letres verront ou orront,
chaque cardinal durant le conclave. || 2° Par exten- temps. Celles de ma naissance ont horreur des bas- BEAUM. 76. || xv s. Comme celle qui ne savoit à qui
sion, retraite, petit appartement où l'on se confine sesses, CORN. Rodog. III, 6. L'amour est celui de tous ni en quel pays trouver confort ni soutenance,
pour ainsi dire. C'est ma cellule. Il faut embellir sa les dieux qui sait le mieux le chemin du Parnasse, FROISS. I, I, 13. Adonc demanderent à leurs varlets
cellule. 3° Petite chambre dans les prisons mo- RAC. Lett. 6, à M. le Vasseur. J'ai tout réduit à trois s'il y avoit celui qui voulut porter les lettres qu'ils
dernes, où l'on renferme les condamnés pour les stances, et j'ai ôté celle de l'ambition, qui me servira avoient escrites, ID. I, 1, 228. J'en parle comme
isoler les uns des autres. || 4° Par analogie, alvéole peut-être ailleurs, RAC. Lett. 29, à M. le Vasseur. de celui que j'ai connu, en beaucoup de choses
où l'abeille dépose son miel et son couvain. On verra Ceux de Crotone ont perdu contre lui deux batailles, traité avecques lui, COMM. VII, 2. Et se jeta à
qui sait faire avec un suc si doux Des cellules si FÉN. Tél. XI. || 2° Suivi de qui, que, dont. Ceux qui deux genoux devant moi comme celui qui cuidoit
bien bâties, LA FONT. Fab. 1, 21. | 5° Terme de bo- font des heureux sont les vrais conquérants, VOLT. dejà estre mort, I. IV, 7. Je suis celui qui de ci ne
tanique. Nom des cavités où sont logées et comme Lett. à Christian VII. Celui qui met un frein à la fu- partirai, LOUIS XI, 18. || XVIe s. Ceux de Besse, de
enchassées certaines semences. || Terme d'anatomie. reur des flots Sait aussi des méchants arrêter les com- Montsoreau et autres lieux confins, RAB. Garg.
Nom des interstices ou petits vides que présentent plots, RAC. Ath. I, 1. Celui qui fait tout vivre et qui fait, 47. Les hommes de celui temps, D. Pant. I, 1.
ies mailles du tissu spongieux des os longs, l'inté- tout mouvoir, S'il donne l'être à tout, l'a-t-il pu re- Il n'y eut celui qui ne beust vingt cinq ou trente
rieur des sinus et du corps caverneux. En anato- cevoir? L. RAC. Religion, I. Aimer ceux qui vous muids, ID. II, 20. Mais qui est cil ne celle en ces-
mie générale, nom des éléments anatomiques végé-haissent, ceux qui vous persécutent, et les aimer tui monde, En qui douleur par faux rapport n'a-
taux ou animaux, dont les dimensions, généralement lors même qu'ils travaillent avec le plus d'ardeur à bonde? MAROT, 1, 383. Ils estoient proches parents,
égales en tout sens ou à peu près, varient entre cinq vous opprimer, c'est la charité du chrétien, c'est comme ceux qui estoient enfants de deux cousins
millièmes de millimètre et un dixième.
l'esprit de la religion, BOURDAL. Serm. pour la fête germains, AMYOT, Thésée, 8. Celui emportoit le
de St-Etienne. Mes craintes t'offensaient: tu n'étais prix, non qui estoit le plus vist entre les vistes,
pas de celles Qui font jeu de courir à des flammes mais le plus vertueux entre les vertueux, ID. Lyc. 55.
nouvelles, A. CHENIER, 137. || Il n'y a celui, celle C'est celui Philippe qui depuis fit la guerre aux Grecs
qui, c'est-à-dire il n'est personne qui. Il n'y avait ce- pour leur oster leur liberté, in. Pélop. 48. Celui
lui qui ne prévît une prochaine rupture avec la famille aime peu, qui aime à la mesure, LA BOETIE, 441. Que
de Lorge, de l'humeur si connue de M. de Lauzun, celui sorte de la cour qui veut estre pieux, d'aub.
ST-SIMON, 28, 72.
Conf. II, 9. Ceux de Bordeaux maintiennent que la
REM. 1. Celui, celle, ceux, celles ne pouvant verge de St-Martial est celle mesme d'Aaron, în.
être employés qu'avec la préposition de ou les pro-176. Ceux estoient du nombre des peres, desquels
adj. noms relatifs qui, que, dont, il en résulte qu'ils ne l'on a dit que.... CALVIN, Inst. Dédic.
cel-peuvent être suivis d'un adjectif ou d'un participe.
Les construire ainsi est une faute très-commune et
ancienne. Girault-Duvivier en cite cet exemple de Ra-
cine: Je joins à ma lettre celle écrite par le prince;
et celui-ci de Montesquieu : La blessure faite à une

547.

HIST. XVI S. Puis les fit enclore d'une cellule
[cage] de fin cristal de Venise, YVER,
ETYM. Cellula, diminutif de cella (voy. CELLE 2).
† CELLULÉ, ÉE (sè-lu-lé, lée), adj. Terme d'his-
toire naturelle. Qui offre des cellules, qui est divisé
en cellules. S. m. Dans les prisons, celui qui est
mis dans une cellule. || En zoologie, les cellulés, les
polypes enfermés dans des cellules.

ETYM. Cellule.

CELLULEUX, EUSE (sè-lu-leû, lea-z'), Terme de botanique et d'anatomie. Divisé en .ules.

- ÉTYM. Cellule.

+ CELLULIFÈRE (sè-lu-li-fê-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui offre des cellules.

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ETYM. Mot hypothétique celluliferus, de cel-bête et celle faite à un esclave. Il faut mettre en re-sela, celle, cil, cill, cilh, sill, ceux pour le nomiula, cellule, et ferre, porter.

+ CELLULIFORME (sè-lu-li-for-m'), adj. Qui a si le paquet pour votre altesse royale et celui pour vo

La forme de cellule.

gard cette phrase de Voltaire : Nous sommes incertains tre aimable ambassadeur.... Lettr. Prusse, 30. DomerETYM. Mot hypothétique celluliformis, de cel-gue, Solutions grammat. a réuni plusieurs exemples lula, cellule, et forma, forme.

-

+ CELLULITELE (sè-lu-li-tè-l'), adj. Terme de zoologie. Insecte cellulitèle, insecte qui fait des toiles celluleuses.

ETYM. Mot hypothétique cellulitela, de cellula, cellule, et tela, toile.

† CELLULOSE (sè-lu-lô-z'), s. f. Terme de chimie. Príncipe des corps organisés, caractérisé par sa solubilité dans l'acide sulfurique concentré, et son insolubilité dans la potasse caustique.

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ÉTYM. Cellule, et la finale ose que les chi-
mistes ont attribuée à certains principes organiques.
+ CELLULOSITÉ (sè-lu-lô-zi-té), s. f. Terme di-
dactique. Etat celluleux d'un tissu organique.
ETYM. Celluleux.

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ETYM. Picard, cho, chelle, celle, cheule, même sens, cholle, chol, même sens, cheux, ceusses, ceutes, ceux, chelle-lo, celle-là; Saintonge, cheul, cheu, ce, cet, chele, chele, celle, chelés, ceux, celles; provenç. cel, celh, sel, sell, celui, cela, colha, cella, natif pluriel, cels, ceux au régime, celui, selui, selhui, celui; anc. catal. cell, ce, cet, cells, ceux au régime, cella, celle; espagn. aquello; ital. quello, colui, colei. Le vieux français est cil où cel, féminin cele, au nominatif singulier, celui au régime singulier pour les deux genres; cil ou cel, féminin celes, au nominatif pluriel; cils, cels, féminin celes, au régime pluriel; cils ou cels ont donné le mot actuel ceux. Cil ou cel est formé de ecce-ille; celui, de ecce-illius, comme autrui de alterius (voy. IL).

pris à différents écrits de son temps: « Les nombres ordinaux se forment des cardinaux; dans ceux terminés en f, on change f en vième. Le goût de la philosophie n'était pas alors celui dominant. Pline dit que Carès inventa les augures tirés des oiseaux, et qu'Orphée inventa ceux tirés des autres animaux. Je ne puis mieux finir cette lettre qu'en vous faisant part de celle écrite par M. de Buffon à CELUI-CI (se-lui-si), CELUI-LA (se-lui-la), m. cette dame respectable. Elle débite à tout venant sing. CELLE-CI (sè-le-si), CELLE-LA (sè-le-la), les choses les plus futiles et souvent celles les plus f. sing. CEUX-CI (seû-si), CEUX-LA (seû-la), ridicules. » Dans tous ces cas il faut employer le re-m. plur. CELLES-CI (sè-le-si), CELLES-LA (sèlatif qui: celle qui est écrite; celui qui est domi- le-la), f. plur. Pronoms démonstratifs, les mênant; ceux qui sont terminés, etc. || 2. Celui, celle mes que celui avec l'adjonction de ci et là, et peut être suivi d'un adjectif ou d'un participe, quand rentrant dans la règle, exposée à CE, qui perl'adjectif ou le participe appartiennent à une incise, met de mettre ci et là après les mots que ce + CÉLOTOME (sé-lo-to-m'), s. m. Terme de chi-après laquelle vient qui, que, dont. Votre exemple détermine (ce-lui-ci, ce-lui-là, comme ce livre-ci, rurgie. Ancien instrument pour l'opération de la et celui, si généreux, qu'a donné votre lettre. Ma ce livre-là). Ils se rapportent le premier au nom hernie. lettre, et celle, écrite par mon ami, qui vous sera ou à l'objet le plus rapproché, le second au nom remise. 3. Après celui qui, il arrivait souvent, ou à l'objet le plus éloigné. Turenne et Condé dans l'ancien style, que l'on reprenait la phrase commandèrent des arinées l'un contre l'autre; celuiprincipale par il ou elle Autrefois on regardait ceci était plus impétueux, celui-là plus réfléchi. La folie pléonasme comme donr ant force et clarté; aujour- et l'amour jouaient un jour ensemble; Celui-ci n'était d'hui on le regarde corame fautif. Celui qui méprise pas encor privé des yeux, LA FONT. Fabl. XII, 14. + CELSITUDE (sèl-si-tu-d'), s. f. Titre qui, du-le remède, il touche de près à sa chute, Boss. Rech. 2. Vivaient le cygne et l'oison: Celui-là destiné pour rant le moyen âge, s'est donné à différents person-4. Je ne suis pas celui qui vous a fait tort, et non les regards du mattre; Celui-ci pour son goût, D. nages éminents en dignité. ib. 1, 8. Que le sort de tels esprits est hasardeux, et qu'il en paraît dans l'histoire, à qui leur audace à été funeste! mais aussi que ne font-ils pas quand il

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plaît à Dieu de s'en servir! il fut donné à celui-ci [Cromwell] de tromper les peuples et de prévaloir contre les rois, BOSS. Reine d'Anglet. Deux mulets cheminaient, l'un d'avoine chargé, L'autre portant l'argent de la gabelle; Celui-ci glorieux d'une charge şi belle, N'eût voulu pour beaucoup en être soulagé, LA FONT. Fabl. 1, 3. Deux sortes de gens fleurissent dans les cours, et y dominent dans divers temps, les libertins et les hypocrites; ceux-là gaiement, ouvertement; ceux-ci finement, par des artifices, LA BRUY. XVI. Tel est l'avantage ordinaire Qu'ont sur la beauté les talents; Ceux-ci plaisent dans tous les temps; Celle-là n'a qu'un temps pour plaire, voLT. dans GIRAULT-DUVIVIER. Mes lettres se font avec une si véritable affection que, si vous les jugez bien, vous les estimerez davantage que celles que vous me redemandez; celles-là ne partaient que de mon esprit, celles-ci partent de mon coeur; celles-là m'étaient à charge, et celles-ci me soulagent extrêmement; n'est-il pas vrai, madame, que je vous aurais fait grand dépit, si j'avais mis encore cinq ou six fois celles-ci et celles-là et que vous vous seriez étonnée de la nouveauté de ce style? VOIT. Lettr. 45. || Celui-ci s'emploie aussi pour annoncer ce qui va être dit, et celui-là pour rappeler ce qui a été dit. Des deux exemples que j'ai de cette locution, je vous ai dit le premier; celui-là ne vous a pas convenu, celui-ci vous persuadera sans doute. | Celui-ci, celui-là, pris dans un sens distributif et comme l'un et l'autre. La fortune pourtant habite en ces demeures; Je la vois tous les jours entrer chez celuici, Chez celui-là... A FONT. Fabl. vII, 12. || Celui-là, annonçant une proposition qui va suivre. Il n'est enseignement pareil à celui-là, de fuir une tête éventée, LA FONT. Fabl. IX, 8. || Celui-là, celleld, pris absolument et signifiant cette chose, cette action, ce fait, cette assertion, qu'on ne veut pas nommer, mais que la tournure de la phrase fait assez comprendre. Je ne m'attendais pas à celle-là, c'est-à-dire à cette nouvelle, à cette sottise. Vous marier, vous, mon père! Moi-même en propre personne. Je ne m'attendais pas à celui-là, REGNARD, Sérén. 6. Celle-ci, sous-entendu lettre, se met quelquefois en commençant une lettre. Celleci est pour vous assurer.

ETYM. Celui, et ci, là.
CELUI-LA. Voy. CELUI-CI.

sous la cendre, dès le temps que le roi parla à son neveu de ne plus retourner en Espagne, ST-SIMON,

+CEMBRE (san-br'), s. m. Espèce de pin des Al-241, 213. Et tu veux qu'éveillant encore Des feux sous pes et du Dauphiné.

CEMENT (sé-man), s. m. || 1° Matière diverse dont on entoure un corps métallique pour le soumettre à la cémentation. 2o Terme d'anatomie. Substance qui, recouvrant la racine des dents, va en s'amincissant à mesure qu'elle se rapproche de l'émail de la couronne, où elle s'arrête.

ETYM. Camentum, fragment de pierre, moel-
lon; de cædere, tailler, couper.
CEMENTATION (sé-man-ta-sion), s. f. Opération
qui consiste à mettre la pièce cémenter dans une
botte en tôle en l'entourant soit de poussier de
charbon, soit de cuir carbonisé ou de corne, et à
l'exposer à une forte chaleur qui a pour but d'a-
mener la combinaison du mélal avec le charbon.
Acier de cémentation, acier produit en stratifiant
des couches de charbon, mettant des barres de fer
sur ces couches et chauffant à blanc.

ETYM. Cémenter.

CEMENTATOIRE (sé-man-ta-toi-r'), adj. Relatif à
la cémentation. | Cuivre cémentatoire, cuivre qui a
été précipité par le fer d'une dissolution de sulfate
de cuivre.

- ETYM. Cémenter.
CÉMENTÉ, ÉE (sé-man-té, tée), part. passé. Fer
cémenté.

CÉMENTER (sé-man-té), v. a. Soumettre à la cé-
mentation.

ETYM. Cément.

ETYM. Cément.

la cendre couverts, LAMART. Méd. I, 1. 2° La cendre en tant que signe de deuil, de mortification, au propre et au figuré. A ces vains ornemens je préfère la cendre, RAC. Esth. 1, 4. Je l'ai trouvé couvert d'une affreuse poussière, Revêtu de lambeaux, tout pâle; mais son œil Conservait sous la cendre encor le même orgueil, ID. ib. II, 4. Tandis que toute l'Eglise combat sous la cendre et sous le cilice, MASS. Car. Jeunc. Priam, les cheveux souillés de cendres, visage baigné de pleurs, CHATEAUB. Génie, II, 1, 4,

le

Fig. Faire pénitence avec le sac et la cendre ou dans le sac et la cendre, éprouver une vive affliction de ses péchés, des offenses commises contre Dieu.

Fig. C'est pourquoi déguisant les bouillons de mon âme, D'un long habit de cendre enveloppant ma flamme, Je cache mon dessein aux plaisirs adonné, REGNIER, Sat. XIII. || Au plur. Les cendres, cendre des linges de l'autel ou des rameaux bénits dont le prêtre fait une croix au front des fidèles le premier jour de carême. Recevoir, prendre les cendres. Le jour des Cendres, le mercredi des Cendres. Boniface, donnant les cendres à un archevêque de Gênes, les lui jeta au nez, VOLT. Mœurs, 65. || 3° Reste, débris d'une chose qui a été consumée par le feu ou par ce qui est comparé au feu. De son vain orgueil les cendres rallumées Poussent déjà dans l'air de nouvelles fumées, CORN. M. de Pomp. I, 2. Une autre Rome sort des cendres de la première, BOSS. Hist. I, 1. Votre Ilion encor peut sortir de sa + CEMENTEUX, EUSE (sé-man-teû, teû-z'), adj. cendre, RAC. Andr. 1, 4. Les vices des grands reQui a les caractères du cément. naissent de leurs cendres, MASS. Pet. Car. Vices. L'Etat renait pour ainsi dire de sa cendre, J. J. ROUSS. CENACLE (sé-na-kl'), s. m. || 10 Dans les Ecritures, Contr. 11, 8. | 4° Reste des morts (locution provenant salle à manger, et, plus particulièrement, la salle de l'usage des anciens de brûler les cadavres) et, où Jésus-Christ institua l'Eucharistie après y avoir figurément, leur mémoire. Et qu'ont fait tant d'ausoupé avec ses apôtres. Comme il descendit autre- teurs pour remuer leur cendre? BOIL. Sat. IX. Ah! fois dans le cénacle, MASS. Car. Conf. Ce souffle ranimez les cendres de nos pères, MASS. Car. Temébranla le cénacie et consterna les disciples, ID. ples. Gémissez sur les cendres de l'époux qui vous a Panég. S. Franc. | La Cène de Léonard de Vinci été enlevé, ID. Or. fun. Villars. On craint que de [tableau très-célèbre] est nommée quelquefois le Cé- la sœur les flammes téméraires Ne raniment un jour nacle. || 2° Par extension, réunion d'hommes de let-la cendre de ses frères, RAC. Phèd. II, 1. J'ai donné tres, d'artistes, etc.,. qui se voient souvent et sont ac- comme toi des larmes à sa cendre, VOLT. Alz. 1, 4. cusés de s'admirer mutuellement. Est-il besoin de Que j'unisse ta cendre à celle de ton père, A. CHEN. dire que dans son cénacle Joseph [Delorme] n'a p. 41. Nous respectons les cendres de nos ancêtres, introduit que quelques poetes.... unis entre eux par parce qu'une voix nous dit que tout n'est pas éteint des rapports intimes d'amitié et de voisinage? STEen eux, CHATEAUB. Génie, 1, VI, 3. Aime une ombre BEUVE, note à la fin de la tre éd. des Poésies et pen- comme ombre, et de cendres éteintes Eteins le sées de Joseph Delorme. souvenir, MALH. VI, 17. C'est ainsi que la justice divine, justement irritée de notre orgueil, le pousse jusqu'au néant, et que, pour égaler à jamais les conditions, elle ne fait de nous tous qu'une même cendre, BOSS. Duch. d'Orl. Ces veuves qui s'ensevelissent, pour ainsi dire, elles-mêmes dans le tombeau de leurs époux, y enterrent tout amour humain avec ces cendres chéries, ID. Anne de Gonz. Les morts du sein de l'ombre avec terreur s'élancent Pâles, et secouant la cendre des tombeaux, GILBERT, Jug. dernier. Nous avons cru devoir rendre ce témoignage aux vertus d'un sage dont l'envie n'a point respecté les cendres, CONDORCET, Malouin. Il a dit à la mortelle: Vite! éblouis ton amant; Avant de mourir, sois belle; Sois un instant étincelle, Puis cendre éternellement, v. HUGO, Voix inter. xv. Il ne faut pas remuer ou troubler les cendres des morts, il ne faut pas dire du mal de ceux qui ne sont plus. 5° En chimie et dans les arts, certains résidus de la combustion. | Cendre bleue, oxyde de cuivre pré+C'EN DESSUS DESSOUS (san-de-su-de-sou), loc. cipité de la dissolution du sulfate de ce métal par la adv. Véritable forme de ce qu'on écrit aujourd'hui chaux. | Cendre verte, couleur que les peintres emsens dessus dessous (Voy. SENS DESSUS DESSOUS, où ploient dans les paysages (variété terreuse de carl'historique démontrera la vraie signification et or-bonate de cuivre). ] Cendre gravelée, proprement la thographe).

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CÈNE).

ETYM. Conaculum, de coenare, souper (voy.

+CENCHRE (san-kr'), s. m. Terme de botanique. Nom d'une graminée (cenchrus).

ΕΤΥΜ. Κέγχρος.

† CENCHRITE (san-kri-t'), s. m. Terme de minéralogie. Diamant gros comme un pois.

chre.

ETYM. Keyypitns, de xéyxpos, grain du cen

† CENDAL (san-dal), s. m. Sorte d'étoffe de soie, dont on se servait dans le moyen âge.

-REM. 1. Celui-là, celui-ci, disent certains grammairiens, ne peuvent être suivis du pronom relatif, et celui-ci qui disait, celui-là qui chantait ne valent rien. Cette assertion doit être restreinte; celui-ci, celui-là étant déjà déterminés par l'adjonction des particules ci et là, ne permettent pas qu'on les détermine de nouveau par une phrase conjonctive; ainsi on ne dira pas: ceux-là qui aiment Dieu gardent ses commandements. Mais si cette phrase conjonctive est non pas déterminative, mais simplement explicative, rien ne s'oppose à ce qu'on la reçoive, par exemple: Turenne et Condé.... celui-là, qui fut tué d'un coup de canon, fut enseveli dans son triomphe; celui-ci, qui finit sa vie dans son lit, jouit longtemps de l'éclat de sa renommée. Avec c'est, c'était, celui-ci, celui-là admettent sans contestation après eux le pronom conjonctif: c'est celui-là qui m'a volé; c'est celui-ci qu'il faut arrêter. || 2. Celui-là prend aussi après lui le pronom conjonctif, quand il y a quelques mots entre lui et le conjonctif. Celui-là est deux fois grand, qui, ayant toutes les perfections, n'a pas de langue pour, en parler. Ames de bronze, humains, celui-là fut sans doute Armé de diamant, qui tenta cette route, Et le premier osa l'abîme défier, LA FONT. Fabl. VII, 12. Celui-là peut bien faire, qui ne nous aigrit plus par une grande fortune, LA BRUY. XII. || 3. Autrefois celui-là, celui-ci prenaient après eux le pronom conjonctif comme celui le prend. Mais qu'il soit une amour si forte Que celle-là que je vous porte, Cela ne se peut nullement, MALHERBE, dans GIRAULT-DUVIVIER.... Le feu qui brûla Gomorrhe Ne fut jamais si véhément Que celui-là qui me dévore, VOITURE, b. Notre galant vous lorgne une fillette, De celleslà que je viens d'exprimer, LA FONT. dans le Dict.

de DOCHEZ.

-

HIST. XVI s. Et vraiement celui-là disoit bien, qui appeloit l'agriculture la mere et la nourrice de tous les autres arts, LA BOETIE, 147. Celle-là qui estoit en mal d'enfant et qui se tourmentoit, ID. 305. Ce souverain bien academique et peripatetique, qui est vivre selon icelle [nature], devient difficile à borner et exprimer; et celuy des stoïciens, voisin à celui-là, qui est consentir à nature, MONT. IV, 305. Certes ceulx-ci [ces vers] ont je ne sçay quoy de plus vif et de plus bouillant, comme il les fait en sa plus verte jeunesse et eschauffé d'une belle et noble ardeur, ID. I, 222.

HIST. XIII s. Se il eust fait ses atours de bon cendal enforcié de ses armes, JOINV. 194. || Xve s. Quand le roi de France fut retrait en son logis et en [on] ot tendu son pavillon de cendal, FROISSART, II,

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CENDRE (san-dr'), s. f. || 1° Poudre qui reste après la combustion du bois et autres matières. Cendre chaude. Faire cuire sous la cendre, dans les cendres. Lessive de cendres, lessive faite avec des cendres. Mettre en cendre, réduire en cendre, brûler. Leurs trônes mis en cendres, CORN. M. de Pomp. 1, 1. Brûlez votre recueil et faites-en des cendres, LA FONT. On ne s'avise. Cet édifice est réduit en cendres, Boss. Hist. II, 8. Dussé-je après dix ans voir mon palais en cendre! RAC. Andr. I, 4. Brûlez le capitole et mettez Rome en cendre, ID. Mithr. 1, 1. Une ville qui sera mise en cendres comme Troie, FEN. Tél. x. La cendre qui couvre le feu, au propre et au figuré. e feu couve sous la cendre. Il ne peut.... que se mettre au visage Sur le feu de sa honte une cendre d'ennui, MALH. 1, 4. Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre, CORN. Rod. II, 4. Tout cela se préparait et se cuisait

cendre des vrilles de la vigne, ou la cendre du sarment; et par extension et plus particulièrement, le produit de l'incinération du tartre brut-ou lie de vin desséchée. || Cendres du Levant, espèce de soude. || 6° Cendre de plomb, le plomb de chasse le plus menu; on dit plutôt cendrée. 7° Cendre rouge, variété terreuse de lignite brûlé. | Cendre noire, variété terreuse de lignite à l'état naturel. | Proverbe. Il faudrait les brûler pour en avoir de la cendre, se dit, pour exprimer la rareté des bons ménages de deux époux excellents l'un pour l'autre.

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HIST. XII S. Je ne pris [prise] pas plein poing de cendre Ta menace ne ton orgueil, la Charrette, 799. E vestirent eaus [eux] de haires, e mistrent cendres sor lor chef, Machab. 1, 3. D'ire [il] devint vermeilz plus que carbuns sur cendre, Th. le mart. 44. | XIII s. A l'entrée de quaresme, après ce que on prent cendres. VILLEH. VI. Por cel pais qu'il voloit prendre Et les cités livrer à cendre, Fl.

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68. De toute teinture fors de graine en charrete un
denier; neis [mème] se il i a cendre clavelée qui
appartient à teinture.... Liv. des mét. 284. Encor te
veuil assez aprendre De mesler tainture avec cendre,
Ren. 12040. Bien le doit-on ardoir en cendre, ib.
9647. || XVI s. Abattant boys, bruslant les grosses
souches pour la vente des cendres, RAB. Pant. II, 2.
Elle se resoult en pouldre comme feroit de la chaux
vive ou de la cendre, qui la fouleroit, AMYOT, Sertor.
23. Mieulx vault la cendre divine Que du monde
la farine, LE ROUX DE LINCY, Proverbes, t. I, p. 6.
S'il ne s'en trouve après une exacte et diligente re-
cherche, il faudra executer sur toutes sortes de
meubles jusques aux cendres du feu, avant qu'en
venir aux immeubles, Nouveau coustumier génér.
t. II, p. 1094.

-ÉTYM. Picard, chaine; bourguig. carre; provenç.
cenre, cendre, cene; catal. cendra; ital. cenere; du
latin cinerem, le même que le grec xóvic.
CENDRÉ, ÉE (san-dré, drée), adj. || 1° De cou-
leur de cendre. Gris cendré. Les peuples étaient de
couleur cendrée au septentrion, VOLT. Moeurs,
144. Les sourcils sont plus châtains et les cheveux
plus cendrés, J. J. ROUSS. Hél. u, 25. || 2° Terme
de fonderie. Mêlé avec les cendres. || 3° Terme d'as-
tronomie. Lumière cendrée, lumière faible qui
nous permet d'apercevoir les parties de la lune qui
ne sont pas actuellement éclairées par le soleil. Cet
effet est surtout sensible trois jours après la nou-
velle lune; il est attribué par les uns à une qualité
phosphorescente du globe lunaire, par les autres,
avec plus de vraisemblance, à la lumière réfléchie
de notre globe sur la lune.

HIST. XVI s. De couleur cendrée ou livide,
PARĚ, V, 24.

ETYM. Cendrer.
CENDRÉE (san-drée), s. f. || 1° Ecume de plomb.
|| 2o Le menu plomb de chasse. Charger un fusil
de cendrée pour tirer aux petits oiseaux. || 3° Cen-
drée de Tournay, poussière de houille et de chaux
que l'on emploie comme ciment hydraulique.

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HIST. XIII S. Cil a bouté en la cendrée [les cendres du foyer], Qi tous jours sert sans atendre loier, Anc. poësies franç. dans LACURNE. || XVI Ss. Ils rendoyent le venus [argent] en lune [plomb], voire à tenir jusqu'à l'essay de la copelle ou cendrée, TAHUREAU, Dialogues, p. 140, dans LACURNE.

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ETYM. Cendre.

+ CENDRER (san-dré), v. a. Donner une couleur de cendre. || Mêler de la cendre avec quelque chose. ETYM. Cendre.

CENDREUX, EUSE (san-dreû, dreû-z'), adj. 1° Souillé de cendre. Un habit tout cendreux. Une table toute cendreuse. || 2° Fer cendreux, fer que le poli qu'on lui donne ne rend pas plus clair et auquel il demeure des taches couleur de cendre. 3° Terme de gravure. Planche dont le métal n'est pas pur.

HIST. XVI S. Il commande à ses gens qu'ils amassent grande quantité de ceste terre legere et cendreuse, AMYOT, Sertor. 24. Au chat cendreux jamais ne tombe rien en gueule, COTGRAVE.

ÉTYM. Berry, cendroux; provenç. cendros, cenros; ital. ceneroso; du latin cinerosus, de cinis (voy. CENDRE).

CENDRIER (san-dri-é), s. m. || 1o La partie du fourneau qui est au-dessous de la grille ou du foyer, et où tombent les cendres. || 2° Vase dans lequel on met les cendres ou de la cendre.

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ETYM. Cendre.

CENE (sê-n'), s. f. || 1o Le souper que Jésus-Christ fit avec les apôtres la veille de sa passion. Le jour de la cène Jésus-Christ lava les pieds à ses apôtres. Tableau qui représente la Cène de Jésus-Christ. La Cène de Léonard de Vinci. || 2° La cérémonie où des princes, le pape, des prélats, des supérieurs de communautés servent les pauvres après leur avoir lavé les pieds, en mémoire de la cène de JésusChrist. Les Lorrains ne se trouvaient jamais à l'adoration de la croix ni à la cène, à cause de la dispute de la préséance avec les ducs, ST-SIM. 27, 59. || 3° La communion, et spécialement la communion sous les deux espèces, comme la font les protestants. Ce n'est pas faire la cène que d'en recevoir les signes, BOSS. Déf. comm. Ils firent la cène avec Luther en signe de paix, ID. Var. 4.

- ΕΤΥΜ. Κενοτάφιον, de κενός, vide, et τάφος, tombeau.

CENS (san; quelques-uns font sentir l's et disent sans'), s. m. 1° Dénombrement des citoyens romains et évaluation de leur fortune qui se faisaient tous les cinq ans par les censeurs. Faire le cens. Porter au rôle du cens. Le cens donna deux cent mille citoyens. || 2° Terme de jurisprudence féodale. Redevance que le possesseur d'une terre payait au seigneur. Donner à cens. Les Vaudois prirent à cens les héritages des environs, VOLT. Mours, 138. || Fig. Abandonner la terre pour le cens, renoncer à un bien qui coûte plus qu'il ne rapporte. || 3o Dans l'ancienne Rome, quotité d'imposition payée par un citoyen. Qui paye le cens des chevaliers. || 4o Quotité d'imposition, de:evenu, de propriété ou de loyer, nécessaire pour être électeur ou éligible. Le cens électoral. Le cens d'éligibilité.

-HIST. XI s. Cil qui custivent la terre, ne deit l'um travailer [tourmenter], se de lour droite cense non, Lois de Guill. 33. || XIII s. Cil qui de tel uzage ne li rendoient cens ne rente ne redevances, BEAUM. XXIV, 6. C'est à savoir se li contens [contestation] fu de droit cens, ID. XXIV, 9. Une autre maniere de rente y a c'on apele sorcens ou cens costier, et de tix manieres de cens a il moult es bones viles, ID. XXIV, 20. Noz apelons vilenage, heritage qui est HIST. XII S. He Dex, ce dist li rois, qui gous- tenus de segneur à cens ou à rente ou à champart, tas à la caine, Saxons, xxx. || XIe s. Quant passée ID. XIV, 7. || xv° s. Et qu'il [Ferdinand, roi de Naert la quarantaine Et vendra le jor de la caine, RU- ples] payeroit cinquante mille ducats "an de cens, TEB. II, 138. Lemont Syon où Dieux conversa char- COMM. VIII, 12. || XVI s. Le seigneur n'est exclus du neulment et fist la cene, Psautier, fo 95. Vos de- retrait (droit de rachat] pour avoir reçu les cens, vez croire que nostres sires vint en terre por sauver rentes ou autres redevances annuelles [mais seulelou pueple, et que il sist à la cienne, Merlin, fo 53, ment par les droits seigneuriaux de mutation], LOYverso. XIV s. Chiés un hermite vinrent le soir ou SEL, 466. Le cens n'est requerable, ains rendable et [au] bois d'Ardene; Li sains hons fist bon feu, mais portable, ID. 534. Cens sur cens n'a point de lieu [qui tient à cens ne peut bailler à cens, ce qui fepoure fut la cene [le repas], Girart de Ross. 1999. ETYM. Bourguig. faire la caine, souper; pro-rait deux seigneurs censiers], ID. 533. Terres tenues venc. espagn. et ital. cena; portug. cea; du latin à champart, terrage, vinage, gros cens [ou croit de coena et aussi cena qu'on trouve dans un très-ancien cens, contre-cens, surcens, par opposition à chefmanuscrit de Plaute. cens ou cens primitif], ou rente originaire et directe, tenant lieu de chef-cens, doivent lods et ventes au seigneur desdits champart, terrage, etc. ID. 646.

+CENELLE (se-nè-l'), s. f. Fruit de l'aubépine. | Fruit du houx.

HIST. XIII s. Framboises, freses et ceneles, ETYM. Latin census; provenç. ces, ses; catal. la Rose, 8416. Il nel [ne le] prise [estime] or une cenele, Ren. 11066. | XVI S. Le suc de senellescens ; espagn. et ital. censo. vertes delayé en oxycrat est un remede singulier, PARÉ, XXI, 18.

ETYM. Norm. chenelle; bourg. cinelle; par contraction de coccinella (voy. COCHENILLE), forme dérivée du latin coccum, kermès : fruit ainsi nommé à cause de sa couleur rouge.

+ CÉNESTHESIE (sé-nè-sté-zie), s. f. Terme de physiologie. L'espèce de sentiment vague que nous avons de notre être, indépendamment du concours des sens.

+CENSAL (san-sal), s. m. Nom des courtiers dans le Levant.

CENSE (san-s'), s. f. Nom qu'on donne aux métairies, dans certaines parties de la France et de la Belgique. Le roi à la tête de son armée couvrait Monsieur, qui assiégait Bouchain, et s'avança jusqu'à la cense d'Hurtebise, ST-SIM. 112, 218.

HIST. XV S. Comme d'avoir bruslé. maintz beaulx villages et maintes belles censes, COMM. V, 14. Et descendit le roy en une cense ou metairie, ETYM. Koivòs, commun, et aïobnot;, sensa-ID. VIII, 6.|| XVIe s. Un petit village ou plustost cense, tion (voy. ESTHÉTIQUE). appellée la Catelle, M. DU BELLAY, 387.

+ CENISME (sè-ni-sm'), s. m. Terme de grammaire grecque. Mélange des dialectes dans un même écrit.

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- ETYM. Kowioμòs, de xoivičev, rendre commun, de xoivòs, commun.

† CENOBIARQUE (sé-no-bi-ar-k'), s. m. Supérieur d'un monastère de cénobites.

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ETYM. Cénobile, et apxev, commander (voy.
ARCHONTE).

ETYM. Wallon, seins, s. f. provenç. sensa; du bas-latin censa, fermage, cens, qui est devenu ensuite le nom de la ferme même; de census, cens.

CENSE, ÉE (san-sé, sée), adj. Regardé comme, réputé. Que tyranniques rois censés grands politile ques, BOIL. Sat. XII. Il est toujours censé, par droit naturel, que les engagements qu'il a pris avec l'Espagne sont subordonnés à ceux dans lesquels il est né, FEN. XXII, 254. Les occasions qui sont attachées à l'état où la Providence nous met, ne sont pas censées en notre pouvoir, ID. XVIII, 221. Les Lapons moscovites sont aujourd'hui censés de l'église grecque, vOLT. Russie, 1, 1. Si le prince est prisonnier, il est censé être mort, MONTESQ. Espr. v, 14. Chez les anciens, les prêtres et les prêtresses étaient censés commercer intimement avec le ciel, CHATEAUB. Génie, 1, 1, 9.

CÉNOBITE (sé-no-bi-t'), s. m. Moine qui vit en communauté, par opposition à l'anachorète qui vit HIST. XIVe s. Un povre auqueton, aussi noir isolé. Quoique tu sois grand cénobite, Quoique tu que chendrier, Baud. de Seb. XII, 155. || xve s. L'eaue sois parfait hermite, Jamais, tant que tu vis, ne te est à la cendre meslée, Mais elle est par avant cou- tiens assuré, CORN. Imit. 1, 20. Du cénobite il apprend lée Sur le cendier, si que ne passe, E. DESCH. Poé-à souffrir, MILLEV. Ch. & Pav. vi. Des cénobites se vesies mss. fo 539, dans LACURNE. Bon Dieu que de- naient prosterner à l'autel, CHATEAUB. Génie, III, 1, 8. viendra cette charongne sale? Faut-il point qu'au Ne se dit guère que des moines des premiers temps ETYM. Censere, réputer, proprement compter, sercueil poudreux elle devale, Pour estre le repas de l'Eglise. || Fig. Vivre en cénobite, vivre retiré. des animaux abjects? Où sera, pauvre corps, or ta ETYM. Cœnobita, de cœnobium, couvent, de du même radical que census, cens. + CENSÉMENT (san-sé-man), adv. Mot du langage gloire divine, Quand tu seras mangé parmi cette xovóbtov, de xoivòs, commun, et Bioc, vie (comp. VIE). vermíne Dans le mesme cendrier [lieu où sont les CÉNOBITIQUE (sé-no-bi-ti-k'), adj. Qui appar-populaire qui signifie par supposition. Tu es censécendres, cimetière] qui couvre tes subjects? PER-tient au cénobite. La vie cénobitique. Dans le boud- ment le maître. RIN, Poésies, p. 30, dans LACurne. dhisme, à la simplicité primitive a succédé à la fois une mythologie compliquée, une cosmogonie bizarre, une métaphysique subtile, en même temps qu'un esprit cénobitique prononcé et une discipline ecclésiastique détaillée, NICOLAS le Lamaïsme, Rev. germ. t. XII, p. 439.

- ETYM. Cinerarium, caveau où l'on met les cendres des morts, de cinis (voy. CENDRE). Cendrier ou cendier signifiait, entre autres, le linge où l'on met les cendres quand on coule la lessive.

+ CENDRIERE (san-dri-ê-r'), s. f. Un des noms de la tourbe.

+ CENDRILLARD (san-dri-llar, ll mouillées), s. m. Coucou d'Amérique.

-ETYM. Cendre, à cause de la couleur de cet oiseau. + CENDRILLE (san-dri-ll', ll mouillées), s. f. Nom vulgaire de la mésange.

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ETYM. Censé, et le suffixe ment. +CENSERIE (san-se-rie), s. f. Office de censal. CENSEUR (san-seur), s. m. || 1° Magistrat dans l'ancienne Rome. Les censeurs, qui étaient au nombre de deux, dénombraient les citoyens, estimaient les biens et veillaient au maintien des mœurs. || 2o Dans le langage général, celui qui censure la conduite, les actions d'autrui. Un censeur malveillant. Tout babillard, tout censeur, tout pédant Se peut connaître au discours que j'avance, LA FONT. Fabl. 1, 19. Tout ce que je désire Trouve en vous un censeur prêt à me contredire, nac. Brit. 11, 9. Ah! quittez d'un censeur la triste

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la loi, et de heritages et de censives, à huit jorz, et
de fiez, à quinze jors, Liv. de just. 83. || XVIe s. Pour
les hommaiges, fiefs, denrées de censives, et tous
les aultres droits seigneuriaux, CARL. IV, 31.
ETYM. Bas-lat. censiva, de census, cens.
+ CENSIVEMENT (san-si-ve-man), adj. Terme
d'ancien droit. Avec charge de cens.

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ETYM. Censeur.

diligence, ID. ib. 1, 2. Je converse avec moi-même ( ID. XLV, 24. L'en doit semondre de chetel, segont CENSURER (san-su-ré), v. a. 1° Relever, recomme avec le plus légitime censeur de ma vie, prendre ce qui paraît digne de blâme. Cette seule BOSS. Pensées chrétiennes, 32. On s'érige en censeur rebelle, entre tous mes sujets, Censure mes édits, de ces faits éclatants, MASS. Myst. Incarn. Un cenattaque mes projets, ROTR. Antig. Iv, 6. Il [le peuseur des défauts qu'on trouve en leur conduite, MOL. ple] aime à censurer ceux qui lui font la loi, coRN. D. Garcie, II, 1. Jean-Baptiste devient le censeur Pulchérie, III, 1. Socrate un jour faisant bâtir, Chad'une cour volupteuse, MASS. Car. Mélang. Vous decun censurait son ouvrage, LA FONT. Fab. IV, 17. vez être un censeur rigoureux de votre propre conCelui qui a la mémoire fidèle et une grande pré. science, ID. Car. Parole. Des attentions si religieu- ETYM. Censive, et le suffixe ment. voyance est hors du péril de censurer dans les auses trouvèrent des censeurs dans le monde, ID. CENSORIAL, ALE (san-so-ri-al, a-1'), adj. || 1° Re-tres ce qu'il a peut-être fait lui-même, LA BRUY. XII. Panég. S. Louis. Ce rigide censeur, LA BRUY. XII. latif à la fonction des censeurs à Rome. La magis- Prompte à nous censurer, leur adroite éloquence O juges, quelle majesté de vos séances! quel pré-trature censoriale. || 2° Relatif à la censure exercée Ressaisit par degrés sa première influence, C. DEsident Dieu] de vos assemblées, mais aussi quel par des magistrats ou des agents du gouvernement. LAVIGNE, Vép. sic. II, 2. Il est avantageux qu'on censeur de vos jugements! BOSS. le Tellier. Le pu- Lois censoriales. Offices censoriaux. Loin que le tri- blâme, qu'on censure Nos plus sincères actions, CORN. blic, rigide censeur des hommes de cette fortune et bunal censorial soit l'arbitre de l'opinion, J. J. ROUS- Imit. 1, 12. || 2° En matière de dogme, condamner. de ce rang, ID. ib. || Adj. Les plus censeurs ne me SEAU, Contr. 47. Quand on eut censuré ses livres à Rome, PASC. Prov. reprochent rien, ROTROU, St-Genest, III, 2. || Celui 6. Sa doctrine a été censurée par l'université, ID. qui censure les écrits, y relève les fautes. Je vous ib. 13. || 30 Dans certains corps, infliger la peine arrête à cette rime, Dira mon censeur à l'instant.... disciplinaire de la censure. Cet avocat a été censuré Maudit censeur! te tairas-tu? LA FONT. Fabl. 11. par l'ordre. 14° Se censurer, v. réfl. Faire la cenAinsi s'expliqueront nos censeurs sourcilleux, BOIL: sure l'un de l'autre. Jupin les renvoya s'étant cenEp. x. Puis-je tui dénier quelque part dans mes surés tous, Du reste contents d'eux.... LA FONT. discours, après qu'il en a été si souvent et le cenFabl. 1, 7. seur et l'arbitre? BOSS. Or. fun. Cornet. Et peut-être ta plume aux censeurs de Pyrrhus Doit les plus nobles traits dont tu peignis Burrhus, BOIL. Ép. VII. || 3° Agent préposé à l'examen des livres, journaux, pièces de théâtre, dessins, etc. Le censeur refusa son approbation. Censeur royal. Censeur dramatique. 4 Officier de l'ancienne université qui examinait les récipiendaires. En Sorbonne, les censeurs donnaient leur suffrage par billets. 5° Censeur des études, surveillant des études et de la discipline dans un lycée. Le censeur du lycée de Louis le Grand. Censeur de la banque, censeur d'une société commerciale, mandataire des intéressés pour le contrôle des actes des administrateurs.

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HIST. XIV S. Li cenceur nombroient le peuple, BERCHEURE, f 2, verso. | xve s. Quelques censeurs de ce temps ont descouvert que nous n'en feuilletasmes pas un, D'AUB. Conf. II, 6.

ETYM. Censor, censeur, proprement celui qui compte. CENSIER (san-sié), adj. m. || 1° Terme de jurisprudence féodale. Seigneur censier, ou, substantivement, censier, celui à qui le cens était dû. || 2° Censier, censière, celui, celle qui devait le cens. Les censiers, les vilains. || Celui, celle qui tient une cense à ferme. | 3° Papier censier, ou, absolument, censier, livre où s'enregistraient les cens.

HIST. XIV s. La grange de Jean Leclerc, censier de Tremonvilliers, DU CANGE, censerius. || xv s. Et mesmement prirent et emmenerent plusieurs charrues aux censiers du mont Saint-Eloi emprès Arras, MONSTR. II, 6. || XVI S. Les seigneurs censiers et rentiers peuvent proceder par saisie sur les heritages sujets à cens et rentes, LOYSEL, 524. Le seigneur n'est tenu faire vue à son rentier foncier ou censier, ID. 528. Le seigneur censier peut tenir, en sa main, les terres vacantes, et en faire les fruits siens, jusqu'à ce qu'il en soit reconnu, ID. 549. Tous les valets de chambre, et officiers censiers, tant de son capitaine que des autres seigneurs.... CARLOIX, II, 18. ETYM. Bas-lat. censerius, de census, cens; wallon, seins, fermier. CENSITAIRE (san-si-tê-r'), s. m. || 1°Terme de jurisprudence féodale. Celui qui devait cens et rente à un seigneur de fief. Les censitaires d'un fief. || 2° Adjectivement et dans le langage constitutionnel, électeur censitaire, celui dont le droit est fondé sur

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HIST. XVI S. Mais je ne suis pour censurer Vostre mestier: Tous estats tendent à l'argent, J. LE HOUX, VII.

ETYM. Censure.

CENSUEL, ELLE (san-su-èl, è-l'), adj. Terme de jurisprudence féodale. Qui a rapport au cens. La tenure féodale et la tenure censuelle. Ce capitulaire où Charles le Chauve parle des terres censuelles dont le cens avait appartenu au roi, MONTESQ. Esp. xxx, 15. HIST. XVI S. Le droit d'indemnité du seigneur [pour biens passant en main morte] s'estime au cinquieme denier de la valeur de la chose censuelle [de la censive], LOYSEL, 80. Le seigneur feodal ou censuel [à qui le cens est dû], ID. 465. Celuy qui tient heritage en censive doit, au jour et lieu ac- CENT (san; let se lie devant une voyelle ou une h coustumé, payer le droit de cens au seigneur cen-muette: cent hommes, dites: san-t hommes; au plusuel, Coustumier génér. t. I, p. 106. De l'heritage riel l's se lie: deux cen-z hommes; le t ne se lie pas censuel et roturier, l'acquesteur peut prendre sai- | dans cent un; dites san un. Prononcez de même, sine et possession, sans le consentement du seigneur c'est-à-dire sans faire sentir le t: deux cent un, censier et justicier, ib. p. 148. cent une, deux cent une, le cent-unième, le deuxETYM. Censualis, de census, cens; provenç. ces- cent-unième, le cent-onzième, le deux-cent-onsal; espagn. censal; portug. censual; ital: censuale. zième, etc. et cent huit, cent huitaines, le cent-huiCENSURABLE (san-su-ra-bl'), adj. Qui peut, qui tième), adj. numeral ou nom de nombre. ||1° Dix doit être censuré. Une raison qui n'est pas moins fois dix. Cent ans. Cent livres pesant. Deux cents censurable, PASC. Prov. 11. Leur censure, toute cen- hommes. Cent un, cent deux, cent trois, etc. Dáns surable qu'elle est, aura presque tout son effet pour cent un ans. Nous partîmes cinq cents; mais, par un temps, ID. ib. 3. Il est pernicieux et nécessaire- un prompt renfort, Nous nous vimes trois mille en ment censurable, BOSS. Lett. quiét. 221. Le P. Tel-arrivant au port, CORN. Cid, IV, 3. Sait-il bien ce lier avait dit au roi qu'il y avait dans ce livre plus que c'est que cinq cents écus?-Oui, monsieur, il de cent propositions censurables, ST-SIM. 423, 122. sait que c'est mille cinq cents livres, MOL. Scapin, ETYM. Censurer.

II, 2.

A fait de méchants vers douze fois douze CENSURE (san-su-r'), s. f. || 1o Dans l'ancienne cents, BOIL. Vers en style de Chapelain. La Suède Rome, dignité et fonction de censeur. || 2° En lan- et la Finlande composent un royaume large d'envigage ecclésiastique, improbation, condamnation de ron deux cents de nos lieues, et long de trois propositions, d'ouvrages où il s'agit de dogmes. Il y a cents, VOLT. Charles XII, 1. On assure que les por eu une censure de la Sorbonne contre tel livre. | Cen- tefaix ou crocheteurs de Constantinople portent des sures ecclésiastiques, les menaces que fait l'Eglise fardeaux de neuf cents livres pesant, BUFF. Hist. des peines qui seront encourues si l'on contrevient nat. de l'homme. || Entre mille et deux mille on à ce qu'elle ordonne; ou les peines mêmes quand énonce souvent les centaines, c'est-à-dire qu'on elles sont encourues, telles que l'excommunication, prononce onze cents, au lieu de mille cent, treize l'interdiction, la suspension, etc. Toutes les provi- cents au lieu de mille trois cents, et ainsi de sions de la cour de Rome portent absolution des suite jusqu'à dix-neuf cents; mais on ne dit point censures. Il a été permis à ce complaignant, pour dix cents pour mille, ni vingt cents, trente cents, avoir preuve du vol à lui fait, de se pourvoir par pour deux mille, trois mille, etc. | Parier cent monitoires et censures ecclésiastiques, FURETIÈRE. Contre un, donner quelque chose comme feшement 3° Peine disciplinaire que prononcent contre un de certain qu'on offre de parier cent contre un. | Le leurs membres les corps de magistrature, l'ordre des conseil des Cinq-Cents, une des deux assemblées léavocats, les chambres des notaires, des avoués, et gislatives dans la constitution directoriale de la réles assemblées délibérantes. || 4° Critique à l'effet de publique française. || Les Cent-Jours, règne de Nacorriger. J'ai besoin d'un remède et non pas de cen-poléon Ier après son retour de l'ile d'Elbe; il dura sure, MAIRET, Solim. 1, 2. Tels abus méritent cencent jours, du 20 mars 1815 au 28 juin de la même sure, LA FONT. Fianc. Les censures que vous dites que année. || 2 D'une manière indéterminée, un grand je vous ai faites, BOSSUET, Lett. 147. Cette censure nombre. Faut-il vous le dire cent fois? a cent que nous exerçons sur nos frères, ID. Jug. 1. N'al-moyens de se tirer d'affaire. Il y en a plus de cent lons point nous appliquer à nous-mêmes les traits dans le même cas. C'est cent fois pire. Ni sur l'éclat d'une censure générale, et profitons de la leçon, d'un nom cent et cent fois vainqueur, CORN. Nicom. si nous pouvons, sans faire semblant qu'on parle à 1, 1. Après avoir tourné le cas En cent et cent mille nous, MOL. Crit. 7. Craignez-vous pour vos vers la manières, LA FONT. Fabl. 11, 20. Sans répéter de noucensure publique, Soyez-vous à vous-même un sé- veau ce qu'on a dit cent et cent fois, BOSS. Rép. 11, 20. vère critique, BOIL. Art p. 1. On a beau se farder Les chirurgiens aimeront mieux cent fois briser la CENSIVE (san-si-v'), s. f. Terme de jurisprudence aux yeux de l'univers; A la fin, sur quelqu'un de lancette et le bistouri que de s'abaisser à une obéisféodale. || 1° L'étendue des terres d'un fief qui de-nos vices couverts, Le public malin jette un œil sance servile, DIDER. Lett. || En un mot comme en cent, vaient des cens. Il était dans la censive d'un tel. inévitable, Et bientôt la censure au regard formi- c'est-à-dire quoi qu'on dise, bref. En un mot comme Si j'achetais une toise de terrain dans la censive de dable Sait le crayon en main marquer nos endroits en cent, vous n'aurez jamais dans ce pays une armée monseigneur l'abbé, je deviendrais serf de monsei- faux, BOIL. Sat. xi. Les compagnons d'Ulysse enfin à vous, P. L. COUR. 1, 289. || Locution familière. Je gneur, et tout mon bien lui appartiendrait, fut-il se sont offerts; Ils ont force pareils en ce bas uni- vous le donne en cent, essayez tant que vous vousitué à Pondichéry, VOLT. Lett. Dupont, 23 févr. vers, Gens à qui j'impose pour peine Votre censure drez. | Locution familière. Faire quelque chose de 4770. || 2° Terre possédée sous la condition d'un ceus, et votre haine, LA FONT. Fabl. XII, 1. || 5° Examen cent en quatre, se dit d'une action qui ne se répète primitivement par des vilains, des roturiers. Cer- des écrits, journaux, pièces de théâtre, dessins, fait que de loin en loin. Locution obscure et que Génin taines terres furent données en fief, d'autres en avant qu'ils paraissent, par des agents du gouver-explique conjecturalement par faire quelque censives. || 3° Redevance en argent ou en denrées nement. Les journaux furent soumis à la censure. chose de cent tanz quatre, c'est-à-dire quatre fois que certains biens devaient au seigneur dont ils Abolir la censure. La censure dramatique. || Le corps sur cent; tanz dans l'ancien français signifiant fois. relevaient. Le laboureur cultivant pour soi seul, même des agents qui examinent. La censure refusa sans ferme ni censive, P. L. COURIER, 1, 322. son approbation.

un cena.

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ETYM. Cens.

HIST. XIII s. Tybaut tient vignes, trois arpenz, qui sont en tel leu, en tel censsive, Liv. des mét. 127. Et tout ainsi que comme noz disons des censix, disons noz de toz heritages tenus en vilenage, BEAUM. XIX, 24. Car autrement porroient avoir moult d'anui li segneur de qui les censives sunt tenues,

HIST. XVI S. La censure tourmente les pigeons, laissant aller les corbeaux libres, COTGRAVE.

ETYM. Censura, de census, cens; provenç. et

espagn. censura.

CENSURE, ÉE (san-su-ré, rée), part. passé. Opinion malsonnante et censurée par l'Eglise.

3° Terme de finance et de commerce. Cinq, dix, cent pour cent, etc. c'est-à-dire intérêt, gain, produit qui est de cinq francs, dix francs, cent francs, pour cent francs. Prêter à cinq pour cent d'intérêt, ou simplement, à cinq pour cent, ou, plus simplecinq pour cent. il y a cent pour cent à gagner ment encore, à cinq. Rente à cinq pour cent. Rente dans cette affaire, c'est-à-dire on doublera sa mise

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