La religion, suivie de la Grace: Poèmes

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Dufour, 1827
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Page 29 - Par quel ordre, ô soleil, viens-tu du sein de l'onde Nous rendre les rayons de ta clarté féconde ? Tous les jours je t'attends, tu reviens tous les jours ; Est-ce moi qui t'appelle et qui règle ton cours ? Et toi dont le courroux veut engloutir la terre, Mer terrible, en ton lit quelle main te resserre ? Pour forcer ta prison tu fais de vains efforts : La rage de tes flots expire sur tes bords ; Fais sentir ta vengeance à ceux dont l'avarice Sur ton perfide sein va chercher son supplice.
Page 36 - La mer, dont le soleil attire les vapeurs , Par ces eaux qu'elle perd voit une mer nouvelle Se former, s'élever et s'étendre sur elle. De nuages légers cet amas précieux , Que dispersent au loin les vents officieux , Tantôt , féconde pluie , arrose nos campagnes ; Tantôt retombe en neige , et blanchit nos montagnes. Sur ces rocs sourcilleux , de frimas couronnés, Réservoirs des trésors qui nous sont destinés , Les flots de l'Océan , apportés goutte à goutte , Réunissent leur force...
Page 35 - De cet ordre secret reconnaissons l'auteur. Fut-il jamais des lois sans un législateur ? Stupide Impiété , quand pourras-tu comprendre Que l'œil est fait pour voir, l'oreille pour entendre ? Ces oreilles, ces yeux , celui qui les a faits Est-il aveugle et sourd? Que d'ouvrages parfaits , Que de riches...
Page 37 - Oui, je trouve partout des respects unanimes, Des temples, des autels, des prêtres, des victimes : Le ciel reçut toujours nos vœux et notre encens. Nous pouvons, je l'avoue, esclaves de nos sens, De la Divinité défigurer l'image. A des Dieux mugissans l'Egypte rend hommage ; Mais dans ce bœuf impur qu'elle daigne honorer, C'est un Dieu cependant qu'elle croit adorer.
Page 28 - Oui , c'est un Dieu caché que le Dieu qu'il faut croire. Mais , tout caché qu'il est , pour révéler sa gloire , Quels témoins éclatants devant moi rassemblés ! Répondez , cieux et mers ; et vous , terre, parlez. Quel bras peut vous suspendre , innombrables étoiles...
Page 17 - A ceux qui ont de la répugnance pour la « religion, il faut commencer par leur montrer qu'elle n'est pas contraire à la « raison ; ensuite, qu'elle est vénérable; après, la rendre aimable, faire souhaiter «qu'elle soit vraie, montrer qu'elle est vraie, et enfin qu'elle est aimable.
Page 40 - Dans ces honteux plaisirs , s'il cherche à se cacher Un éternel témoin les lui vient reprocher ; Son juge est dans son cœur : tribunal où réside Le censeur de l'ingrat , du traître , du perfide. Par ses affreux complots nous at-il outragés ? La peine suit de près et nous sommes vengés.
Page 263 - L'Eglise enfin triomphe ; et, brillante de gloire, Fait retentir le ciel des chants de sa victoire. Elle chante, tandis qu'esclaves désolés, Nous gémissons encor sur la terre exilés. Près de l'Euphrate assis, nous pleurons sur ses rives; Une juste douleur tient nos langues captives. Et comment pourrions-nous au milieu des méchants, O céleste Sion, faire entendre tes chants ! Hélas ! nous nous taisons : nos lyres détendues Languissent en silence aux saules suspendues. Que mon exil est long...
Page 42 - ... le méchant te regarde , et frémisse. La richesse , il est vrai , la fortune te fuit ; Mais la paix t'accompagne, et la gloire te suit. Et perdant tout pour toi , l'heureux mortel qui t'aime, Sans biens, sans dignités, se suffit à lui-même. Mais lorsque nous voulons sans toi nous contenter , Importune vertu, pourquoi nous tourmenter ? Pourquoi par des remords nous rendre misérables ? Qui t'a donné ce droit de punir les coupables? Laisse-nous en repos, cesse de nous charmer, Et qu'il nous...
Page 131 - Il est fermé ce temple , où par cent nœuds d'airain La Discorde attachée , et déplorant en vain Tant de complots détruits , tant de fureurs trompées, Frémit sur un amas de lances et d'épées. Aux champs déshonorés par de si longs combats La main du laboureur rend leurs premiers appas.

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