Oeuvres diverses, Volume 7

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1865
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Page 35 - Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour ; pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; et ne nous laissez pas succomber à la tentation ; mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.
Page 109 - ... ils ont un autre instinct secret , qui reste de la grandeur de notre première nature, qui leur fait connaître que le bonheur n'est, en effet, que dans le repos et non pas dans le tumulte...
Page 109 - ... et de ces deux instincts contraires il se forme en eux un projet confus, qui se cache à leur vue dans le fond de leur âme, qui les porte à tendre au repos par l'agitation, et à se figurer toujours que la satisfaction qu'ils n'ont point leur arrivera, si, en surmontant quelques difficultés qu'ils envisagent, ils peuvent s'ouvrir par là la porte au repos.
Page 35 - N'OTRE Père, qui êtes aux cieux : Que votre nom soit sanctifié; Que votre règne arrive; Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel...
Page 111 - ... car, quelque possession qu'il ait sur la terre, quelque santé et commodité essentielle qu'il ait , il n'est pas satisfait s'il n'est dans l'estime des hommes. Il estime si grande la raison de l'homme, que, quelque avantage qu'il ait sur la terre, s'il n'est placé avantageusement aussi dans la raison de l'homme, il n'est pas content.
Page 109 - Ainsi s'écoule toute la vie. On cherche le repos en combattant quelques obstacles ; et si on les a surmontés, le repos devient insupportable par l'ennui qu'il engendre.
Page 495 - Placez à mon côté ma plume, Sur mon cœur le Christ, mon orgueil; Sous mes pieds mettez ce volume, Et clouez en paix le cercueil. Après la dernière prière, Sur ma fosse plantez la croix ; Et si l'on me donne une pierre, Gravez dessus : J'ai cru, je vois. Dites entre vous : « 1l sommeille; « Son dur labeur est achevé. » Ou plutôt, dites : « ll s'éveille ; « 11 voit ce qu'il a tant rêvé.
Page 404 - Le temps n'a pas marché; c'est hier, c'est tout à l'heure : J'étais là, près du lit de mon père expirant, J'allais d'un ami mort vers un ami mourant... ; Et vous trésors de Dieu, trésors qu'au moins je pleure, Biens que j'eus un instant et dont j'ai su le prix, Doux enfants, chaste épouse, ô gerbe moissonnée...
Page 402 - Je ne suis plus celui qui, charmé d'être au monde, En ses âpres chemins avançait sans les voir; Mon cœur n'est plus ce cœur surabondant d'espoir. D'où la vie en chansons jaillissait comme une onde. Je ne suis plus celui qui riait aux festins, Qui croyait que la coupe aisément se redore, Et que l'on peut marcher sans que rien décolore La beauté des aspects lointains! Est-ce donc moi, mon Dieu! qui sous un ciel de fête, Quand l'orgue chantait moins que mon cœur triomphant, Du pied de vos...
Page 107 - Voilà tout ce que les hommes ont pu inventer pour se rendre heureux. Et ceux qui font sur cela les philosophes, et qui croient que le monde est bien peu raisonnable de passer tout le jour à courir après un lièvre qu'ils ne voudraient pas avoir acheté, ne connaissent guère notre nature. Ce lièvre ne nous garantirait pas de la vue de la mort et des misères, mais la chasse — qui nous en détourne — nous en garantit.

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