Théâtre de P. Corneille, avec les commentaires de Voltaire, Volume 7

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Ches Bossange, Masson et Besson, 1797
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Page 105 - Heureux qui, satisfait de son humble fortune, Libre du joug superbe où je suis attaché, Vit dans l'état obscur où les dieux l'ont caché ! ARCAS Et depuis quand, seigneur, tenez-vous ce langage?
Page 106 - Et celui dont le ciel pour un sceptre fait choix, Jusqu'à ce qu'il le porte, en ignore le poids. Mille et mille douceurs y semblent attachées, Qui ne sont qu'un amas d'amertumes cachées : Qui croit les posséder les sent s'évanouir...
Page 221 - O malheureux Phocas ! ô trop heureux Maurice ! Tu recouvres deux fils pour mourir après toi, Et je n'en puis trouver pour régner...
Page 397 - Si nous en croyons Aristote, il faut se servir au théâtre des vers qui sont les moins vers, et qui se mêlent au langage commun, sans y penser, plus souvent que les autres.
Page 85 - J'écris en insensé, mais j'écris pour des fous. Le public est mon maître, il faut bien le servir; Il faut pour son argent lui donner ce qu'il aime.
Page 397 - J'avoue que les vers qu'on récite sur le théâtre sont présumés être prose : nous ne parlons pas d'ordinaire en vers, et sans cette fiction leur mesure et leur rime sortiraient du vraisemblable. Mais par quelle raison peut-on dire que les vers alexandrins tiennent nature de prose, et que ceux des stances n'en peuvent faire autant?
Page 292 - J'aurai du moins cet avantage, Que déjà je le vois, que déjà je lui plais. Et que de ses vertus, et que de ses hauts faits Déjà dans ses pareils je lui trace une image. Je lui montre Pompée, Alexandre, César, Mais comme des héros attachés à son char ; Et tout ce haut éclat où je les fais paraître Lui peint plus qu'ils n'étaient, et moins qu'il ne doit être.
Page 257 - ... n'est pas français. Cet événement est en effet bien étonnant-, et jamais l'histoire n'a rien fourni de si improbable. On peut assassiner un roi au milieu de sa garde ; on peut tuer César dans le sénat ; mais il n'est guère possible que dans le temps que Phocas fait attaquer les conjurés, il n'ait pris aucune mesure pour être le plus fort chez lui. Un homme qui de simple soldat est devenu empereur n'est pas...
Page 399 - ... ne leur sont pas propres ; mais les déplaisirs, les irrésolutions, les inquiétudes, les douces rêveries, et généralement tout ce qui peut souffrir à un acteur de prendre haleine, et de penser à ce qu'il doit dire ou résoudre, s'accommode merveilleusement avec leurs cadences inégales, et avec les pauses qu'elles font faire à la fin de chaque couplet.
Page 142 - Vous laissâtes Martian pour fils à Phocas. Laisser quelqu'un pour fils n'est pas d'un style élégant ; mais il ne s'agit pas ici d'élégance, il s'agit de clarté. Eudoxe fait croire au spectateur que Martian a passé et passe pour fils de Phocas; l'équivoque vient de ce mot prince: vous laissâtes ce prince à Phocas.

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