Les trois règnes de la nature, Volume 2

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Chez H. Nicolle, Giguet et Michaud, 1808 - 309 pages
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Page 272 - Dieu, par lequel l'homme peut reconnaître à tout instant l'excellence de son être; car ce n'est pas parce qu'il est le plus parfait, le plus fort ou le plus adroit...
Page 240 - L'âne est son suppléant et non pas son rival; II laisse au fier coursier sa superbe encolure , Et son riche harnois, et sa brillante allure. Instruit par un lourdaud , conduit par le bâton , Sa parure est un bât , son régal un chardon ; Pour lui Mars n'ouvre point sa glorieuse école : II n'est point conquérant , mais il est agricole ; Enfant, il a sa grâce et ses folâtres jeux; Jeune , il est patient , robuste et courageux , Et paie, en les servant avec persévérance, Chez ses patrons ingrats...
Page 114 - ... nécessaire pour donner à l'étude de la nature une impulsion aussi rapide. Tous deux passionnés pour leur science et pour la gloire, tous deux infatigables dans le travail, tous deux d'une sensibilité vive, d'une imagination forte, d'un esprit transcendant, ils arrivèrent tous deux...
Page 270 - L'âne est donc un âne , et ce n'est point un cheval dégénéré, un cheval à queue nue ; il n'est ni étranger, ni intrus , ni bâtard ; il a , comme tous les autres animaux , sa famille, son espèce et son rang ; son sang est pur ; et quoique sa noblesse soit moins illustre, elle est tout aussi bonne, tout aussi ancienne que celle du cheval.
Page 236 - Le ciel l'a fait pour nous, et, dans leur cour rustique, if fut des rois pasteurs le premier domestique. Redevenu sauvage, il erre dans les bois : Qu'il aperçoive l'homme, il rentre sous ses lois; Et, par un vieil instinct qui jamais ne s'efface, Semble de ses amis reconnaître la race.
Page 237 - Et, lorsqu'à son retour, le chien d'Ulysse absent Dans l'excès du plaisir meurt en le caressant, Oubliant Pénélope, Eumée, Ulysse même, Le lecteur voit en lui le héros du poëme.
Page 271 - ... à tous les autres oiseaux; car il est peut-être plus rare de voir deux paires d'aigles dans la même portion de montagne que deux familles de lions dans la même partie de forêt; ils se tiennent assez loin les uns des autres pour que l'espace qu'ils...
Page 90 - Sans altérer la tête épanouit le cœur : Aussi , quand mon palais est émoussé par l'âge, Avec plaisir encor je goûte ton breuvage. Que j'aime à préparer ton nectar précieux ! Nul n'usurpe chez moi ce soin délicieux. Sur le réchaud brûlant moi seul tournant ta graine , A l'or de ta couleur fais succéder l'ébène ; Moi seul contre la noix, qu'arment ses dents de fer, Je fais , en le broyant, crier ton fruit...
Page 236 - Gardant du bienfait seul le doux ressentiment , 11 vient lécher ma main après le châtiment ; Souvent il me regarde ; humide de tendresse Son œil affectueux implore une caresse : J'ordonne , il vient à moi ; je menace , il me fuit ; Je l'appelle, il revient; je fais signe, il me suit ; Je m'éloigne, quels pleurs ! je reviens, quelle joie ! Chasseur sans intérêt, il m'apporte sa proie. Sévère dans la ferme, humain dans la cité...
Page 137 - Ces tubes si nombreux l'un sur l'autre posés , L'un à l'autre soumis , l'un à l'autre opposés ; Le dédale des nerfs et le réseau des fibres ; • La route des humeurs , leurs savants équilibres ; Ces mobiles poumons , dont le jeu toujours sûr, Chassant l'air altéré , rapporte un air plus pur ; Ces pores si nombreux chargés par la nature D'aspirer , d'exhaler , d'attirer et d'exclure ; Le foie épurateur , dont le crible en passant...

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