Oeuvres, Volume 3

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Contant-Laguerre, 1868
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Page 709 - ... superbes, pour immortaliser ses conquêtes; mais les cendres encore fumantes de tant de villes autrefois florissantes , mais la désolation de tant de campagnes dépouillées de leur ancienne beauté, mais les ruines de tant de murs sous lesquelles des citoyens paisibles ont été ensevelis, mais tant de calamités qui subsisteront après lui, seront des monuments lugubres qui immortaliseront sa vanité et sa folie.
Page 745 - ... félicité dans ce qu'on aime ; c'est vouloir trouver dans l'objet aimé tout ce qui manque à notre cœur ; c'est l'appeler au secours de ce vide affreux que nous sentons en nous-mêmes, et nous flatter qu'il sera capable de le remplir ; c'est le regarder comme la ressource de tous nos besoins, le remède de tous nos maux, l'auteur de tous nos biens...
Page 771 - Oui, sire, c'est le choix de la nation qui mit d'abord le sceptre entre les mains de vos ancêtres; c'est elle qui les éleva sur le bouclier militaire , et les proclama souverains. Le royaume devint ensuite l'héritage de leurs successeurs; mais ils le durent originairement au consentement libre de leurs sujets. Leur naissance seule les mit ensuite en possession du trône ; mais ce furent les suffrages publics qui attachèrent d'abord ce droit et cette prérogative à leur naissance.
Page 771 - Sire, un grand, un prince n'est pas né pour lui seul; il se doit à ses sujets. Les peuples , en l'élevant, lui ont confié la puissance et l'autorité, et se sont réservé en échange ses soins, son temps , sa vigilance. Ce n'est pas une idole qu'ils ont voulu se faire pour l'adorer, c'est un surveillant qu'ils ont mis à leur tête pour les protéger et pour les défendre : ce n'est pas de ces divinités inutiles...
Page 726 - ... la langue du détracteur est un feu dévorant, qui flétrit tout ce qu'il touche ; qui exerce sa fureur sur le bon grain, comme sur la paille ; sur le profane, comme sur le sacré ; qui ne laisse partout où il a passé, que la ruine et la désolation ; qui creuse jusque dans les entrailles de la terre, et va s'attacher aux choses les plus cachées ; qui change en de viles cendres, ce qui nous avait...
Page 713 - Mais de toutes les passions que les hommes opposent à la vérité , la jalousie est la plus dangereuse , parce qu'elle est la plus incurable ; c'est un vice qui mène à tout, parce qu'on se le déguise toujours à soi-même ; c'est l'ennemi éternel du mérite et de la vertu ; tout ce que les hommes admirent l'enflamme et l'irrite ; il ne pardonne qu'au vice et à l'obscurité ; il faut être indigne des regards publics pour mériter ses égards et son indulgence.
Page 787 - ... des peuples a élevés; la justice une usurpation sur la liberté des hommes; la loi des mariages un vain scrupule ; la pudeur un préjugé; l'honneur et la probité, des chimères; les incestes, les parricides , les perfidies noires , des jeux de la nature , et des noms que la politique des législateurs a inventés. «Voilà où se réduit la philosophie sublime des impies; voilà cette force, cette raison, cette sagesse qu'ils nous vantent éternellement.
Page 757 - ... touchée de leurs maux , les console presque autant que la libéralité qui les soulage. On leur reproche leur force , leur paresse , leurs mœurs errantes et vagabondes; on s'en prend à eux de leur indigence et de leur misère, et, en les secourant, on achète le droit de les insulter. Mais s'il...
Page 223 - ... que la balayure du monde; elle a commencé à dégénérer depuis que les puissants du siècle se sont assis sur le trône sacerdotal et que la pompe séculière est entrée avec eux dans le temple.
Page 709 - Ainsi son orgueil1, dit l'Esprit de Dieu, sera monté jusqu'au ciel; sa tête aura touché dans les nuées; ses succès auront égalé ses désirs; et tout cet amas de gloire ne sera plus à la fin qu'un monceau de boue qui ne laissera après elle que l'infection et l'opprobre.

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