Théâtre, 1885-1895 ...

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A. Lemerre, 1898 - 314 pages
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Page 27 - Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel...
Page 37 - Père qui êtes aux cieux ; que votre nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour ; pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; et ne nous laissez pas succomber à la tentation ; mais délivrez-nous du mal.
Page 141 - Militza. Je t'apporte des roses. L'humble esclave n'a pas à deviner les causes Pour lesquelles le maître a les yeux pleins de pleurs. Elle en souffre et se tait. Je t'apporte des fleurs. Ce sont celles que j'ai toujours le mieux aimées, Nobles lys, doux œillets, roses très parfumées. Celles qu'on reconnaît à leur odeur, la nuit ; Et le simple sélam de Militza traduit Son pauvre amour pour toi, triste maître à.
Page 125 - A l'aide, ô souvenirs guerriers des anciens jours ! Soirs enivrants après les batailles gagnées, Désordre du butin, drapeaux pris par poignées, Cri de joie et d'orgueil du père triomphant, Heureux de retrouver son page et son enfant Et baisant sur son front la blessure encor tiède, Vieux souvenirs de gloire et d'héroïsme, à l'aide ! Prouesses de jadis, exploits des temps passés, Devant ce malheureux, accourez, surgissez, Et faites-le rougir de sa trahison vile! Dites-lui que demain, à...
Page 125 - Prouesses de jadis, exploits des temps passés, Devant ce malheureux, accourez, surgissez, Et faites-le rougir de sa trahison vile! Dites-lui que demain, à son entrée en ville, Les étendards pendus aux portes des palais Au passage voudront lui donner des soufflets. Dites, oh! dites donc au héros qui défaille Que ses soldats tombés sur les champs de bataille Savent qu'il a rêvé ce crime exorbitant, Qu'ils en parlent entre eux sous terre et qu'on entend, Quand on passe, le soir, vers leurs...
Page 56 - BAZILIDE. Un poète! Ces jours passés, j'avais envie De chansons. D'où viens-tu ? Je viens de Moldavie. J'ai nom Benko; je chante et déclame des vers. BAZILIDE. C'est bien. Tu nous diras, ce soir, tes nouveaux airs... Tu sais, ces chants roumains, ces légendes valaques Qui font peur. Mauvais œil, sorcières, brucolaques... Les femmes sont ainsi, Michel. Nous nous plaisons A ces contes affreux qui donnent des frissons, Pour qu'à notre terreur notre ami s'intéresse Et nous rassure enfin avec...
Page 126 - projet, la promesse honteuse, Et les jeter au feu comme une herbe hideuse Qu'on fait brûler avec sa racine et son fruit; Et vous resterez pur, et le vent de la nuit Emportera ce rêve horrible sur ses ailes, Dans un grand tourbillon de flamme et d'étincelles ! MICHEL C'en est assez.
Page 4 - J'ai usé simplement de mon droit de poète en plaçant une scène — qui vaut ce qu'elle vaut, mais que je crois inspirée par un sentiment très humain et par la morale évangélique — dans les journées de Mai 1871, comme j'aurais pu lui donner pour cadre les massacres de la Saint-Barthélémy ou ceux de Septembre 1792.
Page 129 - MICHEL, dégainant à son tour J'ai mon épée aussi, qui ne craint pas la tienne. CONSTANTIN Je défends mon pays et l'Europe chrétienne, Mon devoir de soldat, l'honneur de ma maison, Et vous ne combatte/, que pour la trahison.
Page 123 - C'était, c'était surtout votre gloire passée Par ce crime public en un jour effacée, Devant cet effrayant devoir qui m'incombait, J'ai vu, dans un éclair, la honte, le gibet. Cette atroce action d'un fils livrant son père M'a rempli de terreur, je n'ai pas pu la faire. Non, je n'ai pas voulu que ce nom plein d'éclat Fût méprisé, que tant de gloire s'envolât Comme une feuille morte au souffle de la tombe, Je me suis tu.

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