Les vainqueurs de la Bastille

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Librairie Ancienne, 1911 - 302 pages
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Page 195 - J'ai reconnu un sieur Soudin , soi-disant vainqueur de la Bastille, armé d'un fusil avec la baïonnette; cet homme s'avançait toujours vers le Roi d'un air menaçant , et tenant les propos les plus hardis. Je déclare que le sieur Soudin a été chassé du bataillon de Sainte-Opportune ; qu'il est prouvé que cet homme, à l'époque de la révolution, a été prendre à la morgue les deux têtes de MM. Berthier et Foulon; qu'après les avoir lavées dans un seau d'eau , il les a portées sur le...
Page 249 - ... d'Aumont, qui avait demandé vingt-quatre heures pour délibérer sur sa nomination. Il s'excusa, il remercia. Le marquis de La Salle fut, en sa place, nommé commandant général. Il accepte avec transport. Ce dévouement l'honore d'autant plus qu'à l'heure où il consentit à la place éminente qu'il a si bien remplie, peu d'autres auraient été tentés d'en briguer le dangereux honneur. Le nom du marquis de La Salle, nécessairement attaché à cette grande époque, ne saurait plus mourir....
Page 3 - C'est à quoi se réduit cette prise de la Bastille, tant célébrée par la populace parisienne. Peu de risques, beaucoup d'atrocités de leur part, et une lourde imprévoyance de la part de M. de Launay. Voilà tout : ce ne fut, en un mot, qu'une prise de possession. La populace, ivre d'amour-propre et de rage, porta sur un char de triomphe je ne sais quel déserteur des...
Page 165 - En foi de quoi je lui ai délivré le présent pour lui servir et valoir ce que de raison. « A Paris, le 8 floréal, l'an 3* de la republique nue et indivitlble. « J. Lacaze, officier de santé, rue Honoré, n
Page 98 - C'est bien ici, Messieurs , que la voix de Dieu s'est fait entendre ! Je lui obéis pour la seconde fois : je cours chercher xme redingote, un tablier et un grand chapeau. » De retour , je parvins à reprendre ma place. Le dernier pont baissé, j'entre, je me précipite. J'aperçois mon oncle, qui me montre mon père : on tirait encore, et je tremblai pour ses jours. Je l'aborde; il pâlit, lui qui n'eut jamais peur : « O mon fils ,-retire-toi, obéis à ton père.
Page 248 - ... l'autel de la concorde, la chaire de la philosophie, la tribune du patriotisme, le temple de la liberté, de l'humanité et de la raison, où tous les peuples viendront chercher des oracles.
Page 98 - Il me prend , il me serre la main et la repousse. » Je lui dis deux mots, et il me conduisit dans un cachot. Ce fut là qu'après m'être déshabillé , j'ôtai l'uniforme de ce bon père, que je le revêtis de la redingote et le couvris du chapeau que j'avais apportés. Je lui attachai ensuite le tablier, et nous , sortîmes sans être reconnus. Lequel de mon père ou de moi est le plus heureux? Je vous le demande, Messieurs n'est-ce pas moi...
Page 186 - Paris de la disette dont elle était menacée, et de malheurs incalculables en la préservant, à la prise de la Bastille, de l'explosion de vingt milliers de poudre, auxquels on était sur le point de mettre le feu. « II a de plus sauvé la vie, en diverses circonstances, à plusieurs citoyens, entre autres au citoyen Bailly, et a empêché le pillage de la mairie. « A apaisé deux émeutes à Versailles et a garanti le château et les archives du pillage. « Est parvenu à empêcher tous les...
Page 186 - H juillet 1789 le siége de la Bastille. « Est parvenu, par ses soins pénibles et multipliés, à apaiser et empêcher les troubles qu'on a tant de fois cherché à exciter. « A couru les plus grands dangers en faisant arrêter des séditieux et des brigands contre lesquels il a soutenu un combat de deux heures au pistolet. « A sauvé, en protégeant les convois de farine, la ville de Paris de la disette dont elle était menacée, et de malheurs incalculables en la préservant, à la prise de...
Page 195 - ... d'environ sept à huit gardes nationaux. Je déclare avoir vu , parmi les personnes armées de piques, bâtons ou fusils, un homme portant, au bout d'une fourche , un cœur de veau , avec cette inscription : Cœur des aristocrates , et ledit homme affecta de le mettre sous les yeux de Sa Majesté. J'ai reconnu un sieur Soudin , soi-disant vainqueur de la Bastille, armé d'un fusil avec la baïonnette; cet homme s'avançait toujours vers le Roi d'un air menaçant , et tenant les propos les plus...

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