Les feuilles d'automne: suivis de plusieurs piec̀es nouvelles

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J.P. Meline, 1837 - 213 pages
 

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Popular passages

Page 77 - Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire. Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire. Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur!
Page 76 - Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures, Et de rayons dorés.
Page 175 - Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Page 165 - Oh! quand il bâtissait, de sa main colossale, Pour son trône, appuyé sur l'Europe vassale, Ce pilier souverain, Ce bronze, devant qui tout n'est que poudre et sable, Sublime monument, deux fois impérissable, Fait de gloire et d'airain ; Quand il le bâtissait, pour qu'un jour dans la ville Ou la guerre étrangère ou la guerre civile Y brisassent leur char.
Page 76 - La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant...
Page 173 - Dors, nous t'irons chercher ! ce jour viendra peut-être! Car nous t'avons pour dieu sans t'avoir eu pour maître ! Car notre œil s'est mouillé de ton destin fatal, Et, sous les trois couleurs comme sous l'oriflamme, Nous ne nous pendons pas à cette corde infâme Qui t'arrache à ton piédestal ! Oh! va, nous te ferons de belles funérailles! Nous aurons bien aussi peut-être nos batailles; Nous en omtjragerons ton cercueil respecté ! Nous y convierons tout, Europe.
Page 131 - Va donc prier pour moi! — Dis pour toute prière : « Seigneur, Seigneur mon Dieu! vous êtes notre père, Grâce, vous êtes bon ! grâce, vous êtes grand ! » Laisse aller ta parole où ton âme l'envoie ; Ne t'inquiète pas, toute chose a sa voie, Ne t'inquiète pas du chemin qu'elle prend ! Il n'est rien ici-bas qui ne trouve sa pente.
Page 35 - Pouvoir des ans vainqueurs ! Les morts durent bien peu : laissons-les sous la pierre! Hélas ! dans le cercueil ils tombent en poussière Moins vite qu'en nos cœurs...
Page 15 - Ce siècle avait deux ans! Rome remplaçait Sparte ; Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, Et du premier consul déjà, par maint endroit, Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Page 113 - L'aumône est sœur de la prière. Hélas ! quand un vieillard sur votre seuil de pierre, Tout raidi par l'hiver, en vain tombe à genoux ; Quand les petits enfants, les mains de froid rougies, Ramassent sous vos pieds les miettes des orgies, La face du Seigneur se détourne de YOUS.

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