Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à Eschyle: étudié dans son développement moral et dans son caractère dramatique

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Librairie Hachette et cie, 1879 - 452 pages
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Page 218 - C'est toujours la lutte du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres, de la vie et de la mort : d'un côté la puissance du mal s'introduisant sous la figure du serpent avec l'aide de...
Page 232 - ... c'est la même chose qui habite en nous : la vie et la mort, la veille et le sommeil, la jeunesse et la vieillesse.
Page 231 - le feu vit la mort de la terre et l'air vit la mort du feu, l'eau vit la mort de l'air, la terre vit la mort de l'eau. » La destruction a donc pour effet l'existence ; et de plus, c'est ce qu'il importe tout de suite de remarquer, l'existence soumise à des lois fixes dans son origine, dans son cours et dans sa fin.
Page 342 - Quant à l'Hippolyte d'Euripide, il a une teinte si divine que, pour le sentir dignement, il faut pour ainsi dire être initié dans les mystères de la beauté, avoir respiré l'air de la Grèce. Rappelez-vous ce que l'antiquité nous a transmis de plus accompli parmi les images d'une jeunesse héroïque : les Dioscures de Monte-Cavallo, le Méléagre et l'Apollon du Vatican. Le caractère d'Hippolyte occupe dans la poésie à peu près la même place que ces statues dans la sculpture.
Page 271 - Dans ce séjour délicieux s'exhale sans cesse l'odeur des parfums de toute sorte qu'ils jettent sur la fïamme au loin rayonnante des autels. » Mais voici dans un fragment dont, il est vrai, l'authenticité a paru suspecte, des images d'un caractère tout nouveau : « Les âmes des impies sont retenues sous le ciel et volent au-dessus de la terre, invinciblement attelées à des douleurs sanglantes ; les âmes pieuses, habitant au-dessus du ciel, célèbrent par la mélodie de leurs hymnes le grand...
Page 196 - Dieu puissant, tu sais la fin dernière de toute chose et tu connais toutes les voies; tu comptes les feuilles que la terre fait éclore au printemps et les grains de sable que les...
Page 40 - ... là le suprême effort de la religion grecque, car rien ne semblait plus opposé à son principe; et cependant on est surpris de voir combien elle a pu le faire de bonne heure, puisqu'on en trouve déjà le résultat dans Homère. Or, s'il est vrai que la poésie d'Homère est encore tout...
Page 249 - Hector expirant rassemble ses dernières forces pour demander un tombeau à son vainqueur : « Je t'en supplie par tes genoux, par ta vie, par tes parents, ne m'emmène pas auprès des vaisseaux des Grecs pour être déchiré par les chiens; mais accepte l'airain et l'or que...
Page 160 - Ne vous révoltez pas contre le mal qu'on vous fait, nous enseigne-t-il ; sachez plutôt l'étouffer à force de bien. » Elle aimait à citer aussi ces beaux versets du prophète Isaïe sur la destinée humaine...
Page 271 - ... soleil éclaire des jours que n'obscurcissent jamais les ombres de nos nuits; dans les prairies empourprées de roses, ombragées par la plante qui produit l'encens, ils voient les bosquets se charger de fruits d'or. Les chevaux et les exercices du gymnase, les dés, la lyre se partagent leurs goûts et leurs joies; rien ne manque à l'éclat de leur florissante félicité.

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