Le magasin des enfans, ou, Dialogues d'une sage gouvernante avec ses éleves ...

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Billois, 1801
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Page 216 - V héritage de ses pères, sur lequel il n'avait d'autre droit que celui de la force. — Tout ce que je vois me confond, dit Violent; j'avoue que je n'avais pas même l'idée des vertus héroïques qui font les grands hommes. Oui, Tity, cette muraille fera l'ornement de votre parc, et la belle action que vous faites en l'élevant sera l'ornement de votre vie. Mais, madame, d'où vient que Tity se porte naturellement aux grandes vertus dont je n'ai pas...
Page 144 - ... mon père, c'est un trèshonnête homme, il vous cachera de bon cœur ; car si vous demeurez dans votre cabane, on enverra des soldats pour vous prendre et vous faire mourir. — Je vous ai bien de l'obligation, lui dit la vieille ; mais je ne crains pas la méchanceté de la reine. En même temps, quittant la forme d'une vieille, elle parut à l'Éveillé sous sa figure naturelle, et il fut ébloui de sa beauté. Il voulut se jeter à ses pieds, mais elle l'en empêcha et lui dit : — Je vous...
Page 206 - Ce que j'en dis, au reste, n'est pas pour m'exempter de payer l'amende; je dois sept guinées , les voilà. En même-tems elle tira de sa poche une bourse aussi usée que si elle eût été faite depuis cent ans , et jeta les sept guinées sur la table. Violent ne savait s'il devait rire ou se fâcher du discours de la vieille ; il était sujet à se mettre en colère pour un rien , et son sang commençait à s'échauffer. Toutefois il résolut de se faire violence par considération pour Tity...
Page 320 - D'abord, le prince crut reconnaître la voix de sa femme ; mais elle n'eut pas parlé une demi-heure, qu'il perdit le soupçon qu'il avait eu au commencement. Le reste de la nuit passa si vite, à ce qu'il lui sembla, qu'il se frotta les yeux quand le jour parut, croyant rêver, et demeura charmé de l'esprit de l'inconnue, qu'il ne put jamais engager à se démasquer : tout ce qu'il en put obtenir, c'est qu'elle reviendrait au premier bal avec le njjjme habit.
Page 208 - ... compagnie. Dans le moment, la vieille frappa sur la table, et l'on vit entrer par les quatre fenêtres de la salle quatre enfants ailés qui étaient les plus beaux du monde. Ils portaient chacun une corbeille pleine de divers bijoux d'une richesse étonnante. Le roi Violent, ayant en même temps jeté les yeux sur la vieille, fut surpris de la voir changée en une dame si belle et si richement parée, qu'elle éblouissait les yeux. — Ah ! madame, dit-il à la fée, je vous reconnais pour la...
Page 209 - Cela doit vous faire voir qu'il ne faut jamais manquer d'égards pour personne, reprit la fée. Mais, mon prince, pour vous montrer que je n'ai point de rancune, je veux vous faire deux présents. Le premier est ce gobelet ; il est fait d'un seul diamant, mais ce n'est pas là ce qui le rend précieux ; toutes les fois que vous serez tenté de vous mettre en colère, emplissez ce verre d'eau et le buvez en trois fois, et vous sentirez la passion se calmer pour faire place à la raison. Si vous profitez...
Page 317 - Laideronette raconta son aventure à sa sœur et lui dit : « Vous êtes fort fâchée contre votre mari parce qu'il vous a envoyée à la campagne , et, cependant, cette chose que vous regardez comme le plus grand malheur de votre vie peut faire votre bonheur si vous le voulez : vous n'avez pas encore dix-neuf ans, ce serait trop tard pour vous appliquer, si vous étiez dans la dissipation de la ville ; mais la solitude dans laquelle vous vivez vous laisse tout le lemps nécessaire pour cultiver...
Page 205 - On avait averti la bonne femme de l'amende qu'on paierait toutes les fois qu'on dirait Votre Majesté ; cependant, à peine fut-elle à table, qu'elle dit à Violent : — Votre Majesté me paraît surprise de la liberté que je prends ; mais c'est une vieille habitude, et je suis trop âgée pour me réformer ; ainsi Votre Majesté voudra bien me pardonner. — A l'amende ! s'écria Violent, vous devez deux louis.
Page 325 - Je suis les plus heureux de tous les hommes, puisque vous ne demandez que cela, répondit le prince ; venez dans mon palais avec Laideronnette, et demain, dès le matin, je ferai assembler mon conseil pour vous épouser à ses yeux. Le reste de la nuit parut bien long au prince ; et avant de quitter le bal, s'étant démasqué, il ordonna à tous les seigneurs de la cour de se rendre dans son palais, et fit avertir ses ministres.
Page 209 - ... premier présent, vous vous rendrez digne du second. Je sais que vous aimez la princesse Blanche; elle vous trouve fort aimable, mais elle craint vos emportements, et ne vous épousera qu'à condition que vous ferez usage du gobelet. Violent, surpris de ce que la fée connaissait si bien ses défauts et ses inclinations, avoua qu'en effet il se croirait fort heureux d'épouser Blanche. — Mais, ajouta-t-il, il me reste un obstacle à vaincre : quand même je serais assez heureux pour obtenir...

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