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Scriptum est enim in libro Psalmorum: Fiat cominoratio eorum deserta, et non sit qui inhabitet in ea; el episcopatum ejus accipiat alter.

Oportet ergo ex his viris qui nobiscum sunt congregati in omni tempore, quo intravit et exivit inter nos Dominus Jesus.

Incipiens à baptismate Joannis usque in diem

quâ assumptus est à no

6. Or il est écrit dans le livre des Psaumes: Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne pour l'habiter; et qu'un autre reçoive le ministère dont il était revêtu.

7. Il faut donc qu'un des hommes qui nous ont toujours accompagnés, depuis que le Seigneur Jésus a paru parmi nous jusqu'au moment où il nous a quittés,

8. Depuis qu'il reçut le baptême de Jean bis, testem resurrectionis jusqu'au jour où il s'est élevé du milieu de nous qu'un de ces hommes, témoin de sa résurrection, soit choisi pour être avec

ejus nobiscum fieri unum

ex istis.

Et statuerunt ducs, Joseph, qui vocabatur Barsabas, qui cognomi

thiam.

Et orantes dixerunt : Tu, Domine, qui corda no ti omnium, ostende quem elegeris ex his duobus unum. Accipere locum ministerii hujus, et apostolatus de quo præVaricatus est Judas ut abiret in locum suum.

nous.

9. Et on en présenta deux : Joseph ou natus est Justus, et Mat- Barsabas, surnommé le Juste, et Mathias. 10. Et tous prièrent ainsi : Vous, Scigneur, qui connaissez le cœur de tous, indiquez-nous lequel de ces deux hommes vous avez choisi, pour qu'il soit revêtu du ministère et de l'apostolat dont Judas s'est dépouillé criminellement pour s'en aller en son lieu1.

Et dederunt sortes eis, et cecidit sors super Matthiam, et annumeratus est cum undecim Apostolis.

Et cùm complerentur

11. Et ils tirèrent les noms au sort 2, et le sort tomba sur Mathias, qui fut mis au nombre des apôtres 3.

12. Or, quand les jours de la Pentecôte

10. Au supplice qu'il avait mérité par sa trahison, et plus encore par son désespoir.

2 y 11. C'est Dieu, nous dit l'Écriture, qui gouverne le sort; on peut donc l'employer légitimement lorsque, dans une circonstance grave, on n'a pas d'autre moyen de connaître la volonté du ciel.

3 y 11. Quelles vues pures dans cette élection! et quel désintéressement dans les candidats présentés !

dies Pentecostes, erant pariter in eodem

cmnes

loco;

Et factus est repentè de cœlo sonus, tanquam adven entis spiri ús vebementis, et replevit tolam domum ubi erant sedentes.

Et apparuerunt illis dispertita linguæ tanquam

gulos eorum.

furent accomplis, les disciples étant tous ensemble dans un même lieu,

13. Tout à coup se fit entendre un bruit venant du ciel, et semblable à celui d'un vent impétueux qui s'élève; et il remplit toute la maison où ils étaient assis;

14. Et ils virent paraître comme des enis, seditque suprà sin- langues de feu, partagées au-dessus de l'assemblée, et s'arrêtant, une sur chacun. d'eux;

Et repleti sunt omnes Spiritu Sancto, el caperunt loqui variis linguis,

bat elequi illis.

45. Et ils furent tous remplis de l'Esprit

prout Spiritus Sanctus da Saint, et commencèrent à parler diverses langues, selon les paroles que l'EspritSaint leur mettait dans la bouche.

Erant autem in Jern. salem habitantes Judæi, vili relgiosi ex cmni nat one, quæ sub cœlo

cst.

Facta autem hae voce, convenit multitudo, et mente confusa est, quo. niam auriiebat unu-quis que lingua sua illos loquentes.

Stupebant autem omnes, et mirabantur, dicentes: Nonné eccè omnes isti, qui loquuntur, Galilæi sunt?

16. Or, il y avait alors dans Jérusalem des Juifs religieux et de toutes les nations qui sont sous le ciel,

17. Ce bruit s'étant fait entendre, une multitude de personnes s'assembla et fut tout étonnée de ce que chacun les entendait parler en sa propre langue1.

18. Et tous étaient hors d'eux-mêmes, et ils s'étonnaient, disant : Est-ce que tous ceux-ci qui parlent ne sont pas Galiléens? 19. Comment donc les entendons-nous guam nostram, in qua parler chacun la langue de notre pays? 20. Nous Parthes, Mèdes, Élamites; nous

Et quomodò nos audivimus unusquisque lin

Dati sumus?

Parthi, et Medi, et

17. D'après la croyance des Juifs, le miracie des langues aurait eu lieu lors de la fondation de l'ancienne alliance. Car les rabbins, s'appuyant sur ces paroles de l'Écriture, Et tout le peuple entendit les voix, croyaient que, lors de la promulgation de la loi, la parole (de Dieu) s'était partagée en 72 langues, de sorte qu'elle pouvait être entendue par toutes les nations de la terre. Mais ce qui n'était chez les Juifs qu'une tradition sans fondement, se produisit au commencement de la nouvelle alliance comme une réalité incontestable. (Dr Sepp.)

Elamitæ, et qui habi- qui habitons la Mésopotamie, et la Judée, et la Cappadoce, le Pont et l'Asie,

tant Mesopotamiam, Judæam, et Cappadociam, Pontum, et Asiam,

Phrygiam, et Pamphyliam, Egyptum, et partes Libya quæ est

venæ Romani,

21. La Phrygie et la Pamphylie, l'E

Cack Cyrenen, et ad- Sypte, et cette partie de la Libye qui est près de Cyrène; et les étrangers venus de Rome,

Judæi quoque, et prose yti: Cretes, et Arabes: audivimus eos loquentes postris linguis magnalia Dei.

Stupebant autem omnes, et mirabantur ad

22. Les Juifs et les prosélytes, les Crétois et les Arabes : nous les avons entendus raconter chacun dans notre langue les merveilles de Dieu.

23. Et ils étaient dans l'étonnement et invicem dicentes: Quid dans l'admiration, se demandant l'un à l'autre Que veut dire ceci?

nam vult hoc esse?

bli autem profecti prædicaverunt ubique, Domino cooperante, et sermonem confirmante, sequentibus signis.

24. Et les apôtres, s'en allant, prêchèrent partout, le Seigneur agissant avec eux, et confirmant leur parole en la faisant des prodiges1.

suivre

par

24. Les apôtres évangélisèrent d'abord Jérusalem, et ne la quittèrent même pas pendant la persécution qui suivit la mort de saint Etienne. Plus tard ils se répandirent dans les provinces de la Judée et du royaume d'Israël ; ensuite ils allèrent bien parmi les nations, mais ils ne parlaient qu'aux Juifs et n'enseignaient que dans leurs maisons et dans leurs synagogues. A la fin, quand il fut bien constant que les Juifs repoussaient l'Évangile, Paul et Barnabé leur adressèrent ces paroles terribles. C'était à vous qu'il fallait annoncer premièrement la parole de Dieu; mais puisque vous la rejetez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voilà que nous allons vers les Gentils. Car le Seigneur nous l'a ordonné: « Je vous ai établis pour être la lumière des Gentils, afin que vous soyez leur salut jusqu'aux extrémités de la terre. Et en effet quelques jours auparavant Dieu avait averti le chef des apôtres dans une vision qu'il devait maintenant porter aux nations le bienfait de la loi de Jésus-Christ. Alors donc, et seulement alors, s'accomplit ce que dit saint Marc Et les apôtres, s'en allant, etc.

D

13. Tout à coup se fit entendre un bruit venant du ciel, etc.- Quand Dieu voulut donner la loi à Moïse sur le mont de Sinaï, il fit quatre choses importantes. Il descendit au bruit du tonnerre et des trompettes. Toute la montagne parut en feu, et on y vit éclater la flamme dans

un tourbillon de fumée. Dieu grava le Décalogue sur deux tables de pierre. Il prononça les autres articles de la loi d'une voix haute et intelligible, qui fut entendue de tout le peuple. Pour publier la loi évangélique, il renouvela ces quatre choses, mais d'une manière bien plus excellente. L'ouvrage commença par un grand bruit: mais ce ne fut ni la violence du tonnerre, ni le son aigu des trompettes, comme on l'entend dans un combat; le bruit que Dieu envoya fut semblable à celui d'un vent impétueux, qui figurait le Saint-Esprit : et qui, sans être terrible ni menaçant, remplit toute la maison, et appela tout Jérusalem au beau spectacle que Dieu lui allait donner. On vit un feu, mais pur et sans fumée, qui ne parut pas de loin pour effrayer les disciples, mais dont la flamme innocente sans les brûler ni entamer leurs cheveux, se reposa sur leur tête. Ce feu pénétra le dedans, et, par ce moyen, la loi de l'Évangile fut doucement imprimée, non pas dans des pierres insensibles, mais dans un cœur composé de chair, et ramolli par la grace. Il y eut une parole, mais qui se multipliait d'une manière admirable. Au lieu que sur la montagne de Sinaï Dieu ne parla qu'une seule langue, et à un seul peuple : dans la publication évangélique qui devait réunir en un tous les peuples de l'univers dans la foi de Jésus-Christ et la connaissance de Dieu; dans un seul discours on entendait toutes les langues, et chaque peuple entendit la sienne. Ainsi Jésus établit sa loi bien autrement que Moïse. Croyons, espérons, aimons, et la loi sera dans notre cœur. Préparons-lui des oreilles intérieures, une attention simple, une crainte douce qui se termine en amour. De dessus du mont Sinaï Dieu criait : N'approchez pas ni hommes, ni animaux, il y va de la vie et tout ce qui approchera mourra de mort. Sur la sainte montagne de Sion, Dieu n'approche pas seulement sous la figure d'une flamme lumineuse, mais il entre au-dedans du cœur; ce beau feu prend la figure d'une langue; le Saint-Esprit vient parler au cœur des apôtres, et de leur cœur doit sortir la parole qui convertira tout l'univers. (BOSSUET.)

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13. Tout à coup se fit entendre un bruit venant du ciel, et semblable à celui d'un vent impétueux qui s'élève; et il remplit toute la maison où ils étaient assis.- La foule sortait du Temple où elle venait d'assister au sacrifice du matin, lorsqu'elle entendit le bruit de voix célestes, vit la maison trembler, des hommes en sortir inspirés et leur parler d'une manière miraculeuse. Une flamme sur la tête d'un homme élait, aux yeux de la plus haute antiquité, le signe d'une vocation divine. C'était la première fois que ce phénomène se produisait chez les

disciples du Christ; mais il s'est renouvelé plus d'une fois depuis dans l'Église, et particulièrement dans la personne de saint François de Sales pendant qu'il prêchait. La majesté divine, qui annonçait autrefois par des flammes visibles sa présence au-dessus du Tabernacle, quitta le Saint des saints quelque temps avant la ruine de Jérusalem, avec un bruit qui ressemblait à celui de la tempête, comme le rapporte Josèphe. C'est avec l'impétuosité et le bruit de la tempête aussi qu'elle entre aujourd'hui dans la maison des fidèles de la nouvelle alliance. L'ancienne loi avait été donnée ce même jour aux Juifs sur le Sinaï, quinze cents ans auparavant. Le mont Horeb alors avait été ébranlé jusque dans ses fondements et enveloppé de nuages. Pendant que de son sommet sortaient des torrents de flamme et de fumée, Moïse descendit, le visage enflammé, pour proclamer en présence du peuple d'Israël les commandements du Décalogue. Aujourd'hui le mont Sion remplace le Sinaï. Aujourd'hui parmi les mêmes sigues est fondée l'Église de la nouvelle alliance. Un nouveau Moïse annonce aux Juifs étonnés la fin de l'ancienne loi, l'accomplissement de toutes les prophéties et la résurrection des corps accomplie dans la personne du Christ, prémices des ressuscités. (D' SEPP.)

14-15. Et ils virent paraître comme des langues de feu, partagées audessus de l'assemblée, et s'arrêtant une sur chacun d'eux; et ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint.- Des langues de feu! nous dit le Juif; cominent ne les brûlaient-elles pas? Je lui demanderai, à mon tour, comment le buisson ardent brûlait sans se consumer; comment les corps des trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise de Babylone y restèrent sans être atteints par ses flammes dévorantes. Pourquoi du feu? comme emblème de la sainte ardeur dont leur esprit et leur cœur allaient être embrasés. De pauvres pêcheurs ont parcouru toute la terre, en la renouvelant, en la purifiant. Employaient-ils la lance ou le javelot? Avaient-ils des trésors? Étaient-ce des hommes éloquents? Rien de tout cela. Pour armure, pour tout vêtement, pour tout langage, la puissance de Jésus-Christ qui leur avait promis d'être avec eux jusqu'à la consommation des siècles. Ils ont parcouru le monde entier, semblables à des agneaux jetés au milieu des loups. Étrange nouveauté leur Maître ne la leur avait pas laissé ignorer: Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups, leur dit-il. Jamais pasteur avait-il agi de la sorte? A la vue du loup, le pasteur retient ses brebis; Jésus-Christ, au contraire, envoie les siennes contre les loups, qui, bien loin d'en faire leur proie, se laissent désarmer par elles. II

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