Revue canadienne, Volume 3; Volume 19

Front Cover
Alphonse Leclaire
Revue canadienne, 1883
0 Reviews
Reviews aren't verified, but Google checks for and removes fake content when it's identified
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 24 - Entre toutes les différentes expressions qui peuvent rendre une seule de nos pensées , il n'y en a qu'une qui soit la bonne : on ne la rencontre pas toujours en parlant ou en écrivant. Il est vrai néanmoins qu'elle existe; que tout ce qui ne l'est point est faible, et ne satisfait point un homme d'esprit qui veut se faire entendre.
Page 433 - O Canadiens-Français! comme notre âme est fière De pouvoir dire à tous: " La France, c'est ma mère ! Sa gloire se reflète au front de son enfant." Glorieux de son nom que nous portons encore, Sa joie ou sa douleur trouve un écho sonore Aux bords du Saint-Laurent. Soit que l'orage gronde et, courbant notre tête, Fasse peser sur nous les maux de la conquête ; Soit que, libres enfin après bien des combats, Nous gardions de ton sang l'indomptable puissance, O mère ! c'est vers toi que notre...
Page 145 - Un Canadien errant, Banni de ses foyers, Parcourait en pleurant Des pays étrangers. Un jour, triste et pensif, Assis au bord des flots, Au courant fugitif...
Page 434 - Pauvre soldat, aux jours de ma jeunesse, " Pour vous, Français, j'ai combattu longtemps ; '' Je viens encor dans ma triste vieillesse, " Attendre ici vos guerriers triomphants. " Ah ! bien longtemps vous attendrai-je encore " Sur ces remparts où je porte mes pas ? " De ce grand jour quand verrai-je l'aurore ? " Dis-moi, mon fils, ne paraissent-ils pas ? " Qui nous rendra cette époque héroïque
Page 435 - Tu l'as dit, ô vieillard ! la France est revenue. Au sommet de nos murs, voyez-vous dans la nue Son noble pavillon dérouler sa splendeur ? Ah ! ce jour glorieux où les Français, nos frères, Sont venus, pour nous voir, du pays de nos pères,. Sera le plus aimé de nos jours de bonheur.
Page 137 - ... mais il est bon que vous observiez que, comme vous devez toujours suivre dans le gouvernement et la conduite de ce pays-là les formes qui se pratiquent ici, et que nos rois ont estimé du bien de leur service depuis longtemps de ne point assembler les états généraux de leur royaume, pour peut-être anéantir insensiblement cette forme ancienne, vous ne devez aussi donner que très rarement, et pour mieux dire jamais, cette forme au corps des habitants du dit pays...
Page 441 - O dix-neuvième siècle, époque de merveilles ! Ton génie a créé des forces sans pareilles ; Tu prends la foudre au ciel et la tiens dans ta main ; Prompte comme l'éclair, la vapeur condensée, Emporte dans ses bras une foule pressée, Et détruit pour jamais les longueurs du chemin. • La matière, ton Dieu, t'a donné sa puissance, Les trésors de son sein et toute sa science ; Les éléments vaincus s'inclinent devant toi ; Tes marins ont sondé la mer et ses abîmes, Sous tes pieds dévorants...
Page 435 - C'est le vieux Canadien à son poste rendu ! Le canon de la France a réveillé cette ombre Qui vient, sortant soudain de sa demeure sombre, Saluer le drapeau si longtemps attendu. Et le vieux soldat croit, illusion touchante ! Que la France, longtemps de nos rives absente Y ramène aujourd'hui ses guerriers triomphants, Et que sur...
Page 355 - RABELAIS sont inexcusables d'avoir semé l'ordure dans leurs écrits : tous deux avaient assez de génie et de naturel pour pouvoir s'en passer, même à l'égard de ceux qui cherchent moins à admirer qu'à rire dans un auteur. Rabelais surtout est incompréhensible : son livre est une énigme, quoi qu'on veuille dire, inexplicable ; c'est une chimère, c'est le visage d'une belle femme avec des pieds et une queue de serpent, ou de quelque autre bête plus difforme; c'est un monstrueux assemblage...
Page 552 - Ses chants participent de l'éternité : les accents enflammés confiés aux cordes de sa lyre divine retentissent encore, après trente siècles, dans toutes les parties de l'univers. La synagogue conserva les Psaumes, l'Eglise se hâta de les adopter, la poésie de toutes les nations chrétiennes s'en est emparée, et, depuis .plus de trois siècles, le soleil ne cesse d'éclairer quelques temples dont les voûtes retentissent de ces hymnes sacrées. On les chante à Rome, à Genève, à Madrid,...

Bibliographic information