De la nature des sociétés humaines

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Librairie nouvelle, 1855 - 409 pages
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Popular passages

Page 110 - Et la mer leur répond par ses mugissements ; La rive au loin gémit, blanchissante d'écume; La flamme du bûcher d'elle.même s'allume ; Le ciel brille d'éclairs, s'entr'ouvre, et parmi nous Jette une sainte horreur qui nous rassure tous.
Page 64 - Le premier langage de l'homme, le langage le plus universel, le plus énergique, et le seul dont il eut besoin avant qu'il fallût persuader des hommes assemblés, est le cri de la nature.
Page 215 - ... concevoir toute une série de représentations semblables : la première communique son état et la conscience de son état à la seconde; celle-ci son propre état, plus celui de la substance précédente à la troisième, et ainsi de suite. La dernière aurait conscience des états de toutes les substances précédentes comme de sa substance propre , parce que, état et conscience de ces états, tout lui aurait été transmis. Cependant elle n'aurait pas été la même personne dans tous ces...
Page 150 - certains animaux farouches, des mâles et des femelles, répandus par la campagne, noirs, livides, et tout brûlés du soleil, attachés à la terre qu'ils fouillent et qu'ils remuent avec une opiniâtreté invincible ; ils ont comme une voix articulée, et quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine; et en effet ils sont des hommes.
Page 267 - Lycurgue, mêlant le larcin avec l'esprit de justice , le plus dur esclavage avec l'extrême liberté, les sentiments les plus atroces avec la plus grande modération , donna de la stabilité à sa ville. Il sembla lui...
Page 64 - Quand les idées des hommes commencèrent à s'étendre et à se multiplier, et qu'il s'établit entre eux une communication plus étroite, ils cherchèrent des signes plus nombreux et un langage plus étendu...
Page 158 - ... sorte ? Où at-on pris la preuve de tous ces droits ? Dans les besoins de l'homme, disent quelques philosophes. Ses besoins constituent ses droits. Il a besoin de se mouvoir librement, de travailler pour vivre, de penser; quand il a pensé, de parler suivant sa pensée : donc il a le droit de faire ces choses ! Ceux qui ont raisonné ainsi ont approché de la vérité et ne l'ont pas atteinte, car il résulterait de leur manière de raisonner que tout besoin est un droit, le besoin vrai comme...
Page 164 - ... la manière d'être de ces individus si diversement dotés. Lorsque, étendant encore plus ma vue, je vais de l'homme au cheval et au chien , du cheval et du chien à la taupe, au polype, au végétal ; lorsque, dans une même forêt , je vois à côté du chêne superbe une humble fougère , entre les chênes eux-mêmes quelques-uns plus heureux , que la terre, la pluie , le soleil ont favorisés, qui ont grandi entre tous , puis entre eux un plus heureux encore qui a échappé au fer du bûcheron...
Page 223 - De plus, une substance absolue doit être unique, pour être absolue : deux absolus sont contradictoires, et l'absolue substance est une ou n'est pas. On peut même dire que toute substance est absolue en tant que substance, et par conséquent une; car des substances relatives détruisent l'idée même de substance, et des substances finies , qui supposent au delà d'elles une substance encore à laquelle elles se rattachent, ressemblent fort à des phénomènes.
Page 106 - On ne peut encore répondre rien qui vaille. Il faut donc dire, que l'âme de l'homme a été créée dans l'ordre, aussi bien que les autres choses, par un Etre infiniment parfait, et que si elle n'y est plus, c'est parce qu'abusant de sa liberté, elle est tombée dans le désordre.

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