Science et philosophie ...

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Bloud & cie., 1913 - 255 pages
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Page 246 - L'un après l'autre, les faits inexpliqués venaient s'encadrer sous une même discipline logique; et bien peu des témoins de ce progrès doutaient qu'après avoir réussi à assujettir tous les astres de l'univers aux inflexibles lois d'une mécanique aussi simple qu'invariable, la science ne sût bientôt établir dans tous les domaines, même dans celui du monde moral et social, les formules propres à réduire tous les problèmes susceptibles d'occuper l'intelligence, à de simples questions...
Page 44 - Or, la chaleur jouit de cette propriété fondamentale de se communiquer au milieu ambiant, jusqu'à ce qu'il y ait équilibre de température entre les corps situés dans ce milieu. Donc, en vertu du principe que nous avons énoncé, il ya, dans l'univers, une tendance manifeste à l'uniformité de la température. Ainsi le monde matériel s'achemine vers un état-limite ; plus il s'en rapproche, plus les occasions de nouveaux changements disparaissent ; si cet état se réalisait enfin, aucun nouveau...
Page 43 - ... intervient un principe fondamental, l'une des plus récentes et peut-être la plus merveilleuse conquête de la science : nous voulons parler de l'équivalence du travail et de la chaleur. On sait aujourd'hui que toute l'activité de la matière peut se résumer dans une notion simple, la notion de ce qu'on a appelé l'énergie des corps. Dans un milieu fini, comme l'est nécessairement l'univers, l'énergie totale est constante, ainsi qu'il est aisé de le démontrer. Seules, les manifestations...
Page 30 - ... élevé par les générations successives, s'accorde dans ses lignes avec un autre monument bien plus ancien, qui n'a pas été bâti de main d'homme, et que tous ici nous entourons de notre respect et de notre amour : je veux parler de l'édifice de nos croyances. En un mot, les sciences, au point de merveilleux développement où elles sont aujourd'hui parvenues, apportent-elles un renfort intellectuel à tous les motifs que nous avons déjà de nous incliner devant les enseignements de la...
Page 255 - Bavière voit accourir au pied de »es montagnes des foules avides de contempler le moins mondain de tous les spectacles. Pourquoi ces foules s'en reviennent-elles non seulement charmées et émues, mais fortifiées dans leurs croyances? Sinon parce que le plus poignant de tous les drames, celui sur lequel repose notre foi, a su trouver chez vos paysans des interprètes sérieux et convaincus? Demeurons donc fidèles à cette méthode. Nous aurons alors le droit de nous approprier, en la modifiant...
Page 35 - ... et, s'il parvient à leur donner une expression philosophique, c'est-à-dire abstraite et dégagée de tout souci d'une application pratique immédiate, on peut dire qu'à ce moment une science est fondée. Ainsi, toute science dérive d'un art par la substitution de formules philosophiques à des règles expérimentales, et le caractère propre de cette transformation, c'est que la considération des objets naturels ou concrets est remplacée par celle d'un certain nombre de notions abstraites....
Page 35 - ... par celle d'un certain nombre de notions abstraites. En même temps, le côté industriel et la préoccupation de l'utile ont disparu ; les phénomènes commencent à être envisagés pour eux-mêmes, sans qu'on songe à se demander si leur étude conduira plus tard à quelque application pratique. A l'observation de la grande loi du travail, non pas du travail isolé, mais de celui qui groupe en faisceaux coordonnés toutes les forces du corps social, la Providence avait attaché ce privilège,...
Page 243 - ... autour duquel elle aimait à rallier ses troupes. Combien, parmi eux, sauraient dominer la défiance trop justement excitée par les excès de la campagne menée au nom du progrès de la culture intellectuelle, et pénétrer hardiment sur un terrain dont on leur contestait sans droit la libre entrée ? Mais aussi quelle heureuse surprise, lorsque, dès l'ouverture de la première session de Paris, on vit se manifester, chez les congressistes, cet entrain généreux, cet élan fraternel, ces bouffées...
Page 45 - ... elle est forcée de conclure qu'un jour viendra où ces mouvements, par lesquels seuls la matière se manifeste à nous, seront condamnés à s'arrêter. Peut-on rêver une démonstration plus péremptoire de ce principe : que la matière ne renferme en ellemême rien d'immuable, qu'elle ne tourne pas dans un cycle fermé, mais que, partie d'une certaine origine, elle s'achemine vers une fin déterminée? Ainsi, la science nous a fourni la notion de l'ordre ; elle vient d'y ajouter celle d'une...
Page 36 - ... philosophe les choses de la création. Mais nous n'avons vu encore que la première des étapes de la science. Or, elle en a bien d'autres à parcourir, et chacune d'elles sera marquée par un pas de plus dans la voie des abstractions, jusqu'à ce que, en dernière analyse, elle ait subsitué partout, à la notion des objets naturels, ces abstractions suprêmes auxquelles le monde matériel finit par se réduire, et qui sont la masse, le temps, l'espace et la force. Par exemple, l'histoire naturelle...

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