France et Marie, Volume 2

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V. Magen, 1836 - 695 pages
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Page 66 - La lâcheté de votre frère a tout perdu. Il ne pouvait paraître à la côte que pour tout perdre ou tout sauver. Son retour en Angleterre a décidé de notre sort : sous peu , il ne me restera plus qu'à périr inutilement pour votre service.
Page 324 - Arrivée lucide et naïve encore dans un atelier d'imprimerie, votre pensée, soit dit sans méchante équivoque, est réservée là à plus d'une épreuve ! D'abord ce seront les aspects décourageants que donneront à vos phrases les bévues typographiques et l'air hébété d'un premier placard. Savezvous ce que c'est qu'un placard ? C'est une espèce de gâteau de plomb à donner mille indigestions littéraires. Connaissezvous ce jovial garçon qui, un morceau de fer de la main gauche et ramassant...
Page 160 - ... plus doux et de manteau dans l'occasion. Mais l'opération difficile est de faire approcher la jument au banc de bois placé à la porte du château, afin que je puisse m'élancer en croupe. La farouche bête connaît l'inconvénient du double poids, ou elle s'effraye des tristes couleurs de ma robe ; et sous les saccades et les atteintes du sabot, il faut voir sa longue résistance. L'éclair de ses yeux sauvages brille sous la crinière épaisse et en désordre. Enfin, nous partons, et je regrette...
Page 158 - C'est à elle qu'on montre les grands mystères purs et la naissance même du Jour et de la Nuit. Car elle a des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre et une bouche qui est pour ne pas parler.
Page 252 - Montrez à tout le monde dans votre contenance , « dans vos discours, et sur votre visage, que vous « avez beaucoup de ce courage et de cette résolu« tion qui m'ont tant donné de confiance en vous , « et qui auraient triomphé des ennemis de notre «foi et de notre Roi, si nous n'avions pas été « indignement trahis. » Ils rentrèrent dans la tour les uns après les autres , marchant lentement , et parlant tout...
Page 159 - Marie, je n'ai vu sans une pieuse et riante émotion, tout ensemble, s'approcher le cavalier rustique qui m'emporte à Mouhers les dimanches. C'est le chef de la métairie. Il vient, monté sur la poulinière luisante. Il porte, lui, veste et pantalon de droguet bleu, sabots neufs, chapeau de laine noire à grands bords et bourdaloue de velours. Par-dessus la selle ou bâtine...
Page 85 - Qu'auraitelle à espérer de ton indulgence a toi, vieillard, qui n'auras point passé par la jeunesse? Moi, j'ai passé par là, mon enfant; je sais qu'une femme est fragile et qu'elle a besoin d'appui. Je craindrais qu'un galant du temps de Louis XV ne devint ton rival; car si ta femme allait chercher un cœur sous la glace, faute d'en trouver ailleurs, ce qui pourrait t'arriver de l'aventure serait d'être au moins... ridicule.
Page 164 - J'étais heureux d'aller m'asseoir près d'elle, de la contempler, de lire à ses pieds pendant des heures entières. Quand elle avait retenu du soleil je ne sais quelle chaleur vivante, puis, à cause de la rosée, la molle tiédeur de la peau d'une femme, j'étais tremblant de toucher ses épaules et de déposer un baiser sur ce front pur. Quelquefois je lui reprochais d'être de marbre, et ma passion s'irritait jusqu'au délire.

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