Progrès et bonheur: philosophie, morale et science du progrès et du bonheur, Volume 1

Front Cover
F. Alcan, 1914 - 390 pages
0 Reviews
Reviews aren't verified, but Google checks for and removes fake content when it's identified
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 219 - Venez, les bénis de mon Père ; possédez le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; j'étais nu, et vous m'avez revêtu ; j'étais malade , et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venu à moi.
Page 244 - S'il ya un Dieu, il ne faut aimer que lui, et non les créatures passagères. Le raisonnement des impies, dans la Sagesse, n'est fondé que sur ce qu'il n'ya point de Dieu. Cela posé, disent-ils, jouissons donc des créatures: c'est le pis-aller.
Page 94 - Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent ; et priez pour ceux qui vous persécutent et qui vous calomnient ; 45.
Page 231 - Et, afin que notre âme ait ainsi de quoi être contente, elle n'a besoin que de suivre exactement la vertu. Car quiconque a vécu en telle sorte que sa conscience ne lui peut reprocher qu'il ait jamais manqué à faire toutes les choses qu'il a jugées être les meilleures (qui est ce que je nomme ici suivre la vertu), il en reçoit une satisfaction qui est si puissante pour le rendre heureux que les plus violents efforts des passions n'ont jamais assez de pouvoir pour troubler la tranquillité...
Page 181 - ... notre volonté ne se portant à suivre ni à fuir aucune chose que selon que notre entendement la lui représente bonne ou mauvaise, il suffit de bien juger pour bien faire, et de juger le mieux qu'on puisse pour faire aussi tout son mieux, c'est-à-dire pour acquérir toutes les vertus, et ensemble tous les autres biens qu'on puisse acquérir; et, lorsqu'on est certain que cela est, on ne saurait manquer d'être content.
Page 40 - L'esprit ne meut la matière, ni immédiatement, ni même médiatement. Mais il n'ya pas de matière brute, et ce qui fait l'être de la matière est en communication avec ce qui fait l'être de l'esprit. Ce que nous appelons les lois de la nature est l'ensemble des méthodes que nous avons trouvées pour adapter les choses à notre intelligence et les plier à l'accomplissement de nos volontés. A l'origine, l'homme ne voyait partout que caprice et arbitraire surnaturels.
Page 127 - Il est donc possible que la ruine des croyances idéalistes soit destinée à suivre la ruine des croyances surnaturelles, et qu'un abaissement réel du moral de l'humanité date du jour où elle a vu la réalité des choses. A force de chimères, on avait réussi à obtenir du bon gorille un effort moral surprenant; ôtées les chimères, une partie de l'énergie factice qu'elles éveillaient disparaîtra.
Page 181 - C'est que le philosophe est convaincu que, « s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, c'est dans la médecine qu'on doit le chercher...
Page 224 - Car même en sommeillant, sans souffle et sans clartés, Toujours le volcan fume et la cloche soupire. Toujours de cet airain la prière transpire, Et l'on n'endort pas plus la cloche aux sons pieux Que l'eau sur l'océan ou le vent dans les cieux!
Page 179 - ... immortels que nous avons quittés. Nos pieds sont impuissants pour nous y conduire; ils ne sauraient que nous transporter d'un coin de la terre à l'autre. Ce ne sont pas non plus des navires qu'il nous faut, ni des chars emportés par des chevaux rapides : laissons de côté ces inutiles secours. Pour revoir notre chère patrie, il n'est besoin que d'ouvrir les yeux de l'esprit en fermant ceux du corps. » * Mais si je reconnais volontiers ce qu'il y avait de grandeur dans le spiritualisme des...

Bibliographic information