Le théâtre des Grecs, par le r.p. Brumoy, Volume 3

Front Cover
1786
0 Reviews
Reviews aren't verified, but Google checks for and removes fake content when it's identified
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 203 - Il n'est point de serpent ni de monstre odieux Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux : D'un pinceau délicat l'artifice agréable Du plus affreux objet fait un objet aimable.
Page 406 - D'être heureux en naissant l'homme apporte l'envie ; Mais il n'est point, crois-moi, de bonheur dans la vie. Il lui faut, d'âge en âge , en changeant de malheur, Payer le long tribut qu'il doit à la douleur. Ses premiers jours, peut-être, ont pour lui quelques charmes ; Mais qu'il connaît bientôt l'infortune et les larmes ! Il meurt dès qu'il respire, il se plaint au berceau ; Tout gémit sur la terre, et tout marche au tombeau.
Page 544 - OEta; ces dépouilles seront mises sur mon tombeau comme un monument de la victoire due à mes. flèches. Et toi, ô fils d'Achille ! je te déclare que tu ne peux vaincre sans Philoctète , ni Philoctète sans toi.
Page 376 - Mon sort! je le préfère A l'hymen le plus doux, au trône de mon frère. Hélas ! c'est à mon bras que le vôtre eut recours. Si mon sexe trop faible a borné mes secours, Par ma tendresse au moins j'ai calmé vos alarmes ; J'ai soutenu vos pas, j'ai recueilli vos larmes. Hélas ! pour vous nourrir, j'ai souvent mendié Les refus insultants d'une avare pitié.
Page 371 - Le rossignol fait retentir ses doux accens dans ses vallons verdoyans, où l'on n'éprouve jamais les rigueurs de l'hiver; les vents n'y font jamais sentir leur bruyante haleine; et les rayons ardens du soleil ne peuvent percer le feuillage ombreux des arbres chargés de fruits et entrelacés de pampres. Le riant Bacchus et ses joyeuses compagnes y ont fixé leur séjour.
Page 415 - ... désir.! Ton Étéocle et toi, privés de funérailles, Puissiez-vous tous les deux vous ouvrir les entrailles ! De tous les champs thébains puisses-tu n'acquérir Que l'espace, en tombant, que ton corps doit couvrir! Et, pour comble d'horreur, couché sur la poussière, Mourir, mais en sujet, et bravé par ton frère! Adieu ! tu peux partir. Raconte à tes amis, Et l'accueil et les vœux que je garde à mes fils, etc.
Page 90 - Pylade, ne perdons plus le temps en difcours ftcriles : entrons ; mais faluons auparavant les dieux tutélaires qui veillent au veftibule de ce palais. ELECTRE. O Apollon! jettez un regard favorable, & fur eux & fur moi. Hélas , vous le fcavez , ma main libérale a répandu fur vos autels tous les dons que mon indigente piété m'a permis d'y porter. Je n'ai plus rien à vous offrir que des vœux, des prières & des adorations. Daignez les recevoir : afîldez nous dans cette grande entreprife ;...
Page 483 - ... feul dans les maux que tu vois. Je n'ignore pas combien je te ferai à charge , mais il y auroit de la honte à m'abandonner. Jette - moi à la proue , à la pouppe , dans la fentine même , partout où je t'incommoderai le moins.
Page 535 - Au céleste courroux qui poursuit les perfides. Je VOUS ai dévoués aux vengeances des dieux. Qu'elles tombent sur VOUS : ce sont là mes adieux.
Page 286 - L'incefte m'a placé dans le lit maternel, Et vous êtes le fruit de ce nœud criminel. Il faudra fupporter l'affront de ces reproches ; Vous verrez les mortels éviter vos approches; Et vous arriverez au terme de vos ans Sans connoître un époux , fans nourrir des enfans.

Bibliographic information