Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à Eschyle: étudié dans son développement moral et dans son caractère dramat

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Hachette, 1869 - 553 pages
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Page 397 - Bien doux est Dionysos, lorsque, dans les montagnes, après la course des thiases, il se laisse tomber sur le sol. Couvert de la nébride sacrée, avide de boire le sang du bouc et de dévorer sa chair crue, il s'élance dans les montagnes de Phrygie ou de Lydie. Bromios, le premier, crie Évoé.
Page 417 - Quant à l'Hippolyte d'Euripide, il a une teinte si divine que, pour le sentir dignement, il faut pour ainsi dire être initié dans les mystères de la beauté, avoir respiré l'air de la Grèce. Rappelez-vous ce que l'antiquité nous a transmis de plus accompli parmi les images d'une jeunesse héroïque : les Dioscures de Monte-Cavallo, le Méléagre et l'Apollon du Vatican. Le caractère d'Hippolyte occupe dans la poésie à peu près la même place que ces statues dans la sculpture.
Page 341 - Dieu puissant, tu sais la fin dernière de toute chose et tu connais toutes les voies; tu comptes les feuilles que la terre fait éclore au printemps et les grains de sable que les...
Page 284 - Le jour et la nuit, l'hiver et l'été, la guerre et la paix, la satiété et la faim ne se distinguent pas dans leur essence divine.
Page 283 - le feu vit la mort de la terre et l'air vit la mort du feu, l'eau vit la mort de l'air, la terre vit la mort de l'eau.
Page 383 - Néruée, le devin attentif saisit le moment où la palme s'élance du tronc, quand s'ouvre la chambre des Heures et que les fleurs odorantes sentent le souffle embaumé du printemps. Alors le feuillage aimable des violettes se répand sur la terre immortelle, alors les rosés s'enlacent dans les chevelures, les voix retentissent mêlées aux accords des flûtes et les chœurs font résonner les louanges de Sémélé, ceinte d'un gracieux bandeau.
Page 49 - ... là le suprême effort de la religion grecque, car rien ne semblait plus opposé à son principe; et cependant on est surpris de voir combien elle a pu le faire de bonne heure, puisqu'on en trouve déjà le résultat dans Homère. Or, s'il est vrai que la poésie d'Homère est encore tout...
Page 38 - II va au-devani des armes ennemies. Il se rit de la crainte ; il ne tremble Ni ne recule devant l'épée. Sur son dos retentit le carquois, La lance étincelante et le javelot. Il frémit, il hennit, il dévore la terre ' ; II ne se possède plus quand le clairon sonne.
Page 305 - Hector expirant rassemble ses dernières forces pour demander un tombeau à son vainqueur : « Je t'en supplie par tes genoux, par ta vie, par tes parents, ne m'emmène pas auprès des vaisseaux des Grecs pour être déchiré par les chiens ; mais accepte l'airain et l'or que...
Page 267 - C'est toujours la lutte du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres, de la vie et de la mort : d'un côté la puissance du mal s'introduisant sous la figure du serpent avec l'aide de...

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