Euphémie, ou le triomphe de la religion,: drame

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Chez Le Jay, libraire, 1768 - 304 pages
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Page 235 - J'en ai de violents , j'en ai de pitoyables ; J'en ai de généreux qui n'oseraient agir : J'en ai même de bas , et qui me font rougir. J'aime ce malheureux que j'ai choisi pour gendre, Je hais l'aveugle erreur qui le vient de surprendre...
Page 234 - Et si Rome demande une vertu plus haute, Je rends graces aux dieux de n'être pas Romain Pour conserver encor quelque chose d'humain.
Page 216 - Je ne veux point me peindre avec trop d'avantage ; Mais fi quelque vertu m'eft tombée en partage , Seigneur , je crois fur-tout avoir fait éclater La haine des forfaits qu'on ofe m,'imputer. C'eft par-là qu'Hippolyte eft connu dans la Gréce.
Page 217 - Bientôt ils vous diront que les plus saintes lois, Maîtresses du vil peuple, obéissent aux rois; Qu'un roi n'a d'autre frein que sa volonté même...
Page 233 - Qu'elle m'estime autant que Rome vous a fait, ' Je crois faire pour elle autant que vous pour Rome ; J'ai le cœur aussi bon , mais enfin je suis homme...
Page 217 - Maîtrefles du vil peuple , obéiflent aux Rois ; Qu'un Roi n'a d'autre frein que fa volonté même ; Qu'il doit immoler tout à fa grandeur fuprême ; Qu'aux larmes , au travail le peuple eft condamné, Et d'un fceptre de fer veut être gouverné ; Que s'il n'eft opprimé , tôt ou tard il opprime.
Page 206 - Mon trône n'eft fondé que fur des morts illuftres ; Et j'ai mis au tombeau , pour régner fans effroi , Tout ce que j'en ai vu de plus digne que moi. Ce dernier vers eft beau ; je ne fais cependant fi un empereur, qui a eu aflez de mérite et de courage pour parvenir à l'empire du rang de fimple foldat, avoue fi aifément qu'il a immolé tant de...
Page 216 - Quelques crimes toujours précèdent les grands crimes : Quiconque a pu franchir les bornes légitimes Peut violer enfin les droits les plus sacrés : Ainsi que la vertu le crime a ses degrés ; Et jamais on n'a vu la timide innocence.
Page 205 - J'approchai par degrés de l'oreille des rois, Et bientôt en oracle on érigea ma voix : J'étudiai leur cœur; je flattai leurs caprices ; Je leur femai de fleurs le bord des précipices ; Près de leurs pallions rien ne me Fut facré, De inclure et de poids je changeais à leur gré, etc.
Page 211 - Je ne me foutiens plus. Ma force m'abandonne. Mes yeux font éblouis du jour que je revoi; Et mes genoux tremblans fè dérobent fôus moi» Hélas ! (EUe s'a/fied.) . . (ENON E.

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