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(TρEGCUTEρot), qu'on les traite avec douceur et déférence; les vieillards qui travaillent à la parole et à l'instruction ont droit à un double respect'.

Quant à toi, mon cher Timothée, conserve-toi sans tache et sans reproche jusqu'au jour où le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, celui qui peut donner l'immortalité, mais qui la possède seul, qui habite une lumière inaccessible et que nul homme n'a vu et ne peut voir, fera paraître à nos yeux son fils notre seigneur Jésus-Christ. (Il faut remarquer cette distinction formelle entre le Roi du ciel qui reste inaccessible et invisible, et celui qui paraîtra bientôt et viendra familièrement régner au milieu des élus de son père.)

SECONDE ÉPÎTRE A TIMOTHÉE.

Ne rougissons pas de notre seigneur; souffrons pour la bonne nouvelle, avec la force qui nous vient d'Adonaï. S'il nous a appelés, ce n'est point à nos œuvres que nous le devons, c'est au décret de sa volonté, à cette

1. On sait que les mots « surveillants,» << serviteurs, » et « vieillards,» ont été trouvés bons à conserver sous leur forme grecque (évéques, diacres, prétres), dans l'organisation sacerdotale, bien imprévue par Paul, qui s'établit plus tard. La plupart des traducteurs n'hésitent pas à introduire ce dernier sens, même dans les écrits de Paul, toutes les fois que la phrase le permet. Ils s'en abstiennent avec soin dans d'autres cas, par exemple quand le mot est au féminin (πрeσbúτepαι).

grâce qui nous a été donnée en Jésus le Christ avant tous les siècles. Cette grâce est manifestée maintenant par l'avénement de notre Sauveur qui a détruit la mort et apporté la bonne nouvelle de la vie et de l'immortalité.. C'est une vérité assurée que, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous souffrons avec lui, nous régnerons avec lui.

Fuis les discours vains et profanes: la fausse doctrine, comme la gangrène, gagne peu à peu ce qui est sain. Deux des nôtres, par trop de hâte, ont nui à mon œuvre et troublé la foi de quelques-uns. Ils ont dit que la résurrection était déjà arrivée1, et cela n'est pas vrai. A tout ce qu'on te demande sans raison, ne réponds pas, pour éviter les discussions inutiles.

Tu sais bien, mon cher fils, que les derniers jours doivent être signalés par la présence de toutes sortes de mauvaises gens dont quelques-uns affecteront les dehors de la piété. Certes, le nombre en est asez grand pour que nous soyons assurés que la fin est proche. Fuis avec soin ces méchantes gens, toi qui, plus heureux que d'autres, es instruit des signes des temps, ayant été nourri dès ton enfance dans les saintes Écritures où se trouve tout ce qui assure le salut par la foi.

« Je t'en prie donc, au nom d'Adonaï et de son fils,

1. Ils avaient affirmé sans doute que quelques-uns des fidèles qui étaient morts (dormientes) avaient déjà reparu vivants.

ne te lasse pas d'annoncer la bonne nouvelle. En tout temps et partout, que le moment soit bien ou mal choisi, presse, reprends, supplie, menace; supporte tout, instruis sans cesse. Veille, souffre. Tout ce que doit faire un zélé prêcheur de bonne nouvelle, fais-le;-sois sobre. Quant à moi, je suis comme la victime qui a déjà reçu l'aspersion pour être offerte, et le temps de ma délivrance est arrivé. J'ai combattu le bon combat; j'ai achevé ma course; j'ai gardé la foi; je n'ai plus qu'à attendre la couronne de justice qui m'est réservée pour le jour d'Adonaï. Il m'a assisté et m'a fortifié. Il me délivrera de toute action mauvaise et me sauvera jusqu'à l'établissement de son règne. A lui soient la gloire et l'empire dans les siècles des siècles!

ÉPÎTRE A TITE.

Je t'ai laissé en Crète, afin que tu y règles tout ce qui reste à régler. Car il y en a plusieurs parmi ceux qui ont embrassé la foi, qui enseignent par un intérêt honteux ce qui ne se doit point. On a dit des Crétois qu'ils sont toujours menteurs. Ce sont de méchantes bêtes qui n'aiment qu'à manger et à ne rien faire. Ce témoignage est véritable. Reprends-les donc fortement, afin qu'ils conservent la vérité de la foi et qu'ils ne s'arrêtent point à des fables judaïques. Enseigne aux vieil

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lards à être sobres, honnêtes, modérés, à se conserver purs dans la foi, la charité et la patience.

La grâce d'Adonaï qui est notre salut a paru à tous les hommes; c'est par elle que, renonçant à toutes les pensées de ce monde qui va finir, nous nous remplissons de la bienheureuse espérance de la manifestation prochaine de notre Sauveur. Car il s'est donné pour nous racheter de tout châtiment du péché, se préparant ainsi par notre purification le nouveau peuple (λaòv) qui doit jouir sous son règne de l'abondance promise.

Recommande à tes subordonnés d'obéir aux puissants, de ne rien faire pour en être inquiétés, et d'être doux avec tout le monde. Nous avons nous-mêmes autrefois pratiqué le mal sous toutes les formes; mais la bonté et l'amour d'Adonaï nous ont sauvés, non pas à cause des œuvres de justice que nous avons faites, mais à cause de sa miséricorde qu'il lui a plu de faire tomber sur nous et non sur d'autres. Il nous a fait renaître par le baptême en introduisant en nous un esprit que ia mort ne peut plús éteindre. Il a voulu nous envoyer ce nouvel esprit par son Christ Jésus, afin qu'étant justifiés par la grâce, nous devinssions cohéritiers de la pro

messe.

Évite les questions impertinentes, les discussions et

1. On ne traduit pas ici les mots πρεσβύτας, πρεσβύτερους, par << prêtres. >>

lescon testations au sujet de la Torah. Tout cela ne sert à rien. Quant à ceux qui, après deux ou trois avertissements, persistent dans une interprétation différente de la nôtre, qu'ils sachent que faire cela c'est pécher (faire rentrer en soi le péché et la mort) « comme si l'on se condamnait par son propre jugement. » (Ch. ш, v. 11.)

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