Oeuvres complètes, Volume 13

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Les Bibliophiles de l'originale, 1846
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Page 624 - Quelle personne parmi les gens dont l'esprit est cultivé, ou dont le cœur a reçu des blessures, peut se promener dans une forêt, sans que la forêt lui parle?
Page 333 - Je n'ai point fait des idylles sur mes gens, je les ai acceptés pour ce qu'ils sont, de pauvres paysans, ni entièrement bons ni entièrement méchants, auxquels un travail constant ne permet point de se livrer aux sentiments, mais qui parfois peuvent sentir vivement. Enfin, j'ai surtout compris que je n'agirais sur eux que par des calculs d'intérêt et de bien-être immédiats.
Page 53 - Gardes nationales, joignez les efforts de vos bras à celui des troupes de ligne. « Si vous connaissez parmi vous des hommes partisans des brigands, arrêtez-les! Que nulle part ils ne trouvent d'asile contre le soldat qui va les poursuivre; et s'il était des traîtres qui osassent les recevoir et les défendre, qu'ils périssent avec eux!
Page 52 - Le gouvernement pardonnera : il fera grâce au repentir; l'indulgence sera entière et absolue ; mais il frappera quiconque , après cette déclaration, oserait encore résister à la souveraineté nationale.
Page 337 - Eo peuplant le bourg, j'y créais des nécessités nouvelles, inconnues jusqu'alors à ces pauvres gens. Le besoin engendrait l'industrie, l'industrie le commerce, le commerce un gain, le gain un bien-être, et le bien-être des idées utiles.
Page 2 - Dans les premiers jours de l'an VIII, au commencement de vendémiaire, ou, pour se conformer au calendrier actuel, vers la fin du mois de septembre 1799, une centaine de paysans et un assez grand nombre de bourgeois, partis le matin de Fougères pour se rendre à Mayenne, gravissaient la montagne de la Pèlerine, située à mi-chemin environ de Fougères à Ernée, petite ville où les voyageurs ont coutume de se reposer.
Page 53 - Soldats, quel que soit le rang que vous occupiez dans l'armée, la reconnaissance de la nation vous attend. Pour en être dignes, il faut braver l'intempérie des saisons, les glaces, les neiges, le froid excessif des nuits ; surprendre vos ennemis à la pointe du jour et exterminer ces misérables, le déshonneur du nom français. « Faites une campagne courte et bonne ; soyez inexorables pour les brigands, mais observez une discipline sévère.
Page 63 - Après avoir semé à pleines mains sans rien récolter, celle femme était restée vierge, mais irritée par une multitude de désirs trompés. Lassée d'une lutte sans adversaire, elle arrivait alors dans son désespoir à préférer le bien au mal quand il s'offrait comme une jouissance, le mal au bien quand il présentait quelque poésie, la misère à la médiocrité comme quelque chose de plus grand, l'avenir sombre et inconnu de la mort à une vie pauvre d'espérances ou même de souffrances.
Page 231 - ... habilement les passions des hommes ou des femmes comme des ressorts que l'on fait mouvoir au profit de l'Etat, mettre les rouages à leur place dans cette grande machine que nous appelons un gouvernement, et se plaire à y renfermer les plus indomptables sentiments comme des détentes que l'on s'amuse à surveiller, n'est-ce pas créer, et, comme Dieu, se placer au centre de l'univers ?... — Tu me permettras de préférer mon métier au tien 2058, répliqua sèchement le militaire.
Page 15 - Pèlerine, donnent en raccourci une fidèle image de la province et de ses habitants. Une imagination exercée peut, d'après ces détails, concevoir le théâtre et les instruments de la guerre ; là en étaient les éléments. Les haies si fleuries de ces belles vallées cachaient alors d'invisibles agresseurs. Chaque champ était alors une forteresse, chaque arbre méditait un piège, chaque vieux tronc de saule creux gardait un stratagème. Le lieu du combat était partout. Les fusils attendaient...

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