Histoire des révolutions du language en France

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1848
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Popular passages

Page 361 - Car la Poésie n'estoit au premier âge qu'une Théologie allegoricque, pour faire entrer au cerveau des hommes grossiers, par fables plaisantes et colorées, les secrets qu'ils ne pouvoient comprendre, quand trop ouvertement on descouvroit la vérité.
Page 425 - O bienheureux malheur, plein de tant d'avantage, Qu'il rende le vaincu des ans victorieux!
Page 425 - Le Ciel fut son désir, la Mer sa sépulture: Est-il plus beau dessein, ou plus riche tombeau?
Page 56 - Beatus vir, qui non abiit in consilio impiorum, et in via peccatorum non stetit, et in cathedra pestilentiae non sedit: 2.
Page 455 - MAROT, par son tour et par son style, semble avoir écrit depuis RONSARD : il n'ya guère entre ce premier et nous que la différence de quelques mots.
Page 361 - ... des instrumens, en faveur desquels il semble que la Poésie soit née, car la Poésie sans les instrumens, ou sans la grâce d'une seule ou plusieurs voix, n'est nullement agréable, non plus que les instrumens sans estre animez de la mélodie d'une plaisante voix.
Page 494 - Tantôt la plus claire du monde, Elle semble un miroir flottant, Et nous représente à l'instant Encore d'autres cieux sous l'onde. Le soleil s'y fait si bien voir, Y contemplant son beau visage, Qu'on est quelque temps à savoir Si c'est lui-même, ou son image, Et d'abord il semble à nos yeux Qu'il s'est laissé tomber des cieux.
Page 463 - ... par le mesme chemin que j'y estois allé ; et trouvay un petit cheval d'un soldat, sur lequel je montay comme je peus , aydé de ce gentil-homme ; et ainsi fus conduict à mon logis , là où je trouvay un chirurgien du régiment de monsieur de Goas , nommé maistre Simon , qui me pansa , et m'arracha les os des deux joues avec les doigts, si grands estoient les trous, et me coupa force chair du visage, qui estoit tout froissé. Monsieur de Gramond estoit sur une petite montagnolle tout...
Page 533 - D'un ris de sainct Medard il me fallut respondre. Je poursuis; mais, amy, laissons le discourir, Dire cent et cent fois : « II en faudrait mourir » ; Sa barbe pinçoter, cageoller la science, Relever ses cheveux, dire : « En ma conscience » ; Faire la belle main, mordre un bout de ses gants, Rire hors de propos, monstrer ses belles dents, Se carrer sur un pied, faire arser son espée, Et s'adoucir les yeux ainsi qu'une poupée, Cependant qu'en trois mots je te feray sçavoir Où premier à mon...
Page 464 - Et comme il faut de la rigueur (appellez la cruauté si vous voulez), aussi faut il de l'autre costé de la douceur, si vous voyez qu'on se rende de bonne heure à vostre mercy.

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