Poésies: Poeme de la religion, de la grace, odes sacrées

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F. Didot, 1853 - 436 pages
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Page 113 - ... l'aurore, admirable flambeau, Astre toujours le même, astre toujours nouveau, Par quel ordre, ô soleil, viens-tu du sein de l'onde Nous rendre les rayons de ta clarté féconde? Tous les jours je t'attends, tu reviens tous les jours : Est-ce moi qui t'appelle et qui règle ton cours ? Et toi, dont le courroux veut engloutir la terre, Mer terrible, en ton lit quelle main te resserre ? Pour forcer ta prison tu fais de vains efforts ; La rage de tes flots expire sur tes bords.
Page 55 - De l'absolu pouvoir vous ignorez l'ivresse, Et des lâches flatteurs la voix enchanteresse. Bientôt ils vous diront que les plus saintes lois , Maîtresses du vil peuple , obéissent aux rois ; Qu'un roi n'a d'autre frein que sa volonté même...
Page 113 - Contemple seulement l'arbre que je fais croître. Mon suc, dans la racine à peine répandu, Du tronc qui le reçoit à la branche est rendu; La feuille le demande, et la branche fidèle Prodigue de son bien, le partage avec elle. De l'éclat de ses fruits justement enchanté, Ne méprise jamais ces plantes sans beauté, Troupe obscure et timide, humble et faible vulgaire ; Si tu sais découvrir leur vertu salutaire, Elles pourront servir à prolonger les jours.
Page 366 - Il est dans tous les états de la vie et dans toutes les conditions; il vit partout, et il vit de tout; il vit de rien, il s'accommode des choses et de leur privation; il passe même dans le parti des gens qui lui font la guerre...
Page 309 - Il est toujours tout juste et tout bon; mais sa grâce Ne descend pas toujours avec même efficace; Après certains moments que perdent nos longueurs, Elle quitte ces traits qui pénètrent les cœurs; Le nôtre s'endurcit, la repousse...
Page 308 - D'un astre impérieux doit suivre les caprices, Et Delphes, malgré nous, conduit nos actions Au plus bizarre effet de ses prédictions? L'âme est donc tout esclave: une loi souveraine Vers le bien ou le mal incessamment l'entraîne; Et nous ne recevons ni crainte ni désir De cette liberté qui n'a rien à choisir, Attachés sans relâche à cet ordre sublime, Vertueux sans mérite...
Page 55 - JOAD. 0 mon fils, de ce nom j'ose encor vous nommer, Souffrez cette tendresse, et pardonnez aux larmes ' Que m'arrachent pour vous de trop justes alarmes. - Loin du trône nourri, de ce fatal honneur, Hélas ! vous ignorez le charme empoisonneur. De l'absolu pouvoir vous ignorez l'ivresse, Et des lâches flatteurs, la voix enchanteresse. Bientôt ils vous diront que les plus saintes...
Page 234 - Certainement rien ne nous heurte plus rudement que cette doctrine ; et cependant, sans ce mystère, le plus incompréhensible de tous, nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes. Le nœud de notre condition prend ses replis et ses tours dans cet abîme ; de sorte que l'homme est plus inconcevable sans ce mystère que ce mystère n'est inconcevable à l'homme.
Page 366 - Ceux qui écrivent contre la gloire veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit; et ceux qui le lisent veulent avoir la gloire de l'avoir lu; et moi qui écris ceci, j'ai peut-être cette envie ; et peut-être que ceux qui le liront l'auront aussi.
Page 112 - Oui , c'est un Dieu caché que le Dieu qu'il faut croire. Mais , tout caché qu'il est , pour révéler sa gloire , Quels témoins éclatants devant moi rassemblés ! Répondez , cieux et mers ; et vous , terre, parlez. Quel bras peut vous suspendre , innombrables étoiles ? Nuit brillante , dis-nous qui t'a donné tes voiles ? O cieux, que de grandeur, et quelle majesté ! J'y reconnais un maître à qui rien n'a coûté , Et qui dans nos déserts a semé la lumière , Ainsi que dans nos champs...

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