Oeuvres completes de Bossuet, évéque de Meaux: revues sur les manuscrits originaux, et les éditions les plus corrects, Volume 13

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J. A. Lebel, 1816
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Page 683 - ... l'ombre de la mort se présente; on commence à sentir l'approche du gouffre fatal. Mais il faut aller sur le bord, encore un pas. Déjà l'horreur trouble les sens; la tête tourne ; les yeux s'égarent : il faut marcher. On voudrait retourner en arrière ; plus de moyen : tout est tombé, tout est évanoui, tout est échappé.
Page 10 - Qu'est-ce que la vie dela cour? faire céder toutes ses passions au désir d'avancer sa fortune. Qu'est-ce que la vie de la cour? dissimuler tout ce qui déplaît, et souffrir tout ce qui offense, pour agréer à qui nous voulons. Qu'est-ce encore que la vie de la cour? étudier sans cesse la volonté d'autrui, et renoncer pour cela, s'il est nécessaire, à nos plus chères inclinations.
Page 683 - Et cependant on voit tomber derrière soi tout ce qu'on avait passé ; fracas effroyable, inévitable ruine ! On se console parce qu'on emporte quelques fleurs cueillies en passant, qu'on voit se faner entre ses mains du matin au soir, quelques fruits qu'on perd en les goûtant.
Page 682 - La vie humaine est semblable à un chemin dont l'issue est un précipice affreux : on nous en avertit dès le premier pas, mais la loi est prononcée, il faut avancer toujours. Je voudrais retourner sur mes pas : " Marche, marche !" Un poids invincible, une force invincible nous entraîne ; il faut sans cesse avancer vers le précipice.
Page 418 - On le veut baiser, il donne les lèvres ; on le veut lier, il présente les mains ; on le veut souffleter, il tend les joues; frapper à coups de bâton, il tend le dos; flageller inhumainement, il tend les épaules : on...
Page 419 - Mettez, voilà les épaules. — Donne, donne ta main, roi des Juifs, tiens ce roseau en forme de sceptre ! — La voilà, faites-en ce que vous voudrez.
Page 349 - N'importe , vous êtes des dieux, encore que vous mouriez, et votre autorité ne meurt pas; cet esprit de royauté passe tout entier à vos successeurs et imprime partout la même crainte , le même respect , la même vénération. L'homme meurt, il est vrai ; mais le roi, disons-nous , ne meurt jamais. L'image de Dieu est immortelle.
Page 418 - Cette face autrefois si majestueuse, qui ravissoit en admiration le ciel et la terre , il la présente droite et immobile aux crachats de cette canaille ; on lui arrache les cheveux et la barbe ; il ne dit mot , il ne souffle pas ; c'est une pauvre brebis (6) qui se laisse tondre.
Page 668 - ... il n'ya plus pour vous qu'un seul ennemi à redouter : vous-même, Sire, vous-même, vos victoires, votre propre gloire, cette puissance sans bornes si nécessaire à conduire un État, si dangereuse à se conduire soi-même; voilà le seul ennemi dont vous ayez à vous défier. Qui peut tout , ne peut pas assez; qui peut tout...
Page 256 - ... le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi , mais pour servir et donner sa vie, pour la rédemption de plusieurs.

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