Le vers français et les prosodies modernes

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Albert Fontemoing, 1898 - 226 pages
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Popular passages

Page 58 - Avant que tous les Grecs vous parlent par ma voix , Souffrez que j'ose ici me flatter de leur choix , Et qu'à vos yeux , seigneur, je montre quelque joie , De voir le fils d'Achille et le vainqueur de Troie. Oui , comme ses exploits...
Page 78 - L'imagination de la Rime est, entre toutes, la qualité qui constitue le poète. (...) Ceci va vous paraître étrange et n'est pourtant que strictement vrai : on n'entend dans un vers que le mot qui est à la rime, et ce mot est le seul qui travaille à produire l'effet voulu par le poète.
Page 18 - ... places, en sorte qu'un vers ne ressemble pas à l'autre, de ne pas toujours procéder par distiques, et de finir quelquefois le sens en faisant attendre la rime, comme dans cet endroit...
Page 98 - Donner aux auteurs de nouvelles rimes , ce serait leur donner de nouvelles pensées, car l'assujettissement à la rime fait que souvent on ne trouve dans la langue qu'un seul mot qui puisse finir un vers : on ne dit presque jamais ce qu'on .voulait dire ; on ne peut se servir du mot propre ; on est obligé de chercher une pensée pour la rime , parce qu'on ne peut trouver de rime pour exprimer ce qu'on pense.
Page 205 - Amour ! Amour ! quand tu nous tiens, On peut bien dire : Adieu prudence ! FABLE II.
Page 78 - ... approcher du tableau et le scruter attentivement, le peintre n'a représenté en effet ni le contour ni la structure des feuilles de hêtre ou de chêne ; c'est dans notre esprit que se peint cette image, parce que le peintre l'a voulu. Ainsi le poète...
Page 27 - Prenez garde, seigneur : vos invincibles mains Ont de monstres sans nombre affranchi les humains ; Mais tout n'est pas détruit, et vous en laissez vivre Un...
Page 25 - J'ay esté d'opinion, en ma jeunesse, que les vers qui enjambent l'un sur l'autre, n'estoient pas bons en nostre poésie ; toutefois j'ay cognu depuis le contraire par la lecture des bons autheurs Grecs et Romains, comme : Lavinia venit Littora.
Page 18 - Le vers brisé est en particulier un besoin du drame ; du moment où le naturel s'est fait jour dans le langage théâtral, il lui a fallu un vers qui pût se parler. Le vers brisé est admirablement fait pour recevoir la dose de prose que la poésie dramatique doit admettre...
Page 20 - L'hémistiche est toujours à la moitié du vers ; la césure qui rompt le vers est partout où elle coupe la phrase. Tiens, le voilà, marchons, il est à nous, viens, frappe. Presque chaque mot est une césure dans ce vers.

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