Mémoires philosophiques du Baron de ***, ou l'adepte du philosophisme ramené a la religione catholique, par gradation, et au moyen d'argumens, de faits et de preuves sans replique

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J.M. Boursy, 1823 - 384 pages
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Page 273 - C'est à elle qu'on montre les grands mystères purs et la naissance même du Jour et de la Nuit. Car elle a des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre et une bouche qui est pour ne pas parler.
Page 332 - ... la dernière évidence, que, puisque nous n'avons aucune idée ou notion de la matière, que comme de quelque chose dans quoi subsistent plusieurs qualités sensibles qui frappent nos sens : nous n'avons pas plutôt supposé un sujet, dans lequel existe la pensée , la connaissance , le doute et la puissance de mouvoir, etc.
Page 127 - Je ne voudrais pas avoir affaire à un prince athée, qui trouverait son intérêt à me faire piler dans un mortier : je suis bien sûr que je serais pilé. Je ne voudrais pas, si j'étais souverain, avoir affaire à des courtisans athées, dont l'intérêt serait de m'empoisonner: il me faudrait prendre au hasard du contre-poison tous les jours. Il est donc absolument nécessaire pour les princes et pour les peuples, que l'idée d'un Être suprême, créateur, gouverneur, rémunérateur et vengeur,...
Page 132 - Chose admirable ! la religion chrétienne, qui ne semble avoir d'objet que la félicité de l'autre vie, fait encore notre bonheur dans celle-ci.
Page 180 - On a beau vouloir établir la vertu par la raison seule, quelle solide base peut-on lui donner? La vertu, disent-ils, est l'amour de l'ordre. Mais cet amour peut-il donc et doit-il l'emporter en moi sur celui de mon bienêtre? Qu'ils me donnent une raison claire et suffisante pour le préférer.
Page 377 - ... effroyable où je ne suis plus ! et que j'occupe peu de place dans cet abîme immense du temps! Je ne suis rien; un si petit intervalle n'est pas capable de me distinguer du néant ; on ne m'a envoyé que pour faire nombre ; encore n'avait-on que faire de moi, et la pièce n'en aurait pas été moins jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre.
Page 295 - ... et le médiateur, un grand juge : une telle religion ne doit point avoir de crimes inexpiables ; mais , quoiqu'elle donne des craintes et des...
Page 377 - Dieu! encore une fois, qu'est-ce que de nous? Si je jette la vue devant moi, quel espace infini où je ne suis pas! si je la retourne en arrière, quelle suite effroyable où je ne suis plus ! et que j'occupe peu de place dans cet abîme immense du temps! Je ne suis rien; un si petit intervalle n'est pas capable de me distinguer du néant ; on ne m'a envoyé que pour faire nombre...
Page 126 - ... calomniateur, brigand, sanguinaire, raisonne et agit conséquemment, s'il est sûr de l'impunité de la part des hommes. Car s'il n'ya point de Dieu, ce monstre est son Dieu à luimême; il s'immole tout ce qu'il désire, ou tout ce qui lui fait obstacle. Les prières les plus tendres, les meilleurs raisonnemens, ne peuvent pas plus sur lui que sur un loup affamé de carnage.
Page 376 - Avec le sentiment de la Divinité, tout est grand, noble, beau, invincible dans la vie la plus étroite; sans lui, tout est faible, déplaisant et amer, au sein même des grandeurs. Ce fut lui qui donna l'empire à Sparte et -à Rome, en montrant à leurs habitants vertueux et pauvres les dieux pour protecteurs et pour concitoyens.

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