Le théâtre des grecs, Volume 4

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Cussac, 1820
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Page 121 - J'aurais trouvé ton testament tout fait, Ton petit-fils pourvu, ton bâtiment parfait. Ne te donna-t-on pas des avis, quand la cause Du marcher et du mouvement, Quand les esprits, le sentiment, Quand tout faillit en toi? Plus de goût, plus d'ouïe; Toute chose pour toi semble être évanouie ; Pour toi l'astre du jour prend des soins superflus : Tu regrettes des biens qui ne te touchent plus.
Page 187 - Je reconnais l'habit grec, cet habit qui m'est encore si cher. Oh! qu'il me tarde d'entendre ta voix, et de trouver sur tes lèvres cette langue que j'ai apprise dès l'enfance, et que je ne puis plus parler à personne depuis si longtemps dans cette solitude!
Page 122 - D'être heureux, en naissant, l'homme apporte l'envie ; Mais il n'est point, crois-moi, de bonheur dans la vie. Il lui faut, d'âge en âge, en changeant de malheur, Payer le long tribut qu'il doit à la douleur...
Page 89 - Mon sort! je le préfère A l'hymen le plus doux , au trône de mon frère. Hélas ! c'est à mon bras que le vôtre eut recours. Si mon sexe trop faible a borné mes secours, Par ma tendresse au moins j'ai calmé vos alarmes ; J'ai soutenu vos pas , j'ai recueilli vos larmes. Hélas! pour vous nourrir, j'ai souvent mendié Les refus insultans d'une avare pitié.
Page 394 - Le soleil voit par eux ses maisons occupées; Sans en être chassés ils les ont usurpées. Ces vaincus, qui m'ont fait si célèbre aux neveux. Ont au ciel devant moi la place que j'y veux; Junon, dont le courroux ne peut encor s'éteindre, En a peuplé le ciel pour me le faire craindre : Mais , qu'il en soit rempli de l'un à l'autre bout , Leurs efforts seront vains , ce bras forcera tout.
Page 417 - Je n'ai point imploré ta puissance immortelle; Avare du secours que j'attends de tes soins, Mes vœux t'ont réservé pour de plus grands besoins : Je t'implore aujourd'hui. Venge un malheureux père : J'abandonne ce traître à toute ta colère; Étouffe dans son sang ses désirs effrontés.
Page 200 - O mon fils, je te conjure par les mânes de ton père, par ta mère, par tout ce que tu as de plus cher sur la terre, de ne me laisser pas seul dans ces maux que tu vois. Je n'ignore pas combien je te serai à charge; mais il y aurait de la honte à m'abandonner : jette-moi à la proue, à la poupe, dans la sentine même, partout où je t'incommoderai le moins.
Page 341 - Enfin j'ouvre les yeux, et je me fais justice. C'est faire à vos beautés un triste sacrifice, Que de vous présenter, Madame, avec ma foi. Tout l'âge et le malheur que je traîne avec moi. Jusqu'ici la fortune et la victoire mêmes Cachaient mes cheveux blancs sous trente diadèmes.
Page 276 - Mais il me reste un fils. Vous saurez quelque jour, Madame, pour un fils jusqu'où va notre amour; Mais vous ne saurez pas, du moins je le souhaite, En quel trouble mortel son intérêt nous jette, Lorsque de tant de biens qui pouvaient nous flatter, C'est le seul qui nous reste, et qu'on veut nous l'ôter.
Page 262 - Après avoir entendu ces paroles, je m'écriai : « O heureux jour, douce lumière, tu te montres enfin après tant d'années! Je t'obéis, je pars après avoir salué ces lieux. Adieu, cher antre. Adieu, nymphes de ces prés humides. Je n'entendrai plus le bruit sourd des vagues de cette mer. Adieu, rivage où tant de fois j'ai souffert les injures de l'air. Adieu, promontoire, où Écho répéta tant de fois mes gémissements.

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