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19. Hérode l'ayant fait chercher, et ne l'ayant point trouvé, fit donner la question aux gardes et commanda de les mener an supplice; puis il descendit de Jérusalem à Césarée, où il séjourna....... (1)

II. Etat actuel.

L'église, qui a été bâtie en cet endroit, n'offre rien d'intéressant par rapport à l'architecture. Elle est petite et n'a qu'un seul autel.

III. Visite.

La première chose, qui mérite d'attirer l'attention du visiteur, est le

Tableau du fond. HISTORIQUE. Ce tableau, qui est certainement d'une haute antiquité, passe généralement pour avoir été peint par S. Luc. Il est enfermé dans un cadre d'argent et abrité par une vitre.

ETAT ACTUEL.

- Il se trouve placé au-dessus de l'autel et

est à bon droit respecté de tous.

-HIS

On montre aussi, contre la paroi S. de l'église, l' Endroit du Baptême de la Vierge Immaculée. TORIQUE. D'après les Syriens, ce serait là que la Très-Ste Vierge aurait été baptisée.

ETAT ACTUEL. Le Lieu du baptême de la Ste Vierge est occupé aujourd'hui par un petit meuble surmonté d'un dais, et placé presqu'en face de la porte d'entrée. Il a un peu la forme d'un autel.

A la sortie du couvent des Syriens, il faut retourner sur ses pas jusqu'à la première rue, qu'on laisse à droite, pour se diriger au N. et l'on passe, à gauche, après environ 30 mèt. de marche, devant l'hôpital anglais où l'on travaille à protestantiser les Juifs; on laisse ensuite une rue à gauche, on passe sous une voûte, dont une des parties est appelée l'arc de S. Pierre, (cantarat mar-Botros) et l'on arrive dans une

Rue transversale. — HISTORIQUE. Non loin de là existait une église dédiée à S. Pierre, dans laquelle on montrait (au moyen âge) la prison où le S. Apôtre avait été mis et retenu par ordre d'Hérode-Agrippa. Jean de Wirzburg, qui visitait

(1) Afin, comme le rapporte l'historien Josèphe, de célébrer des jeux en l'honneur de l'empereur Claude.

les Lieux-Sts en 1165, dit y avoir offert le St Sacrifice de la Messe.

A droite, au bout de la rue transversale, se trouve un arc en grosses pierres, que l'on croit occuper l'emplacement de la

Porte de Génath.

HISTORIQUE. Cette porte faisait autrefois partie de la première enceinte de la ville, et c'est de là aussi que partait la seconde muraille, par laquelle les Rois de Juda agrandirent Jérusalem (1).

De là, on retourne sur ses pas jusqu'à la première rue à gauche (Cantarat mar-Botros) pour passer, du même côté, à 80 mèt. au-delà, devant une maison occupée par les Maronites, Une vingtaine de mètres plus loin, on tourne à droite, et l'on descend vers le N. un escalier pour traverser un premier bazar (2) qui va de l'E. à l'O.; puis on rentre immédiatement dans un autre qui se dirige du S. au N. On parcourt celui-ci sur une distance de 28 mèt., et on laisse, à droite, une

Eglise des Grecs non-unis, dédiée à S.-Jean-Baptiste. ETAT ACTUEL. Cette église n'a rien de remarquable quant à sa construction. Si on la visite, c'est avec la pensée d'y vénérer, (opinion grecque) une partie du Crâne du S.

Précurseur.

En quittant l'église, on tourne à droite. Après un parcours de 90 mètres, on laisse à gauche une rue montante, et 10 mèt. au-delà, on aperçoit, à droite, la petite rue voûtée qui descend vers le St-Sépulcre.

Retour à Casa-Nova. - Pour l'indication du chemin, voir p. 294, fin de la visite du St-Sépulcre,

(1) Flav. Jos. G. 1. V, 13.

(2) Les bazars sont des rues bordées de boutiques.

FIN DE LA SECONDE SORTIE.

3 me SORTIE.

PARTIE SUPÉRIEURE DE LA VALLÉE DE JOSAPHAT ET MONT DES OLIVIERS.

Renseignements. HEURE DU DÉPART. Cette sortie ou excursion doit se faire de bon matin, afin de pouvoir visiter le Tombeau de la Ste-Vierge dans l'église de l'Assomption. Cette église se ferme ordinairement entre 8 et 9 heures du matin, et ne s'ouvre que vers le coucher du soleil.

BOUGIE. - Le pèlerin fera bien de se munir d'allumettes et d'une bougie pour visiter le Tombeau dit des Prophètes. - Il sera bon d'avoir sur soi une pièce de 0,50 c. pour donner un bakchiche au mahométan qui ouvre la mosquée renfermant le lieu de l'Ascension.

ВАКСНІСНЕ.

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Ce mahométan est assez complaisant pour les Pèlerins. S'il ne vient pas en personne pour ouvrir la mosquée, il donne, sans difficulté, la clef de la porte.

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SOMMAIRE.

--

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Eglise de Ste-
Birket

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Monument funèbre d'Alexandre Janneus. Anne. Piscine Probatique. Porte de S. Etienne. Sitti-Mâriam.-Vallée de Josaphat.- Lapidation de S. Etienne. - Torrent de Cédron. Basilique de l'Assomption. - Grotte de l'Agonie. Jardin de Gethsemani. - Endroit où les Apôtres se sont endormis. Endroit où Judas donna le baiser à N.-S.; où Pierre coupa l'oreille à Malchus et où N.-S. fut garrotté.Rocher sur lequel la Ste-Vierge laissa tomber sa ceinture en faveur de S. Thomas. Endroit où l'ange Gabriel annonça à la Mère de Dieu le moment de sa mort. Viri Galilæi. Etablissement russe. Zéitoun. Ascension. Minaret. Grotte de Ste Pélagie.- Bethphagé.-Le Pater.- Le Credo.Endroit où N.-S. pleura sur Jérusalem. Tombeau dit des Prophètes.

Départ à pied ou à cheval.

Indications. (Pour la description du chemin jusqu'à l'emplacement de la Scala santa, voir la 1re sortie, p. 197—213). A environ 60 mèt. au-delà de l'emplacement de la Scala santa, on passe sous une voûte qui est au-dessus de la rue, et on remarque, à gauche, le reste du

Monument funèbre d'Alexandre Janneus. OPINION. Plusieurs voient là, mais à tort, les restes d'une des quatre tours qui faisaient partie de la Tour Antonia. Il est à présumer que c'est une partie du monument funèbre d'Alexandre Janneus (Jannée).

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ETAT ACTUEL. On y voit les ruines d'une vieille construc@tion faite de grosses pierres frustes à bossage.

A 100 mèt. plus loin, dans la même rue, à gauche, on arrive devant la porte de la cour qui précède l'

ÉGLISE DE STE ANNE.

1. Historique.

Dès les premiers temps du christianisme, de pieux fidèles révérèrent la vénérable Maison de Ste Anne et de S. Joachim où, dit-on, fut conçue et naquit l'Immaculée Marie, Mère du Verbe incarné. Transformée en sanctuaire, cette habitation reçut des décorations en rapport avec le goût du temps, et fut d'abord desservie par les solitaires du Carmel. Ste Hélène la restaura au commencement du IVe siècle (1). Antonin la visita vers l'an 570, et l'appelle Basilique de Ste Marie. Mais il n'est guère probable que Chosroès, qui détruisit toutes les églises de la Palestine en 614, n'ait pas fait sentir à celle-ci les coups de son impitoyable marteau. Reconstruite très probablement par l'empereur Justinien, tout porte à croire qu'elle fut alors dédiée à Ste Anne, l'auguste mère de la Mère du Sauveur. Elle fut plus tard agrandie, quand elle passa entre les mains des Latins. Au commencement de ce règne nouveau, ce vénérable sanctuaire n'était habité que par trois ou quatre religieuses; mais, lorsque la reine Arda, femme de Baudouin 1, y eut pris le voile, le monastère prit de plus larges proportions, et Ste-Anne devint une riche Abbaye (2).

«

(1) «Paléonide, dans le livre IV de l'antiquité de l'ordre des Carmes << atteste que les Religieux de cet ordre le (monastère) bâtirent, bien avant que Ste Hélène parut au monde. Il dit que cette princesse le répara. Voir Tobler, Topographie von Jerusalem und seinen Umgebungen, erstes Buch, p. 429. Le constructeur et l'époque de la construction de cette église nous sont inconnus. Les archives de l'Orient Latin mentionnent un couvent construit par les Arsacides, (famille royale arménienne) situé << vers «la Ste Piscine des Brebis» (t. 2. p. 396).

(2) M. de Vogüé, les Eglises de la Terre-Sainte p. 242.

Vers 1144, la fille de Baudouin II, Judith ou Ivette y prit aussi le voile et y résida jusqu'au moment où sa sœur Mélissende, épouse de Foulques, fonda à Béthanie un autre monastère dont Ivette devint la supérieure. La communauté de Ste-Anne était devenue très puissante, au rapport de Jean de Wirzburg qui admira le nombre et la dévotion de ces religieuses. Mais lors de l'expulsion des Croisés de Jérusalem, en 1187, ces saintes filles furent obligées de sortir de leur monastère; et c'est alors que Salahh ed-Dîne transforma Ste-Anne en une école pour les docteurs de l'Islamisme qui professent le rit d'Abou-abd-Allah-Mohammad, fils d'Edris el-Chafeï, et y attacha de grands revenus. Cet établissement prit alors le nom de Salahhîeh. Au XVe siècle, l'école ayant été abandonnée, les murs du couvent tombèrent; mais l'église resta toujours debout. En 1842, Tayar, Pacha de Jérusalem, voulut convertir en minaret le clocher de cette église, mais le travail resta inachevé; on en voit encore un tronçon à l'angle S-0.

Se fondant sur la construction commencée de ce minaret, les Musulmans prétendaient que l'église de Ste-Anne était une mosquée, d'autant plus que le pacha avait eu soin d'y pratiquer un mihhrab. A partir de cette époque, l'accès de ce sanctuaire devint beaucoup plus difficile qu'auparavant; les Pères de Terre-Sainte, qui désiraient y célébrer la Ste Messe aux jours des fêtes principales de la Ste Vierge, étaient obligés de doubler le bakchiche. Mais après la guerre de Crimée (1856), Abdul-Medjid, empereur ottoman, donna à la France l'église et le terrain environnant. La France fit restaurer l'église, construisit à proximité un magnifique établissement, et en fit don à son Eminence le Cardinal Lavigerie, fondateur des Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique. Son Eminence y a fondé un couvent pour les religieux de sa congrégation, ainsi qu'un séminaire où les jeunes gens, qui se destinent au sacerdoce grec-uni, reçoivent gratuitement l'éducation ecclésiastique. Ce bel établissement est dirigé par ces mêmes religieux, appelés Pères Blancs, à cause de la couleur de leur costume.

II. Etat actuel.

L'église de Ste-Anne, isolée de toutes parts, est orientée de l'E. à l'O. Elle a été restaurée de la manière la plus intelligente par M. Mauss, architecte de marque: cette restau

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