L'éducation des femmes par les femmes: études et portraits

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Librairie Hachette et cie, 1887 - 360 pages
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Page 117 - Je ne puis vous dire l'excès de l'agrément de cette pièce : c'est une chose qui n'est pas aisée à représenter, et qui ne sera jamais imitée; c'est un rapport de la musique, des vers, des chants, des personnes, si parfait et si complet, qu'on n'y souhaite rien.
Page 243 - ... et peut braver le jugement public ; mais la femme^ en bien faisant, n'a fait que la moitié de sa tâche, et ce que l'on pense d'elle ne lui importe pas moins que ce qu'elle est en effet.
Page 223 - Leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d'eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce : voilà les devoirs des femmes dans tous les temps, et ce qu'on doit leur apprendre dès leur enfance. Tant qu'on ne remontera pas à ce principe, on s'écartera du but, et tous les préceptes qu'on leur donnera ne serviront de rien pour leur bonheur ni pour le nôtre.
Page 65 - Je ne puis, madame, vous parler sur vos défauts que douteusement, et presque au hasard. Vous n'avez jamais agi de suite avec moi , et je compte pour peu ce que les autres m'ont dit de vous. Mais n'importe; je vous dirai ce que je pense, et Dieu vous en fera faire l'usage qu'il lui plaira. Vous êtes ingénue et naturelle : de là vient que vous faites...
Page 241 - Ce spectacle ne fait point rire Sophie; il la touche, il est respectable. Femme, honore ton chef; c'est lui qui travaille pour toi, qui te gagne ton pain, qui te nourrit: voilà l'homme.
Page 96 - duc assez malhonnête homme, et fort gueux. Ce « seroit une source d'embarras et de déplaisirs qu'il « seroit imprudent de s'attirer; j'en ai déjà assez (') « dans une condition singulière et enviée de tout le « monde, sans aller en chercher dans un état qui « fait le malheur des trois quarts du genre hu
Page 34 - Il faut avouer que de toutes les peines de l'éducation, aucune n'est comparable à celle d'élever des enfants qui manquent de sensibilité. Les naturels vifs et sensibles sont capables de terribles égarements; les passions et la présomption les entraînent; mais aussi ils ont de grandes ressources, et reviennent souvent de loin; l'instruction est en eux un germe caché qui pousse, et qui fructifie quelquefois, quand l'expérience vient au secours de la raison et que les passions s'attiédissent...
Page 48 - ... d'un seul regard elle se fait entendre, et on craint de lui déplaire ; elle donne des ordres précis ; elle n'ordonne que ce qu'on peut exécuter; elle reprend avec bonté, et, en reprenant, elle encourage.
Page xix - Il ya de certaines choses qu'on n'entend jamais, quand on ne les entend pas d'abord : on ne fait point entrer certains esprits durs et farouches dans le charme et dans la facilité des ballets de Benserade et des fables de La Fontaine : cette porte leur est fermée, et la mienne aussi...
Page 223 - ... jardins, sont à préférer à la maison paternelle, où une fille, délicatement nourrie, toujours flattée ou tancée, toujours assise sous les yeux de sa mère dans une chambre bien close, n'ose se lever, ni marcher, ni parler, ni souffler, et n'a pas un moment de liberté pour jouer, sauter, courir, crier, se livrer à la pétulance naturelle à son âge : toujours ou relâchement dangereux ou sévérité mal entendue; jamais rien selon la raison.

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