Oeuvres complètes, Volume 24

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L. Conard, 1910
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Popular passages

Page 652 - Il ya en moi, littérairement parlant, deux, bonshommes distincts, un qui est épris de gueulades, de lyrisme, de grands vols d'aigle, de toutes les sonorités de la phrase et des sommets de l'idée ; un autre qui fouille et creuse le vrai tant qu'il peut, qui aime à accuser le petit fait aussi puissamment que le grand, qui voudrait vous faire sentir presque matériellement les choses qu'il reproduit.
Page 200 - J'ai envie de voler, de nager,, d'aboyer, de beugler, de hurler. Je voudrais avoir des ailes, une carapace, une écorce, souffler de la fumée, porter une trompe, tordre mon corps, me diviser partout, être en tout, m'émaner avec les odeurs, me développer comme les plantes, couler comme l'eau, vibrer comme le son, briller comme la lumière, me blottir sous toutes les formes, pénétrer chaque atome, descendre jusqu'au fond de la matière, — être la matière...
Page 36 - Toutes celles que tuas rencontrées, depuis la fille des carrefours chantant sous sa lanterne jusqu'à la patricienne effeuillant des rosés du haut de sa litière, toutes les formes entrevues, toutes les imaginations de ton désir, demande-les! Je ne suis pas une femme, je suis un monde.
Page 186 - C'est une tête de mort, avec une couronne de rosés. Elle domine un torse de femme d'une blancheur nacrée. En dessous, un linceul étoile de points d'or fait comme une queue; — et tout le corps ondule, à la manière d'un ver gigantesque qui se tiendrait debout.
Page 576 - Mes larmes, à la longue, ont fait deux petits trous dans la mosaïque, comme des flaques d'eau de mer dans les rochers, car, je t'aime ! Oh ! oui ! beaucoup ! Elle lui prend la barbe. Ris donc , bel ermite ! ris donc ! Je suis très gaie, tu verras! Je pince de la lyre, je danse comme une abeille, et je sais une foule d'histoires à raconter, toutes plus divertissantes les unes que les autres.
Page 176 - Les choses ne t'arrivent que par l'intermédiaire de ton. esprit. Tel qu'un miroir concave, il déforme les objets, et tout moyen te manque pour en vérifier l'exactitude. Jamais tu ne connaîtras l'univers dans sa pleine étendue ; par conséquent, tu ne peux te faire une idée de sa cause, avoir une notion juste de Dieu, ni même dire que l'univers est infini.
Page 592 - J'ai besoin d'aboyer, de beugler, de hurler! je voudrais vivre dans un antre, souffler de la fumée, porter une trompe, tordre mon corps, — et me diviser partout, être en tout, m'émaner avec les odeurs, me développer comme les plantes, vibrer comme le son, briller comme la lumière, me blottir sous les formes, pénétrer chaque atome, circuler dans la matière, être matière moi-même pour savoir ce qu'elle pense!
Page 49 - Le secret que tu voudrais tenir est gardé par des sages. Ils vivent dans un pays lointain, assis sous des arbres gigantesques, vêtus de blanc et calmes comme des Dieux. Un air chaud les nourrit. Des léopards tout à l'entour marchent sur des gazons. Le murmure des sources avec le hennissement des licornes se mêlent à leurs voix. Tu les écouteras ; et la face de l'Inconnu se dévoilera ! ANTOINE soupirant : La route est longue, et je suis vieux ! HILARION Oh ! oh ! les hommes savants ne sont...
Page 640 - Si quelqu'un vient à moi, et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple (4).
Page 187 - II doit y avoir, quelque part, des figures primordiales, dont les corps ne sont que les images. Si on pouvait les voir on connaîtrait le lien de la matière et de la pensée, en quoi l'Être consiste!

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